Quand l’industrie « dénature » le BIO

Les fameuses tomates en hiver ; cette illusion prise pour une réalité par des millions de consommateurs en France, et rendue possible par une production contre-nature et aberrante des industriels de l’agroalimentaire.

Aujourd’hui, le vice est poussé à son maximum : un projet de « grande ampleur » est en cours pour massifier la production de fruits et légumes BIO sous serre chauffée, notamment en Bretagne et dans les Pays de La Loire.

C’est une pétition signée par la FNAB (Fédération Nationale des Agriculteurs Biologiques), la FNH (Fondation Nicolas Hulot), GreenPeace, Action Climat, mais également des chefs étoilés, qui a mis au jour cette nouvelle (à lire sur le site de Libération).

POURQUOI DES SERRES CHAUFFÉES ?

Jusqu’à preuve du contraire (et à moins que la Terre en ai décidé autrement), les tomates poussent principalement en été. Les seules tomates que nous trouvons sur nos étales au rayon primeur en hiver viennent pour la plupart de l’étranger (Espagne, Italie, etc). Les producteurs français n’ont donc pas la possibilité de rivaliser avec l’offre agressive des producteurs Outre-Manche; même en proposant des tomates françaises non BIO, il est impossible d’atteindre des prix aussi bas.

C’est donc dans cet objectif toujours aussi pervers de prix cassés et de rendements optimisés que ce type de projet voit le jour. En massifiant le recours à des serres chauffées qui créeraient donc des conditions optimales pour la pousse des tomates (seulement 50 serres de ce type existent en France actuellement), l’industrie aura non seulement la possibilité de commercialiser des tomates toute l’année, mais également de baisser les coûts en augmentant les volumes.

QUE DIT LA PÉTITION ?

Publiée ce mercredi, la pétition demande l’interdiction de l’utilisation de serres chauffées en France pour produire des fruits et légumes BIO. Ce modèle de production est totalement « incompatible avec le label BIO ».

Petit rappel du cahier des charges de ce fameux label BIO :

  • Respect des cycles naturels : la saison des tomates est de mai à juin et de septembre à octobre… Or ces fameuses serres chauffées permettraient de pousser la production jusqu’en hiver
  • Utilisation responsable de l’énergie : chauffer des serres implique un investissement important en énergie, au lieu de laisser la nature faire son travail…

Sans oublier que pour que ces serres soient rentables, les industriels prévoient de ne les utiliser que pour 1 ou 2 fruits/légumes à haute valeur ajoutée (qui rapporte gros, quoi) = perte de diversité est donc appauvrissement des sols.

EN CONCLUSION…

Encore une fois, cette pétition est le symbole d’une économie totalement folle et incompatible avec un respect de la Nature et de l’environnement. En jugeant la prospérité d’une entreprise par sa capacité à être compétitive, rentable, stratégique, on fait passer le respect de l’environnement au second plan, plutôt que de trouver d’autres alternatives sans contourner les lois fondamentales de la Nature (mieux informer la population sur la saisonnalité des produits, renforcer la vente d’autres fruits/légumes en été, imposer des contraintes plus restrictives à l’export).

Encore une fois, l’Homme croit pouvoir dominer la Nature avec des prouesses technologiques, aveuglé par cette ambition du gain financier qui n’a plus aucun sens.

ET TOI, PETIT CONSOMMATEUR, QUE PEUX-TU FAIRE ?

Continuer à acheter des tomates hors saison confortent ces industriels dans l’idée que la demande existe et qu’elle est lucrative. Alors, si vous ne pouvez pas agir directement sur cette décision, vous pouvez agir indirectement en changeant votre façon de consommer : on achète uniquement des tomates quand c’est la saison ; c’est aussi bien valable pour les autres produits. Et on évite la grande distribution : on achète ses fruits et légumes directement chez le producteur, ou dans des épiceries indépendantes BIO.

Moi j’ai trouvé mon petit primeur près de chez moi : Le Champ des Rêves. L’offre n’est pas forcément variée, mais elle est de qualité. Les produits sont BIO dans la mesure du possible ou de saison. Je suis sûre que vous pouvez trouver des petites pépites similaires près de chez vous !

