Claque n°2 : quand tu réalises que tu n’auras jamais ta place dans le « monde d’après »

J’ai tendance à m’identifier comme une personne relativement optimiste, sur tous les plans. Les expériences, par exemple, quelles qu’elles soient, sont pour moi des occasions d’apprendre, et jamais des échecs. Un échec professionnel n’en est pas un, par exemple; c’est simplement un exercice de plus pour mieux avancer sur le chemin de la vie.

Une mauvaise rencontre, une rupture amoureuse, aussi douloureuses puissent-elles être, nous enseignent et nous permettent d’évoluer.

Sur le plan de la société, j’ai également tendance à être positive et pleine d’espoir. Je préfère me concentrer sur les avancées qui ont été réalisées en matière d’égalité, de parité, plutôt que d’être dans la méfiance constante, d’un complot raciste par exemple. Alors, certes, je suis une femme noire qui voit clairement les effets de ce double « handicap » (femme + noire) sur mon parcours, sur mes barrières mentales et mes limites, mais tout de même, je reste optimiste.

Idem sur le plan humain. J’ai tendance à louer de bonnes intentions à toutes les initiatives qui œuvrent pour un meilleur cadre de vie, un monde meilleur, plus sain. Si les intentions sont bonnes, alors elles valent la peine d’être mises en avant, d’être supportées, et ce, même s’il y a quelques écarts, quelques malaises parfois dans certains discours. L’idée globale est bonne, alors oublions le reste.

C’est cette philosophie, cet état d’esprit qui me permet de rester motivée, de ne pas baisser les bras.

Pourtant, aujourd’hui, j’en veux terriblement à mon esprit trop optimiste, trop naïf.

Je ne suis pas optimiste, je suis aveugle.

Aveuglée par un système qui m’a forcé à arrondir mes angles pour rentrer dans le moule.

Aveuglée par un système qui m’a fait oublier qui j’étais, et d’où je viens.

Aveuglée par un système qui m’a fait minimiser et taire mes blessures, celle de mes ancêtres.

Je me suis éloignée de mon histoire

Fin mai, la France commémorait l’abolition de l’esclavage; le 22 mai en Martinique, et le 27 mai en Guadeloupe. Cette date, je la connaissais, mais je n’ai jamais participé aux commémorations. Pourquoi ?

Parce que j’ai toujours ressenti un malaise, un mal-être. Je ne me suis jamais associée aux commémorations de l’abolition de l’esclavage car cela en revenait à faire face à une histoire, à un passé peu glorieux.

L’histoire de mes ancêtres, une blessure tranchante, une plaie encore ouverte mais que j’ai tenté de cacher par de nombreux artifices. Esthétiques d’abord, à travers les défrisages et autres; géographiquement ensuite, en préférant voyager dans tous les pays plutôt qu’aux Antilles, d’où je suis originaire. Et socialement, enfin, en m’éloignant le plus possible des miens, et de tout ce qui traitait de l’histoire de l’esclavage, de l’Afrique.

Je me sens coupable de ça. Même si, au fond, je sais que je ne suis pas entièrement responsable de cet effacement.

L’histoire a été écrite par les vainqueurs. Ceux qui ont terrassé et exploité tout un peuple pour asseoir leur domination et leur oppression. Mes ancêtres font partie du peuple vaincu, du peuple esclave. Tout ce qu’il reste de ce peuple, c’est la version écrite par les vainqueurs. Un vainqueur va-t-il tarir d’éloge celui qu’il a sauvagement terrassé, froidement et injustement ? Non.

Dans l’histoire, ils sont les perdants, les moins-que-rien. Ils ont disparu des livres d’école, leurs victoires ont été effacées, leurs mémoires, leur richesse… Ils ont disparu, tout court.

Alors j’ai joué le jeu, j’ai oublié, aussi. Je n’ai pas cherché, je ne me suis pas renseignée et j’ai arrondi les angles.

Je me suis tue pour trouver ma place dans le système

Pour arrondir les angles, il fallait aussi que je me taise, que je ne fasse pas trop de vagues. J’ai été docile, j’ai fait semblant de ne pas voir les actes racistes qui se déroulaient sous mon nez, prétextant la naïveté, l’insouciance des autres. « Ce n’est pas de leur faute », « Je sais qu’il.elle n’est pas raciste, c’était pour rire ». J’ai ri aux blagues douteuses, j’ai ri jaune, certes, mais j’ai ri.

Je ne voulais surtout pas être le stéréotype de la « noire énervée », celle qu’on portrait dans les médias, qui vocifère pour un rien, qui hurle avec de grands yeux. C’est cette image qui a été imprimée dans mon esprit. Une femme noire qui s’énerve n’est pas crédible.

Alors je me suis tue, au point où je me suis sentie invisible. Ou je me sens encore invisible.

Quelle est ma place ?

Auprès de tous ces blancs dans mon open-space, dont « l’insouciance » et la « naïveté » ré-ouvrent mes blessures ancestrales chaque jour ? Dont les privilèges m’écrasent, m’annihilent ?

Auprès de cet homme blanc qui a choisi de sortir avec moi pour mon côté « exotique » ?

Finalement, j’ai cherché ma place ailleurs qu’auprès des êtres humains. Si je n’avais plus foi en eux, je pouvais au moins avoir foi en la Terre, aux autres êtres vivants qui sont eux aussi opprimés, oppressés. Je me sentais alors proche des souffrances de la Terre Mère. Je pensais avoir enfin trouvé ma place.

Ma place dans le « monde d’après »

Alors je me suis lancée corps et âme dans la cause environnementale. « Corps », à travers des actions militantes, la création d’une association, et « âme » car j’ai fait confiance à tous ceux qui portaient les mêmes valeurs que moi.

J’ai cru, en rejoignant les acteurs de la cause environnementale en France, que j’y aurai ma place, et que je ne serai plus invisibilisée, car leurs intentions étaient bienveillantes, inclusives.

Même en étant la seule femme noire à participer à leurs conférences, même en ne voyant aucune personne racisée s’emparer du micro dans leurs prises de parole, j’ai cru être au bon endroit.

Pire, dans mes questionnements, je reprochais ce manque de diversité dans les mouvements écologistes aux personnes racisées, et non aux personnes blanches monopolisant l’espace public.

Pourquoi suis-je la seule à prendre part au mouvement ? Ne voient-ils pas qu’ils seront les premiers concernés par le réchauffement climatique ? Les populations du Sud; noires, asiatiques, arabes, hispaniques… Où sont-elles ?

Et, dans une énième et dernière désillusion, mon passé est revenu à moi. La réalité implacable, la fameuse claque dont on ne se remet jamais vraiment.

Si la cause environnementale est et doit être la priorité de tous, en France, je n’y ai tout de même pas ma place, non plus. Moi, femme noire, je n’ai pas ma place dans un mouvement qui pourtant devrait me concerner en premier lieu.

Là aussi, les vainqueurs ont pris soin de nous invisibiliser. Le racisme systémique est partout. Indolore, incolore, inconscient.

Les luttes écologistes et sociales que mènent les habitants des départements d’Outre-Mer, par exemple, ne sont pas relayées par ces mouvements, comme si elles n’avaient pas autant d’importance. Les militants non-blancs ne sont pas invités à prendre la parole, car ils gênent, ils tachent l’image lisse, blanche et pure, celle qui passe bien dans les médias.

Sans s’en rendre compte, les mouvements écologistes en France participent activement au racisme systémique qui gangrène la société depuis l’ère de mes ancêtres.

La claque qui secoue, qui réveille d’une léthargie

Tout ce que j’avais tenté d’occulter durant la majeure partie de ma vie m’est revenue en pleine face. J’avais beau faire bonne figure, me fondre dans le moule, être docile, je restais ni plus ni moins qu’une femme noire, au milieu d’un monde d’hommes blancs.

Alors enfin, j’ai compris.

A la lumière des évènements qui bousculent nos sociétés aujourd’hui, il faut en finir avec l’optimisme. Nous devons tous accepter d’avoir des discussions désagréables, de mettre le nez dans le cambouis. Noir ou blanc, nous devons faire face à notre passé.

Et cela implique de laisser parler le peuple blessé, invisibilisé. Enfin.

Les blancs doivent comprendre leurs privilèges, et admettre qu’ils bénéficient d’un système qui tue à petit-feu les peuples racisés. Il faut qu’ils entendent nos souffrances, nos revendications.

En ce qui me concerne, je dois arrêter de chercher ma place dans un monde qui n’est pas le mien. Tu ne trouveras jamais ta place si tu n’es pas dans la bonne salle de cinéma, dans le bon film.

Ma place, je dois la créer, avec mes armes, celles de la connaissance, de la confiance en soi et en son histoire. Et il y a de quoi être fière.

Car, quand je cherche l’autre version de l’histoire, celle que les vainqueurs ont tenté de me cacher, je réalise à quel point mes ancêtres n’étaient pas des perdants, des moins-que-rien. Mes ancêtres africains ont été riches, puissants, courageux. Leur règne a duré des milliers d’années, bien plus longtemps que n’a duré leur chute.

Ils ont été les premiers hommes sur Terre. Ils ont inventé le feu, les outils, l’art. Ils ont été des explorateurs. Aujourd’hui, ils sont des inventeurs, des artistes, des scientifiques, des écrivains, des présidents… Malgré les persécutions, les harcèlements, les barrières, la communauté noire a toujours su se relever, faire face, à contre-courant.

C’est à ça que je dois m’accrocher, c’est à ça que nous devons tous, personnes racisées, nous accrocher pour enfin avoir notre place dans ce fameux « monde d’après ».

En cette période de confinement, arrêtons de culpabiliser!

Temps de lecture : 8 minutes

A l’heure où je vous écris ces lignes, il est 6h30 du matin, les oiseaux profitent du silence offert par l’absence d’activité humaine pour chanter à tue-tête, et je poursuis sans discontinuer l’errance d’une vie en confinement. Je viens en effet de passer une nuit blanche, à me torturer l’esprit sur ce que j’aurai dû faire dans la journée, sur ce que je devrais faire le lendemain, au rôle qu’on aura à jouer pour le monde d’après, ou encore à remettre en question mes choix professionnels.

Une bonne partie de la nuit aura également été consacrée à scruter l’écran de mon smartphone à l’affut des moindres informations liées à cette sale bête de Covid-19, à revoir les coups de gueule des soignants ou les élucubrations des théoriciens du complot.

Autant vous dire que je ne suis pas fière. Je m’étais promis de « profiter » de cette période de confinement pour créer une routine de vie saine qui consistait à faire plus de sport, à me coucher de bonne heure et me réveiller aux aurores pour m’adonner à une séance matinale de yoga, pour ensuite passer une journée productive à apprendre des nouvelles compétences, et me consacrer à mes passions. Sans oublier les repas sains, le ménage de printemps et j’en passe.

Cette injonction à « profiter » du confinement, à se « déconnecter », à prendre du temps pour soi, me plonge dans la culpabilité. Celle de ne pas optimiser mon temps, de ne pas être efficace. Et après cette culpabilité ci, en vient une autre : comment puis-je me plaindre, quand ceux que nous applaudissons tous les soirs à 20h, sont au front, en première ligne face à cette « guerre » sanitaire ?

Bref, je culpabilise, beaucoup. Mais j’aimerais que la société arrête de me mettre une pression constante en toutes circonstances, et j’aimerais plutôt qu’elle me dise ça :

C’est OK si tu ne « profites » pas de ton confinement

Secrètement, on l’attendait tous. Ce moment où le temps s’arrête, où le monde se met « entre parenthèses ». Où, enfin, nous pouvons faire une « pause », rester un peu chez soi, passer du temps avec sa famille. On n’en demandait certainement pas tant et dans des conditions aussi apocalyptiques, mais toujours est-il qu’on a eu ce qu’on voulait. Du temps. De l’espace.

Mais plutôt que de réellement ralentir et faire une pause, nous gardons cette obsession de la productivité, même dans le repos. 3,2,1… Top chrono ! Ménage, lecture, sport, yoga, méditation, apprendre une nouvelle langue, une nouvelle compétence, prendre un cours de danse, réaliser des recettes de cuisine de chef… Il faut absolument optimiser ce temps qui nous est offert, quitte à se noyer dans une multitude d’activités et finir en burn-out « personnel ».

Sur les réseaux sociaux, c’est un feu d’artifice de lives en tout genre qui nous abreuvent… Quitte à nous étouffer. Quoi, tu n’as pas suivi le dernier cours de danse de l’influenceuse du moment ? Tu ne regardes pas les lives de Cyril Lignac ? Et le cours de yoga en ligne tous les soirs à 19h, t’as oublié ?

Finalement, nous faisons tout le contraire de ce pour quoi nous avions tant espéré faire une pause : pour ne rien faire ! Certes, l’idée n’est pas de passer toute sa quarantaine assis sur son canapé à attendre sagement que ce confinement cesse, mais il ne faut pas s’en vouloir de ne pas être productif. Si vous n’avez lu que quelques pages d’un livre dans la journée, et que votre déjeuner s’est résumé à un plat de pâtes au fromage râpé, ce n’est pas grave.

Car dans cette injonction à combler le vide qu’impose le confinement, nous avons oublié un petit détail : si les journées sont vides, nos cerveaux en revanche, sont surchargés : la surcharge émotionnelle et informationnelle que provoque ce bouleversement sans précédent dans nos vies est telle qu’il est difficile pour certains de parvenir à y voir assez clair pour s’adonner à toutes sortes de loisirs. Alors arrêtons de culpabiliser et de faire la compétition de celui qui profitera au mieux de sa quarantaine !

C’est OK si tu n’es pas efficace en télétravail

De la même manière, cette période compliquée ne serait pas une excuse, selon certains managers, pour être moins productif dans son job. J’ai la chance (ou pas, tout dépend du point de vue de chacun) d’avoir quitté mon emploi avant le confinement et d’être par conséquent libre de toutes directives managériales.

Je parle de chance, car j’entends les témoignages d’une partie de mes proches, toujours en activité, se plaindre d’une overdose de visioconférences et de la surcharge de travail, parfois plus conséquente qu’en temps normal. Pour les entreprises qui ne sont pas en chômage partiel, il faut continuer à produire, à être efficace, quoi qu’il en coûte. C’est à croire qu’ils harcèlent leurs employés par crainte que ces derniers ne relèguent leurs obligations professionnelles au second plan ou mieux, qu’ils réalisent la vacuité de leur poste en ces temps de crise, considérés par le gouvernement comme étant des emplois « non essentiels »…

Et pas question de se plaindre d’une baisse de régime dû à l’angoisse de la situation, ou des enfants qui attendent de leurs parents qu’ils s’occupent d’eux, étant donné qu’ils sont à la maison.