Lecture du mois : « petit guide à l’usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués »

Pour ce premier article de la série des lectures du mois, j’ai choisi de parler d’un livre qui traite d’un sujet assez personnel. Il n’est pas très récent, mais je suis tombée dessus il y a quelques semaines, alors que je cherchais un bouquin sur le développement personnel, étant en pleine « crise de confiance ». Ecrit par Béatrice Millêtre, docteur en psychologie, il s’intitule « Petit guide à l’usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués ». Ce livre parle donc de confiance en soi, d’assurance et de remise en question dans une société assez unilatérale et dirigée autour d’un mode de fonctionnement commun, qui ne s’applique pourtant pas à tous. Dès les premiers paragraphes, j’ai tout de suite été frappée par la description que faisait l’auteur sur ce type de personne en manque de confiance, qui me correspondait en tous points ; l’impression d’être à part, d’être dispersé dans son travail, le fait d’avoir des idées et des projets pleins la tête mais de ne rien pouvoir achever concrètement… Ce livre m’a rassuré ; je n’étais pas seule à ressentir tous ces gênes, mieux, ils traduisent une facette plutôt plaisante de ma personnalité. Je vous fais un petit résumé !

Avez-vous l’impression de venir de la planète Mars ?

Que signifie « ne pas se sentir très doué » ? Selon l’auteur, il s’agit de ces personnes qui ont du mal à s’intégrer dans leur travail, ou dans la société plus généralement, et qui ont l’impression d’avoir une conception globale un peu à part.

Dans son travail, cela peut se traduire par un manque de concentration et d’implication, dès lors qu’un sujet ne vous intéresse pas trop, ou que vous avez déjà tout compris. On est très vite distrait par ses pensées, ses idées et ses rêves. Ce problème, vous le connaissez depuis l’enfance. Vos professeurs ne vous qualifiaient-ils pas d’élève « dans la lune », sur vos bulletins scolaires ? Pour ma part, j’ai entendu ce reproche tout au long de ma scolarité. Et jusqu’à maintenant ! Il faut parfois me secouer ou claquer des doigts pour me sortir de mon rêve éveillé.

On a l’impression d’être long à la détente, également. Vous est-il déjà arrivé de recevoir une instruction de la part de votre supérieur, un email, mais de ne pas avoir bien compris la demande, qui parait pourtant simple ? A ce moment-là, on se sent un peu « bête », on a l’impression de ne pas bien comprendre les choses, comme tous les autres. L’histoire de ma vie…

Vous avez également un mal fou à faire des « plans détaillés » d’un projet. Pour vous, dans votre tête, vous savez où vous souhaitez aller, et comment y aller, mais il est très dur de l’expliquer aux autres. Prendre des notes, faire des comptes rendus, des tableaux… Tout cela vous parait futile. Le problème, c’est que c’est souvent ce que votre chef attend de vous, et vous allez donc soit oublier de le faire, et donc être mal vu, soit vous allez le faire en prenant un temps fou. Bref, en vous comparant à vos autres collègues qui ne semblent pas être en difficulté, vous vous sentez vraiment très mal. Vous avez également dû mal à comprendre un sujet si vous ne détenez pas les tenants et les aboutissants du sujet en question. Si on vous demande d’exécuter une tâche sans vous expliquer clairement le contexte, l’objectif et la finalité du projet, vous allez avoir beaucoup de mal à vous impliquer et à mener à bien la mission. Ou alors, vous allez chercher par vous-même, et perdre des heures à chercher le fond de chaque dossier… Jusqu’à en oublier la tâche qui vous avait été demandée initialement.

Dans la société, cette personnalité se traduit par un côté un peu « marginal ». Sans forcément être complètement différent des autres, vous vous sentez parfois un peu en décalage, et seul, même en étant entourés de tous vos amis. Sur le moment, tout va bien, vous discutez avec vos proches, vous rigolez, et puis, progressivement, vous allez vous déconnecter du groupe, vous mettre en mode « off ». Vous repartez dans vos rêves, vos pensées. Surtout si le sujet de conversation ne vous intéresse pas. Là aussi, c’est un problème car, vous voulez toujours discuter de sujets profonds, de questionnements, de philosophie, quand vos amis préfèrent parler de la dernière série à succès, du repas de la veille, des histoires du bureau, ou pire, de la pluie et du beau temps… Ce qui n’est pas un reproche bien entendu !

Mais en même temps, cette solitude, ces moments de pure introspection et de rêverie, vous en avez besoin. Vous pouvez passer un bon quart d’heure, voire plus, à réfléchir, les yeux dans le vague, à replonger dans des histoires, réelles ou non. Vous avez besoin de vous retrouver, de vous éloigner un moment de l’effervescence des pensées et opinions des autres qui vous perturbent. Pour ma part, je ne me suis jamais sentie aussi bien que lorsque j’ai voyagé seule. J’étais libre de rêver, de m’arrêter, de prendre du temps, de me retrouver avec moi-même. J’en avais besoin. En revanche, j’appréciais la compagnie de nouvelles personnes, j’étais curieuse de connaître la vie de toutes ces personnes qui venaient des quatre coins de la planète. Mais j’avais cette possibilité de choisir les moments où je voulais être seule, et les moments où je voulais être entourée. Le paradis !