En effet, le télétravail n’est pas toujours bien compris des bambins, notamment les plus jeunes, et voir leurs parents parlant toute la journée à un écran d’ordinateur peut être un réel vecteur de stress.

De plus, si le télétravail est une aubaine pour certains, très à l’aise avec ce mode de fonctionnement, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une méthode de travail propre aux nouvelles générations et qu’il n’est pas adapté à tous.

Et, là aussi, le maintien de la rigueur professionnelle n’est pas toujours compatible avec une situation de crise inédite où notre attention est accaparée et focalisée ailleurs.

C’est OK si tu n’arrives pas à te « déconnecter »

En parlant d’attention, je viens de perdre le fil de mon article, après avoir été interrompue par une notification de mon téléphone et aussitôt happée pendant une dizaine de minutes dans un tunnel de contenus et de sollicitations en tout genre. Entre les groupes Whatsapp de proches se partageant des informations venant de sources douteuses, les notifications des lives Instagram ou les dernières alertes info liées au Coronavirus, il est extrêmement difficile de ne pas se retrouver à passer bien plus de temps sur son téléphone qu’on le voudrait.

La surcharge informationnelle, c’est véritablement le fléau de cette période de confinement. Ce virus à lui tout seul contamine nos cerveaux et notre capacité d’attention, qui se réduit comme peau de chagrin. Déjà affaiblie depuis de nombreuses décennies par l’économie d’attention opérée par les institutions politico-médiatiques, qui mobilisent tous leurs efforts pour nous voler le plus de temps de cerveau possible, le coronavirus absorbe tout ce qu’il nous reste de temps d’attention, rendant toutes les informations environnantes inaudible.

Par conséquent, impossible de rester concentré plus de quelques minutes sans être coupés par ces interférences visuelles et auditives. En ajoutant à cela le fonctionnement habituel du cerveau, qui se nourrit de ces sollicitations et relâche de la dopamine pour nous pousser à regarder toujours plus de contenu, vous comprenez pourquoi la déconnexion tant espérée pendant cette quarantaine est vouée à l’échec.

Et s’il existe des solutions pour opérer une déconnexion « forcée », comme éteindre les notifications ou éloigner son smartphone pendant quelques heures, elles sont d’autant plus difficiles à mettre en application car nos écrans sont actuellement notre seule fenêtre vers l’extérieur, notre seule échappatoire, notre seul contact avec nos proches en attendant de pouvoir les retrouver et les serrer dans nos bras. Alors, même s’il est préférable, pour votre santé, de réduire votre surcharge informationnelle et de vous éloigner pendant quelques temps de votre smartphone, ne vous en voulez pas trop d’avoir passé beaucoup de temps sur Instagram ou sur Twitter ces derniers jours.

C’est OK de te sentir mal, même en ayant des conditions de vie favorables

Enfin, à la lecture de cet article, j’imagine que certains penseront : quel culot, cette jeunesse privilégiée n’a aucune idée de la chance qu’elle a de n’avoir qu’à rester chez elle et attendre que les petites mains fassent le sale boulot. Ceux qui sont en première ligne face à cette crise sont bien entendu les plus à plaindre : le personnel soignant, les caissier.es, les livreurs, les banquiers et tout ceux faisant partie des emplois « essentiels » prennent des risques pour maintenir la nation à flot, avec pour beaucoup d’entre eux très peu de moyens pour se protéger, et un salaire scandaleux par rapport à d’autres métiers bien moins importants pour notre survie.

Cependant, nous sommes tous égaux dans nos souffrances intérieures, et l’homme le plus riche de la planète peut aussi être le plus malheureux du monde. Le confort ne fait pas forcément le bonheur, et il est tout à fait normal de se sentir démuni face à ce traumatisme que nous subissons tous. Que nous soyons en train de sauver des patients au péril de notre vie, forcés de télétravailler avec deux enfants en bas âge, ou seul dans un appartement parisien à regarder les dernières séries sur Netflix, l’émotion est la même pour tous, et il n’existe pas de monopole de l’angoisse, de la tristesse ou de la peur.

Nous avons tous, je crois, le droit de nous exprimer et de faire tomber les masques devant cette crise d’une ampleur inédite, qui va très certainement bousculer notre rapport au monde, au travail, ou encore aux relations que nous entretenons les uns avec les autres.

Ne « profitons » pas à tout prix de cette période de confinement et ne refoulons pas nos inquiétudes et nos faiblesses.

Laissons-nous le temps de nous adapter et de nous préparer à ce nouveau monde qui nous attend, prenons soin les uns des autres, et laissons parler nos émotions, quelles qu’elles soient, et qui que nous soyons.

Intelligence artificielle contre Intelligence naturelle : l’être humain devient-il obsolète ?

Disclaimer : sortez le second degré de votre poche, vous en aurez besoin! 😉

L’obsolescence correspond à la dépréciation d’un produit qui, malgré le fait qu’il fonctionne, ne répond plus aux exigences du marché, ne parvient plus à suivre le rythme des mises à jour, ou ne plait plus au consommateur. Dans ce cas, il est remplacé par une version plus élaborée, plus performante. Jouons à un petit jeu. Disons, par exemple, que ce consommateur devienne Mr Croissance ou Mme Capitaliste. Est-ce que nous deviendrions, nous aussi, pauvres êtres humains, un produit obsolète qu’il faut remplacer par une nouvelle version plus efficace ?

L’obsolescence de l’homme n’est pas une expression tout droit sortie de mon imaginaire un peu tordu. Edouard Jolly l’évoque dans l’ouvrage dédié à Günther Anders, « la politique de la technique » et y dédie un chapitre. L’homme obsolète, épuisé par une déshumanisation progressive de la société au profit de l’innovation et du shoot d’adrénaline qu’offre l’intelligence artificielle à la croissance. Pourquoi devenons-nous obsolètes ? Quelles sont ces failles si préjudiciables à la société ?

L’être humain n’est pas assez rapide

Dans la course à la croissance, l’être humain semble être à bout de souffle. Il faut sans cesse se réinventer, innover, être productif, être force de proposition, être flexible… Autant de contraintes qui pourraient néanmoins être réalisables si le laps de temps pour le faire n’était pas si serré. Le problème, c’est qu’à ce jeu, un adversaire est passé maître depuis bien longtemps et dicte le tempo. J’ai nommé l’intelligence artificielle, IA pour les intimes. Tel le messie, l’IA promets monts et merveilles à Mr Croissance et Mme Capitaliste : une productivité qui défie toute concurrence, une rentabilité parfaite, une capacité d’apprentissage optimale. Comment l’être humain, avec ces huit heures de sommeil minimum nécessaire par jour et sa rapidité limitée, peut-il rivaliser ?

A l’image de Pazzi, ce pizzaïolo fait de câbles et d’algorithmes. Avec une cadence imbattable de 100 pizzas cuites à l’heure, d’une capacité de travail de 24/24h et 7/7j, il met n’importe quel pizzaïolo moustachu à l’amende. Il est actuellement en test dans une pizzeria de Seine-et-Marne. Ses fabricants, enthousiastes, espèrent le déployer dans les centres-villes courant de l’année 2020.

Depuis quelques décennies, on voit les dégâts causés par cette cadence infernale rythmée par la technologie. L’épuisement professionnel est un des premiers symptômes d’un être humain qui s’est calé au rythme de l’IA et qui perd le contrôle.

En effet, dans une entreprise où les emails sont envoyés à la vitesse de l’éclair, où les projets s’empilent et où la demande évolue constamment, l’employé modèle a souvent l’impression d’avoir besoin de bien plus qu’une journée de travail pour accomplir ses tâches. La seule option est donc d’étendre la durée de sa journée de bureau. Pourtant ce n’est pas la solution. Pour pouvoir aller aussi vite que la vitesse des emails, il faudrait pouvoir augmenter physiquement sa rapidité. Ecrire un email en deux secondes, traverser l’open-space en accéléré pour titiller un collègue… Le rêve. Mais ce n’est qu’un rêve, malheureusement. Nos limites physiques nous le rappellent. Et la poursuite de ce rêve inatteignable tourne inévitablement au cauchemar. Le burn-out, c’est le nouveau fléau des victimes du monde impitoyable du travail.

Et il ne touche pas que les employés du secteur tertiaire. Ce rythme endiablé touche aussi les ouvriers, dont l’IA était censée faciliter la tâche… Le piège. Comme l’évoque Eric Sadin dans son ouvrage « L’intelligence artificielle ou l’enjeu du siècle », l’automatisation et la robotisation des usines pour épargner l’Homo Faber des tâches pénibles, n’est qu’un leurre. Je cite, « Allez donc demander à un ouvrier qui doit se plier aux cadences imposées par des processeurs […] si cette architecture organisationnelle lui permet […] de s’acquitter de tâches dignes de lui ! ». L’ouvrier devient la marionnette de la machine, dont l’objectif est d’optimiser la productivité, pas le bien-être du travailleur.

Amazon, par exemple, pense à affubler les employés de ses entrepôts de bracelets électroniques, afin de les guider pour qu’ils trouvent immédiatement le colis à récupérer. Des vibrations seront émises, en guise d’alerte, s’il ne va pas dans la bonne direction. Ceci pour éviter une des énièmes faiblesses de l’être humain : sa maladresse, mais nous en parlerons un peu plus tard.

Parlons maintenant de cette fameuse histoire de 5G qui fait tant polémique, mais qui n’empêche pas notre bon vieux Elon Musk d’envoyer des satellites dans le ciel pour en décupler la puissance. Ce dernier l’a d’ailleurs dit lui-même : l’intelligence artificielle met en danger la civilisation. Pourtant, ça ne l’empêche pas de mettre au point une nano-puce qui permettrait de relier le cerveau à la machine.

La 5G s’inscrit également dans cette recherche de rapidité insensée. En effet, la 5G nous permettrait de télécharger une vingtaine de films en moins de temps qu’il ne faut pour dire « au secours la civilisation est en train de s’effondrer ». Les photos et les vidéos se partageraient à une vitesse phénoménale, augmentant d’autant plus nos addictions aux écrans et aux réseaux sociaux. Il faudra suivre le rythme, regarder toujours plus de vidéos pour être à la page le lendemain devant la machine à café.

En clair, tel un hamster dans sa roue, l’être humain pédale, mais ne parvient pas à être à la hauteur. Il a trouvé sa nouvelle version, plus élaborée. Bonjour l’obsolescence !

L’être humain est trop maladroit

La croissance ne laisse pas de place à l’erreur. Une erreur sur une ligne de production ralentit la productivité. Une erreur dans la stratégie marketing réduit le retour sur investissement. Une mauvaise appréciation lors d’un entretien provoque la perte de rentabilité d’un salarié, non compétent pour le poste.

Vous souvenez-vous des premiers de la classe, ayant toujours la bonne réponse, le doigt toujours levé à la moindre question ? Aujourd’hui, le premier de la classe, c’est l’IA. Elle est la garante de la vérité, de la justesse. Calibrée au millimètre près grâce à des algorithmes, elle a réponse à tout, et ses réponses sont forcément toujours correctes. C’est au nom de cette justesse implacable qu’elle remplace progressivement certains métiers où le droit à l’erreur n’est pas permis. Dans le domaine de la bourse, par exemple, où 50% des transactions financières sont gérées par des algorithmes. Bientôt, c’est l’analyse financière, qui demande pourtant de la réflexion et du jugement, qui sera déléguée aux machines. Tiens, d’ailleurs en parlant de jugement… Une nouvelle faille de l’être humain que l’IA a l’intention de combler. Nous en parlerons plus tard.

Pourtant, n’est-ce pas la maladresse ou le hasard qui ont conduit à de belles découvertes ? La pénicilline, les grottes de Lascaux ou, plus important encore, la tarte Tatin…

Finalement, l’être humain n’a plus le droit d’avoir deux pieds gauches. Tel un smartphone qui beugue, s’il fait des erreurs, il est mis au ban et remplacée par le premier de la classe.

L’être humain est trop émotif

Enfin, une des plus importantes failles de l’être humain : l’émotivité. Manque d’impartialité, biais cognitifs, erreur de jugement… Que de contraintes que l’IA ne connait pas. Dans une société contemporaine et occidentale qui refoule ses émotions, il est crucial d’éradiquer cette tare qui empêche de prendre des décisions lucides, censées et économiquement viables. Dans les entreprises, une IA aurait-elle soudain besoin de démissionner pour trouver un emploi qui a du sens, qui est en alignement avec ses valeurs ? Non, toutes ces futilités ne l’intéressent pas.

Par ailleurs, pas de place non plus au doute ou à la sensibilité. C’est ainsi que, dans le domaine de la justice, aux Etats-Unis par exemple, des juges utilisent des protocoles algorithmiques pour les aider à se prononcer à propos de l’opportunité de libérer une personne en attente de son jugement, en fonction des probabilités, supposées par l’IA, à commettre entre-temps un nouveau crime.

Pourquoi faire du cas par cas ? Les êtres humains sont tous similaires, ils ont tous la même histoire, les mêmes sentiments, le même fonctionnement… N’est-ce pas ? L’IA ne sera pas attendrie par une mère et ses quatre enfants qui demande un prêt à la banque pour pouvoir s’en sortir. Seule décisionnaire : son algorithme qui estimera que, en fonction de l’historique de cette mère de famille, elle n’est pas apte à recevoir un prêt. Dossier classé !

Néanmoins, on pourrait trouver bien des exemples de sujets pour lesquels la prise en compte de ces émotions prend tout son intérêt. Est-ce que l’IA parvient à faire retrouver le sourire à un enfant malade, comme un clown peut le faire ? Est-ce que l’IA est capable de fédérer une communauté aimante, unie et soudée, comme des êtres humains savent si bien le faire ? Ah, mais tout cela ne rapporte pas d’argent, j’avais oublié ce petit détail…

Cependant, je dois l’admettre, il y a bien un sujet pour lequel l’impartialité de la technologie a fait ses preuves. L’effondrement de la civilisation est un fait que l’IA ne nie pas, bien au contraire. Factuellement, elle est capable de déterminer quels seront les pics de ressources et les périodes de chute des différentes structures de notre société. C’est une simulation informatique du modèle World 3 (créé tout de même par des êtres humains, Donella et Dennis Meadows) qui a permis de mettre en lumière les limites de la croissance. Il suffit d’appuyer sur un bouton, et les faits sont là : selon les modèles de croissance de la civilisation, cette dernière s’effondrera, ou ne s’effondrera pas.