Et dans la vie, vous avez souvent ce sentiment de perdre votre temps. De rater quelque chose, de ne pas faire des choses vraiment intéressantes. Vous avez besoin d’être constamment stimulé, et c’est pour cette raison que vous avez des projets pleins la tête, vous avez un esprit entrepreneurial. Et pourtant, combien de projets allez-vous vraiment mener à bien ? Vous déprimez car vous avez l’impression de ne jamais finir ce que vous avez commencé. Un blog, l’écriture d’un livre, un cours particulier… Vous commencez pleins de choses, mais vous les finissez rarement. Sur mon ordinateur, j’ai une dizaine de documents Word ; des histoires que j’ai commencé à écrire, mais que je n’ai jamais terminé. Une histoire d’amour, une histoire de science-fiction, une bande-dessinée…

En clair, toutes ces contradictions et ces traits de votre personnalité vous donnent l’impression de ne pas être très doués, de ne pas être très intelligents – bien que vous en ayez l’impression, parfois. Vous avez même parfois cette impression d’être quelqu’un de brillant, mais vous êtes vite rattrapés par les autres, vos collègues, vos amis, qui s’intègrent tellement mieux que vous, qui se sentent tellement plus à l’aise dans le fonctionnement de cette société, que vous en venez à vous dire que c’est vous, le problème. Et pourtant !

Vous n’êtes pas bêtes, vous êtes des créatifs !

Selon l’auteur, toutes ces caractéristiques ne font pas de vous quelqu’un d’anormal, bien au contraire. Vous avez une intuition très développée, vous comprenez très vite des informations importantes, vous avez une vue globale des choses, que vous percevez rapidement, quand les autres auront plutôt une vision analytique, étape par étape. Vous n’êtes absolument pas long à la détente ! Vous avez simplement besoin d’un peu plus de temps, pour comprendre le projet dans son intégralité. Mais dans le monde du travail, tout est tellement hiérarchisé et séquencé, et vous n’avez pas vraiment le temps de faire fonctionner votre cerveau avec efficacité. Vous apprenez vite, si vite que, parfois, vous vous dites qu’il y a un piège, quelque chose que vous avez oublié, et vous allez bloquer sur le sujet, tourner en rond alors que, si vous vous écoutiez, l’affaire serait déjà pliée !

Vous avez beaucoup d’imagination, aussi. Enfant, vous adoriez inventer des histoires, écrire. Dans votre chambre, vous parliez tout seul, en vous inventant des vies ou des aventures. C’est pour cette raison que vous êtes innovant, vous avez pleins de projets, farfelus parfois, à l’avant-garde, souvent. En faisant du tri dans le grenier, j’ai retrouvé des tas de petites histoires que j’écrivais, où j’étais l’héroïne dans un monde totalement imaginaire. J’inventais des choses également ; comme le tout dernier téléphone capable d’appeler un contact au simple son de la voix (ce qui n’existait pas à l’époque) …

En fait, tout ce qui est plus grand que vous, tout ce qui demande de prendre de la hauteur, du recul, sans forcément s’attarder sur des détails, ça, vous savez faire. Organiser un voyage ? Un jeu d’enfant ! Imaginer le prochain smartphone du futur, avoir des idées pour lancer une gigantesque campagne de communication, pas de problème ! A l’inverse, faire le compte-rendu d’une réunion, rédiger un PowerPoint, passer un coup de fil pour expliquer un projet à votre interlocuteur… Pour certains, c’est bien plus simple, pour vous, c’est une torture.

Vous êtes donc curieux, créatifs, innovants, intuitifs, vous apprenez vite, et pourtant, vous n’y arrivez toujours pas. D’où vient ce mal être ?

Raisonnement intuitif vs séquentiel

Selon l’auteur, si vous avez ce ressenti, c’est simplement parce que la société est basée sur des modèles et des règles qui s’appliquent à la majeure partie de la population, mais pas à tous. La majorité de la population a un raisonnement que l’on appelle « séquentiel ». Il s’agit d’un raisonnement dans lequel chaque action sera découpée, indépendante, et par conséquent, ces personnes seront attachées aux détails, aux procédures, aux process. Leur mode de fonctionnement est méthodique. Ils ont de grandes facilités à suivre les instructions à la lettre, sans s’éparpiller. Minutieux, ils font attention à tous les petits détails, et sont généralement très ordonnés. Ça ne vous ressemble absolument pas, n’est-ce pas ? Comme je vous comprends… Dans la société, la majeure partie de la population fonctionne avec ce raisonnement séquentiel. Et tout est donc construit pour ce mode de fonctionnement : les procédures, la hiérarchie, les règles au travail ; à l’école, l’apprentissage, où un professeur nous donne les instructions que l’on doit suivre à la lettre. Être ordonné est bien vu, mais être « bordélique » même en ayant un bordel bien organisé, est vu négativement. De manière générale, une personne qui sait répondre aux ordres, de manière automatique et analytique, est bien plus appréciée qu’une personne qui remet tout en question, qui propose plein d’idées sans vraiment savoir d’où elles viennent, ou qui rêve souvent. Par conséquent, vous, qui avez plutôt un raisonnement « global et intuitif », allez avoir dû mal à vous intégrer. Ce n’est donc pas vous le problème, c’est la société qui n’accepte pas les différences !