Là, l’IA nous met K.O. Car malgré les faits, l’être humain est incapable de voir l’évidence. La faute aux émotions ? Non, bien au contraire ! C’est parce que l’être humain refuse d’accueillir les émotions que provoquent cette annonce, comme la peur de la mort ou la colère, qu’il refuse d’accepter l’inacceptable.

Comme nous le verrons en fin d’article, la sensibilité et l’émotivité sont les qualités dont l’Homme aura le plus besoin pour survivre dans les décennies à venir.

Quand la technologie devient notre coach de vie

Non contente de nous rabaisser et de nous réduire à un simple être vivant pétri de défauts, l’IA devient à la fois notre bourreau, et notre sauveur.

En effet, sa perspicacité et son intelligence sont indéniables, et nous nous en remettons à elle pour nous aider à vivre une vie plus saine, dans un monde de fou, ou tout va trop vite… Le serpent qui se mord la queue.

Au lever, elle nous réveillera et nous indiquera quelles ont été nos statistiques de sommeil, et comment mieux dormir la nuit prochaine. Alors que nous préparons le petit déjeuner, elle se chargera de régler l’intensité du chauffage ou de la lumière. Avant de partir pour se rendre au travail, elle nous rappellera tous les rendez-vous prévus. Tout au long de la journée, elle nous traquera et comptera nos pas, et nous nous auto-flagellerons de ne pas avoir atteint les 10 000 pas journaliers. Pendant la pause déjeuner, elle nous donnera son avis sur les repas que nous ingérons, et nous en conseillera d’autres, qui nous maintiendrons plus en forme. En fin de journée, nous discuterons avec elle à travers le chat-bot de notre opérateur mobile, qui se chargera de régler la panne de notre smartphone.

Après une journée de travail éreintante, elle se chargera d’allumer la musique, et d’appliquer une lumière tamisée dans le salon, pour se relaxer.

Puis, quand nous surferons sur Internet et que nous verrons une publicité vantant les mérites du dernier smartphone, nous penserons, « c’est un signe, je dois remplacer ce smartphone en panne ! » Non, ça sera simplement l’algorithme qui aura bien fait son travail d’espionnage ce jour-là.

Notre dépendance à la technologie est bien réelle. Bien malin ceux qui pourront dire qu’ils n’ont aucunement besoin de la technologie dans leurs vies. Le tout est de savoir contrôler sa dépendance. Il suffit de suivre ce principe qu’énonce Philippe Bihouix dans son ouvrage « l’âge des low-tech : vers une civilisation techniquement soutenable » : redéfinir ses besoins. A-t-on réellement besoin d’une brosse à dents connectée, ou d’une Alexa au rire douteux qui allume la lumière à notre place ?

Retrouvons notre puissance !

L’être humain vit en quelque sorte un syndrome de Stockholm ; il soutient les responsables de son oppression. Mieux, il crée lui-même l’outil qui provoquera son obsolescence. Car derrière les algorithmes et les câbles, se cachent des êtres humains, aveuglés par cette envie d’aller toujours plus loin, de dépasser les limites.

Qu’est-ce qui pousse un ingénieur aussi intelligent et doué, à vouloir créer un robot capable de surpasser l’être humain, en ayant conscience des enjeux ? Les yeux brillants, l’adrénaline, l’imaginaire débordant. Cette excitation que provoque l’innovation, l’invention, l’incroyable.

Mais rien n’est plus incroyable qu’un être humain capable de surmonter sa peur, d’accomplir des exploits physiques et mentaux impensables. L’intuition, par exemple. L’IA peut-elle se vanter d’avoir cette faculté encore inexpliquée, de ressentir les choses, d’avoir un instinct ?

Pour retrouver sa place, il est nécessaire de changer de siège. Car finalement, si l’IA est première de la classe, c’est parce que nous vivons dans un monde qui lui sied parfaitement. Insensible, capitaliste, contre le vivant…

La force de l’humain ne pourra être révélée qu’en ralentissant, en décroissant. Quand les temps seront durs, ce n’est pas d’une intelligence artificielle dont nous aurons besoin, mais d’un être humain de chair et d’os, apportant de la chaleur physique et émotionnelle à ceux qui ont froid, faisant rire les enfants qui auront perdu leurs parents, motivant les troupes quand il faudra à nouveau fuir.

« Très humain plutôt que transhumain », comme disait un auteur de science-fiction bien connu.

Mexique, épisode 1 : découverte de Mexico City

Cet article est le premier épisode de ma série de récits au Mexique, mon premier voyage solo ! Un voyage qui m’aura appris énormément sur moi-même, le monde, mais aussi et surtout sur ce beau pays qu’est le Mexique ! A travers mes articles, je vous donnerai des astuces et conseils, si vous planifiez un voyage vers le Mexique, mais également des anecdotes et des ressentis sur un premier voyage en solitaire. Bonne lecture, et bon voyage !

Mon premier voyage seule (hors expatriation à l’étranger), je l’ai réalisé au Mexique. Un choix risqué pour certains, car le Mexique n’a pas une très bonne réputation : cartels de drogue, délinquance, enlèvements… Un voyage à travers ce pays pourrait en effrayer plus d’un. Et pourtant, au cours de ces 6 semaines de parcours à travers la terre des Mayas, je n’ai que très rarement ressenti une insécurité ou une hostilité des mexicains envers ma personne. Mieux, ce voyage est (pour le moment) mon plus beau voyage… Petit récit de mon périple au pays de la Tequila !

« Mais pourquoi le Mexique ? » C’est la question qui est revenue le plus souvent de la part de mes proches. C’est vrai qu’à part pour se rendre à Cancun, peu de gens s’intéresse réellement à ce pays. Et encore moins pour un premier voyage en solitaire ! Une des raisons principales pour lesquelles j’ai souhaité visiter le Mexique, c’est ma passion pour la civilisation Maya. Le Mexique (ainsi que ses pays voisins – Guatemala et Belize notamment) est la Terre ancestrale des Mayas, cette ancienne civilisation qui, des millénaires après sa disparition, garde tout son mystère et fascine les archéologues et historiens du monde entier. Des pyramides et sites antiques à couper le souffle, qui dépassent bien souvent les frontières du surnaturel, des rites et traditions sacrées… Je souhaitais voir de mes propres yeux la 7ème merveille du monde, Chichen Itza, et fouler le sol qu’a emprunté cette population mystérieuse, il y a des milliers d’années.

Raison numéro 2 : les paysages. Le Mexique, ce n’est pas uniquement Cancun et ses plages de sable fin. C’est aussi la jungle de Palenque, les montagnes de Puebla, ou encore les villages près de Valladolid. C’est un pays immense aux horizons variés. Je voulais en avoir plein la vue, et je savais qu’au Mexique, je ne serais pas en reste.

Je suis donc partie 6 semaines, et j’ai parcouru la zone EST du pays (je compte y retourner pour découvrir la zone ouest !). 6 semaines, c’était bien, mais pas suffisant à mon goût pour bien apprécier et s’imprégner de l’âme de ce pays. Mais j’ai néanmoins eu le temps de voir quelques villes et sites principaux :

Mon parcours d’un mois et demi au Mexique

J’ai suivi un chemin assez classique, qui permet de suivre une route et ne pas avoir à faire trop de demi-tours :

MEXICO CITY – CANCUN – BACALAR – TULUM – VALLADOLID – MERIDA – PALENQUE – SAN CRISTOBAL – OAXACA – PUEBLA – MEXICO CITY

J’ai même retrouvé des backpackers que j’avais rencontré dans des auberges en début de parcours, sur mon chemin au cours de mon voyage ! C’est pour dire à quel point on fait tous le même parcours. Mais pour un début je trouve que c’est une bonne chose. Pour mon second voyage au Mexique, maintenant que je suis plus à l’aise, j’irai certainement hors des sentiers battus.

J’ai principalement voyagé en bus, car le Mexique possède une très bonne compagnie de bus, les fameux bus rouges ADO, fonctionnelle et moderne. Il y a aussi d’autres compagnies, plus ou moins chères. Mais de manière générale, le réseau de bus est très bien organisé. Le seul moment où j’ai pris un avion interne, a été entre Mexico City et Cancun, au tout début de mon voyage. En effet, j’ai atterri à Mexico City, puis j’ai pris un avion pour Cancun, et mon périple en bus a commencé à partir de là.

Pour le budget, tout dépend de votre niveau de confort et votre façon de voyager. Pour ma part, j’ai volontairement choisi d’être hébergée uniquement en auberge. Pour l’aspect financier, bien entendu, mais aussi et surtout car la vie en auberge est pour moi totalement différente d’un séjour dans des hôtels : il y a bien plus de proximité avec les locaux (car les auberges sont souvent tenues par des mexicains), bien plus d’occasions de rencontrer des gens, et s’ouvrir à d’autres cultures. Si je devais le refaire, je ne changerai absolument aucun des hébergements dans lesquels j’ai séjourné durant mon parcours, tout était parfait. Bien entendu, il faut pouvoir accepter d’abandonner son intimité (en particulier quand on dort dans un dortoir de 10 lits), mais ça n’a pas été un problème pour moi… Bon, tout n’était pas rose, bien sûr, mais j’ai bien plus de bons souvenirs en auberge, que de mauvais souvenirs.

ET, le plus important : STOP AUX IDÉES REÇUES ! Les auberges, ce ne sont pas des motels miteux avec des lits de prison et des rideaux de douche déchirés ! A moins de choisir des auberges à 1€ la nuit, et dans ce cas il faut assumer, la plupart des auberges ont beaucoup d’avantages, et des installations qui n’ont parfois rien à envier aux hôtels ! Installations modernes, piscine, hamacs (petit aperçu en photo ;)), petit-déjeuner local gratuit, activités, sorties, soirées…. Sans oublier que, pour le prix, je préfère de loin dormir dans une belle auberge vivante et chaleureuse, plutôt qu’un hôtel 4 étoiles hors de prix, sans âme et froid. Mais c’est mon opinion ! En moyenne, pour 6 semaines de voyage, j’ai dépensé 350€ pour mon hébergement.

Concernant les transports, les prix sont très souvent dérisoires. 4 à 8€ en moyenne pour un trajet en bus, un peu plus lorsque les trajets sont plus longs… J’ai dépensé en moyenne 70€ pour mon moyen de transport (j’ai principalement pris des bus ADO, donc assez « cher » comparé à d’autres compagnies moins confortables).Pour la nourriture, c’est open bar ! La nourriture est très peu chère au Mexique, sauf peut être dans les villes les plus touristiques (Cancun et Playa del Carmen, notamment). Un repas dans un resto coûte en moyenne 4€, donc pour des tacos en street-food (bien meilleur, parfois), il faut compter environ 1 à 2 petits euros. Je n’ai pas compté précisément mon budget pour l’alimentation, surtout que je pouvais passer une journée à manger des tacos en street food, et une autre à enchaîner les restos plutôt aisés… En moyenne, j’ai dépensé 6 – 8€ par jour pour manger.

Enfin, pour les sorties et activités, encore une fois tout dépend de vos moyens et de votre façon de visiter une ville. Si vous préférez visiter des monuments en groupe, avec un guide, et un tour operator, effectivement vous risquez de payer un peu cher (sachant que les tips ou « pourboires », comme aux Etats-Unis, s’appliquent au Mexique également !). Pour vous donner un exemple concret, lors de mes premiers jours au Mexique, je souhaitais visiter Teotihuacan, à Mexico City. N’étant pas forcément très à l’aise (c’était mon deuxième jour sur place), je décidais de partir avec un tour pour passer la journée sur le site. Prix : environ 500 pesos (22€) pour un départ à 8h et un retour à 17h, avec 3h uniquement sur le site. Dans le reste du temps, il fallait compter le trajet, une visite d’un autre site, puis la Basilique de Guadalupe (qui valait le coup, je l’avoue). Mais ce que je souhaitais voir, c’était Teotihuacan, et je serai volontiers restée plus longtemps pour apprécier le site. Mais timing oblige, notre guide nous pressait à la fin du temps imparti pour quitter le site. Et en plus, nous n’avions pas de guide sur le site de Teotihuacan, nous visitions de nous-même. Donc pas d’avantage à avoir un guide si ce n’est que pour nous emmener sur les sites dédiés, sans nous raconter l’histoire du lieu !

Finalement, le soir, j’ai rencontré un résident de l’auberge qui avait visité le site par ses propres moyens, pour un total de 170 pesos (soit 8€):

Trajet Mexico City – Teotihuacan : 100 pesos (5€) A/R

Entrée sur le site de Teotihuacan : 70 pesos (3€)
Clairement, j’étais tellement dégoûtée que je me suis jurée de ne plus faire de visites avec des tours, sauf lieu particulier où un accompagnement est indispensable !

Petite information, d’ailleurs : tous les sites officiels au Mexique (sites archéologiques, musées) coûtent 70 pesos, c’est le prix officiel (du moins en 2017). Donc, cette anecdote vous donne une idée des différences de prix selon que vous choisissez des visites confortables en tour operator ou plutôt à l’aventure !

Plus concrètement, voilà mon budget, pour 6 semaines au Mexique (sans le billet d’avion) :
Hébergement : 350€ (8€ / nuit en moyenne)

Transports : 97€ (70€ pour 9 trajets en bus, et un avion interne à 27€)

Nourriture : 300 – 350 € (environ 8€ en moyenne, avec parfois des petites folies – le resto 4 étoiles à 8 euros le plat, on se fait plaisir !!!)

Sorties : 200€ (dont une sortie qui a coûté, a elle seule, 120€ – je vous donnerai les détails plus tard!)

Donc en tout, j’ai dépensé environ 900€ sur place pour 6 semaines au Mexique (hors billet d’avion), soit 42 jours de voyage. Un budget plutôt correct selon moi, quand on peut vite dépenser parfois 400 euros voir plus pour un voyage d’une semaine en Europe !Bon, maintenant que vous connaissez tous les détails, passons aux choses sérieuses : mon séjour au Mexique, ville par ville.

MEXICO CITY : UNE MÉGALOPOLE ENTRE MODERNITÉ ET CIVILISATION ANCIENNE

Durée : 5 jours
Hébergement : Mexiqui Zocalo

Lieux visités :

  • Teotihuaca
  • La basílica de Guadalupe
  • El museo de Frida Khalo
  • El museo nacional de antropología
  • El Palacio de Bellas Artes
  • Templo Mayor
  • El Palacio Nacional
  • La Plaza de las tres culturas
  • Torre Latinoamericana
  • Mercado Ciudadela.

Mon premier contact, ma première vraie rencontre avec le Mexique s’est donc établie dans sa capitale, Mexico City. Arrivée à 22h, dans l’aéroport principal de la ville (El Aeropuerto Internacional Benito Juarez), fin prête à vivre une des plus belles aventures de ma vie, seule, avec comme seul compagnon mon beau (mais lourd) backpack. Mais avant ça, il fallait que je trouve ma première « maison » dans cette aventure, mon auberge.

Pas très rassurée par les taxis locaux, je décidais de rester dans ma zone de confort et choisir la valeur sûre, Uber. 5 minutes plus tard, j’embarquais à bord de mon taxi, accueillie par un gentil mexicain.

Moi : Hola, como esta ?

Chauffeur Uber : Estoy muy bien, y usted ?

Moi : Estoy bien. Habla inglés ?

C’était souvent le début de toutes mes conversations, les premiers jours de mon voyage. Je demandais toujours à mon interlocuteur s’il parlait anglais, car mon espagnol n’est pas très bon… Malheureusement (ou heureusement, en fait), peu de mexicains parlent anglais, à part dans les lieux très touristiques. J’ai donc dû faire des efforts et faire sortir de mon cerveau tous les mots et termes espagnols que je connaissais. J’avais également pris quelques cours avant de partir, pour avoir les bases.

Revenons à mon chauffeur. A mon agréable surprise, il parlait très bien anglais, et nous avons pu discuter tout au long de mon trajet en direction de mon auberge. Une très belle première rencontre avec un local : il m’a raconté, entres autres, l’histoire du Mexique, sa culture, ses spécialités, et les endroits qu’il faut absolument visiter. J’ai réalisé à quel point il était fier de son pays, et c’était un réel plaisir de l’entendre décrire avec passion les merveilles du Mexique. Il m’a aussi partagé les bonnes adresses pour déguster les meilleurs tacos de la ville, ou boire le Mezcal, la fameuse eau-de-vie du Mexique.
De temps en temps, je jetais un regard par la fenêtre, et je ressentais un mélange d’appréhension et d’excitation. Tant de choses m’attendaient, tant d’endroits à découvrir, mais je me demandais aussi si j’aurai le courage de sortir et de me balader seule dans un environnement qui m’est totalement inconnu. Pourtant, à première vue, Mexico City ne me semblait pas hostile. Il faisait nuit, les rues étaient désertes, à part quelques groupes de jeunes discutant au détour d’une ruelle. Rien de très alarmant, Mais je restais néanmoins méfiante.

Au bout d’une vingtaine de minutes, mon chauffeur arrivait dans le « Zocalo », que l’on peut traduire comme le « centre-ville ». Pensant qu’il s’agissait d’un nom de quartier propre à Mexico City, je réaliserais plus tard que chaque ville au Mexique à son « Zocalo », sa place centrale.

En regardant sur mon application, j’ai réalisé que nous étions quasiment arrivés à destination. En même temps, l’auberge s’appelant « Mexiqui Zocalo », ce n’était pas forcément étonnant. En revanche, la fin du trajet était un peu compliquée ; après avoir tourné autour du quartier pendant quelques minutes, mon chauffeur m’expliqua qu’il ne pouvait pas s’arrêter dans la rue de mon auberge, qui n’était pas accessible aux voitures ce soir-là. Il devait donc s’arrêter un peu plus loin, à l’entrée de la rue, la « Republica de Guatemala », et me laisser continuer à pieds. Je n’aurais que 4 minutes de marche avant d’arriver à la porte de mon auberge. 4 petites minutes qui ne m’ont pas empêché d’avoir très peur, à ce moment-là. Ca y’est, j’allais devoir marcher dans une rue, en plein centre-ville de Mexico City, et seule. Montrant, d’après moi, une confiance que je n’avais absolument pas, je dis aurevoir à mon chauffeur, sortait de la voiture avec mon énorme sac à dos, fermait la portière, puis commençais à marcher, très rapidement.Je regardais furtivement autour de moi ; quelques personnes étaient assises sur un banc, une femme discutait avec un jeune homme, et la plupart me regardait avancer en direction de mon auberge. Mais personne ne m’aborda. Au bout de quelques minutes, j’arrivais enfin à mon auberge.

MEXIQUI ZOCALO – MON AVIS SUR L’AUBERGE

Conforme aux photos, l’auberge était très accueillante et atypique : des peintures, un bel escalier en colimaçon d’époque, et une hôte aux cheveux violets et au look punk très sympathique. Elle me présenta rapidement les différents lieux communs de l’auberge :

  • Les douches / toilettes : très propres, avec de l’eau chaude (pas systématique au Mexique), et des aménagements modernes. 6 douches pour femmes, suffisant pour ma part, je n’ai jamais eu à attendre pour faire ma toilette le matin. Note : 4/5
  • L’espace « petit déjeuner » : un espace assez simple, un canapé, une grande table, une télé, et une cuisine. Le petit-déjeuner du matin était très basique : pain, confitures, café. Et si on se levait tôt, on avait droit aux pancakes ! Mais rien d’exceptionnel. Note : 2/5
  • Le rooftop : le plus de cette auberge, une grande terrasse, qui fait office de bar/restaurant. On peut y boire un verre en écoutant de la musique, faire la fête, le tout en ayant une très belle vue sur Mexico City. Note : 4/5

Enfin, elle me montra ma chambre, un dortoir de 9 lits, superposés en 3 lits… Oui oui, 3 lits ! C’est la première fois que je voyais des lits de 3 superposés, mais ça ne sera certainement pas la dernière fois !

  • La chambre : plutôt sombre à première vue, elle en restait pour le moins fonctionnelle, et confortable : une couette pour les nuits froides à Mexico, et une petite boîte en bois au dessus du lit, avec une prise, et assez de place pour y mettre quelques effets personnels. Cette petite boîte se fermait à clé, tout comme l’emplacement réservé à nos valises. Pas besoin d’avoir de cadenas, les clés et les cadenas étaient fournis par l’auberge. Note : 3/5
  • Le prix : 10€ / la nuit. Un bon rapport qualité prix, surtout que cette auberge est placée au centre de la ville, on ne peut pas être plus près des lieux touristiques. Note : 4/5

NOTE FINALE : 3.5/5. Je recommande ! Il y a sûrement de meilleures auberges, mais celle là convient si ne souhaitez pas vous ruiner mais avoir néanmoins une chambre confortable, des toilettes propres et des espaces communs agréables, le tout en étant au centre ville.

Présentations faites, l’hôte me laissait alors dans ma chambre, afin de prendre mes marques. Heureusement, il n’y avait personne dans la chambre à ce moment-là, je pouvais donc tranquillement prendre mes marques et prendre du recul, sans être gênée. Prendre du recul, oui, car en m’asseyant sur mon petit lit, je réalisais que mon voyage au Mexique commençait enfin. Après des mois de préparation, je me trouvais là, dans une chambre un peu sombre, dans un nouveau pays, sans amis ou famille, avec une liste longue comme une autoroute de choses à faire. Je rigolais un peu, me disant que j’étais folle d’avoir fait le choix de partir au Mexique seule. Mais j’étais aussi tellement heureuse de l’avoir fait, et c’est avec enthousiasme que je m’endormais, après avoir envoyé un message aux parents pour leur dire que j’étais bien arrivée, évidemment.

DÉCOUVERTE DE MEXICO CITY ET PREMIÈRES RENCONTRES

Après une nuit de repos bien méritée, mon sommeil était coupé par un bruit inhabituel : une musique, semblant sortie d’une boîte à musique, mais plutôt agréable (à Coyoacan, j’avais filmé une vidéo où on entend cette musique, et vous verrez le petit joueur de boîte à musique à la fin) :

Pour ce premier jour au Mexique, je décidais de ne pas faire d’excursions, mais plutôt de m’imprégner de l’âme de la ville et de ses habitants. Vers 11h (après une petite douche et un petit-déjeuner), je m’aventurais donc dans les rues de Mexico City.

Le premier ressenti intérieur que j’ai eu en me baladant dans la ville était un mélange d’insécurité et d’excitation. Pour la première fois de ma vie, j’avais l’impression d’être libre, mais un peu « à nu » également : ici, personne ne me connait, ne sais qui je suis, et moi non plus je ne les connais pas. Je ne connais pas leurs codes, leur mode de vie, je ne sais pas ce qui m’attend dans la prochaine rue quand je vais traverser… Tout est nouveau, et il n’y a que moi et moi seule pour ouvrir les portes et découvrir ce qui se cache derrière ce pays et ces gens. Et j’ai adoré ce sentiment.

Bon, ce petit moment seul n’a pas duré très longtemps, car le jour même, je rencontrais des personnes de mon auberge avec qui j’allais passer une super journée : un américain d’origine philippine qui dormait dans ma chambre, et une jeune portuguaise, résidente également de l’auberge. Tous les 3, nous avons visité le Palace des Beaux Rats (El Palacio de Bellas Artes), puis nous avons dîné au rooftop de l’immeuble « Torre de Latino Americana » :

El Palacio de Bellas Artes

Ma visite du Palace des Beaux Arts était très enrichissante : au-delà d’être un très bel édifice, le palace des beaux-arts est l’hôte d’un bon nombre d’expositions autour de l’histoire du Mexique et de la culture en général. Ce jour-là, le Palace abritait l’exposition « Rojo Mexicano : la grana cochinilla en el arte », où l’histoire de la couleur rouge dans l’art, cette couleur issue de la cochinille, un insecte provenant du Mexique.

Pour conclure, cette première journée a effacé toutes mes craintes et a confirmé mon choix de partir seule : je n’étais finalement pas si seule que ça (grâce à mes rencontres), et j’ai réalisé à quel point ce sentiment d’insécurité n’étant que dans la tête et nourrie par cette peur de l’inconnu.

DÉCOUVERTE DE TEOTIHUACAN ET LA MAISON DE FRIDA KAHLO

Les jours suivants à Mexico City sont passés très vite, et étaient ponctués de découvertes, de bons tacos, de tequila et de fêtes avec mes nouveaux amis de l’auberge (j’ai rencontré des chiliens, des colombiens et un suisse).

Cependant, les deux lieux qui m’ont le plus marqué ont été ma visite de Teotihuacan et la maison de Frida Kahlo. Teotihuacan faisait partie de ma checklist d’endroits indispensables à visiter ; je ne pouvais pas quitter le Mexique sans avoir mis les pieds dans ces lieux.

La cité pré-hispanique de Teotihuacan est située à une cinquantaine de kilomètres de Mexico City. Appelée « la cité où les Hommes se transforment en Dieux », elle est notamment connue pour ses deux immenses pyramides : les pyramides du soleil et de la lune, et pour le temple de Quetzacoatl. Ce site attire de nombreux archéologues, qui cherchent à comprendre le symbolisme de ce lieu, construit entre le 1er et le VIIème siècle. Les dimensions et les caractéristiques géométriques de ces pyramides sont par ailleurs uniques et impressionnantes ; c’est une des raisons pour laquelle je souhaitais visiter cet endroit. La pyramide du soleil, le plus grand édifice du lieu, mesure 65 mètres de haut, et il faut monter 235 marches avant d’arriver à son sommet (ce que je n’ai pas manqué de faire, bien entendu !).

Comme je l’ai expliqué au début de mon article, j’ai visité Teotihuacan via un tour operator (grossière erreur), et j’ai donc eu peu de temps pour visiter le lieu : il faut, selon moi, une bonne demi-journée pour prendre le temps de comprendre et admirer ce site, sans compter l’ascension des pyramides du soleil et de la lune : une bonne demi-heure est nécessaire (aller et retour) pour grimper les  deux pyramides. Par ailleurs, nous sommes arrivés à Teotihuacan en fin de matinée (vers 10h) et le lieu était assez désert. Il s’est rempli lorsque nous avons quitté les lieux, vers 12h30 / 13h. Je vous conseille donc de vous y rendre le matin, pour être plus tranquille.

Néanmoins, j’ai eu le temps d’admirer la beauté de cet endroit, et j’ai été impressionnée par la perfection et le souci du détail dans la réalisation de ces pyramides. Certaines personnes diront que Teotihuacan n’est pas un site si important et qu’il n’y a pas énormément d’intérêt à le visiter. Pour ma part, je ne regrette pas ma visite, et je pense qu’il est important de s’y rendre.Le jour suivant, j’ai changé d’ambiance et j’ai pu apprécié une autre dimension de la culture du Mexique : l’art, en visitant la maison de Frida Kahlo.

Situé dans le quartier de Coyoacan (à une trentaine de minutes du centre-ville en métro), cette habitation (transformée en musée), à été le lieu de vie de Frida Kahlo de sa naissance en 1907, à sa mort en 1954. Elle est également appelée Casa Azul, pour son magnifique mur bleu et ses belles couleurs.Frida Kahlo, c’est cette fameuse peintre d’origine mexicaine, que l’on reconnait notamment à son mono-sourcil, et sa couronne de fleurs. Pour être honnête, je ne connaissais aucune de ses œuvres, mais je souhaitais visiter ce musée car il fait partie du patrimoine du Mexique et cela me permettait d’enrichir ma connaissance du pays. De plus, cette visite m’a permis d’en apprendre davantage sur le personnage : Frida Kahlo était une femme forte, intelligente et talentueuse, mais à la santé fragile, et qui a beaucoup souffert au cours de sa vie. Sa maison est néanmoins très chaleureuse et colorée, et j’y ai passé un bon moment.

Mes 5 jours à Mexico City ont donc été une belle entrée en matière : entre sites antiques, arts et modernité (et bons repas), j’ai eu un aperçu de la richesse culturelle de ce pays. Quant à mon voyage, il ne pouvait pas mieux commencer : j’ai rencontré de belles personnes, j’ai appris à organiser mes journées seules (et j’ai adoré), et j’avais hâte de continuer mon périple, qui allait se poursuivre dans un tout autre environnement : Cancun et ses plages de sable fin.

Je vous laisse donc sur ces quelques images de Mexico City, et on se retrouve au prochain épisode!