Comment reprendre confiance en soi?

Dans son livre, l’auteur donne quelques conseils pour arriver à trouver sa place dans une société qui n’a pas de siège adapté à nous. Notre cerveau fonctionne différemment, c’est un fait, alors faites en sorte de le laisser s’exprimer ! Nous avons la capacité de comprendre un projet de manière globale, sans pour autant s’attarder sur chaque détail. Mais pour cela, il faut laisser le temps à son cerveau de rassembler toutes les informations. Et vous savez comment faire ? Eh bien, en ne faisant rien ! Nous avons cette faculté de travailler « inconsciemment », notre cerveau est constamment en ébullition. Donc, quand vous recevez une information, un dossier, lisez-le, puis allez vous promener, lisez un livre, faites autre chose. Cela peut paraître déroutant, mais l’auteur explique que c’est en vous éloignant du sujet que votre cerveau peut faire son travail. Pour ma part, j’ai souvent l’impression que j’ai mieux compris un sujet, ou que je retiens mieux une information en y revenant le lendemain. Sur le moment, je n’avais pas compris.

Ensuite, il faut organiser ses pensées, prioriser. Certes, vous avez besoin de partir dans pleins de directions différentes, de réfléchir à tout et rien à la fois. Cependant, pendant quelques heures, il faut essayer de se concentrer sur un sujet, et un seul. C’est très difficile au début, mais c’est un exercice qui vous permettra de mieux cadrer vos réflexions et d’être plus efficace, de finir vos projets. Mais gardez en revanche des moments pour rêver, partir dans des délires et des projets comme vous savez si bien le faire, votre cerveau se nourrit de ça.

Il faut aussi savoir « s’arrêter ». Lorsque vous avez achevé une tâche, lorsque vous avez le sentiment d’avoir atteint votre objectif, il faut passer à autre chose. Vous auriez bien entendu la possibilité d’aller encore plus loin, de remettre en question certains points, et de tout revoir, mais vous perdriez du temps et l’objectif que vous vous étiez fixés au départ.

En clair, apprenez à maîtriser votre cerveau, le canaliser, tout en le laissant s’exprimer au bon moment !

Lorsque j’ai lu le titre de ce livre, je l’ai trouvé un peu prétentieux, au départ, car je ne me trouve pas particulièrement intelligente. Et c’est en fait tout l’objet de ce livre ; il faut arriver à reprendre confiance en soi, assumer ses capacités, dans un monde qui ne nous ressemble pas. C’est très difficile, je le conçois, et il va falloir un long chemin avant d’arriver, enfin, à se sentir bien dans un monde qui n’est pas fait pour nous. Je remets toujours tout en question ; dans mon travail, j’ai un mal fou à me concentrer car je pense à mon blog, à mes projets, à mon livre… Je m’éparpille, je m’égare, et je m’auto-flagelle constamment, me sentant incapable face à des collègues qui semblent tout savoir et tout réussir.

Si je peux également donner un autre conseil, c’est de ne jamais se comparer aux autres. Comme nous venons de le voir, nous sommes différents jusqu’au fonctionnement même de notre cerveau. Si une personne arrive à faire quelque chose que vous ne réussissez pas, ce n’est pas grave ! Vous, vous arrivez certainement à faire quelque chose qu’elle ne peut pas faire. Votre collègue sait faire des comptes-rendus, de super PowerPoint ? Elle est force de proposition, réussit chaque tâche avec brio ? Tant mieux. Mais vous, vous avez des idées pour changer le monde, pour changer la société, vous seriez capable d’être entrepreneur, de monter votre entreprise. Peut-elle en dire autant ?

Votre amie est très appréciée, elle est très populaire. Très sociable, elle parle facilement avec les autres, a de l’assurance et sait ce qu’elle veut dans la vie. Tant mieux. Mais vous, vous avez ce côté mystérieux, vous rêvez, vous aimez bousculez les règles, les choses établies, vous réfléchissez beaucoup. Vous pouvez donc parler pendant des heures de sujets passionnants. Et ça, c’est une belle qualité !

ChangeNOW : le rendez-vous des entrepreneurs de la « Positive Impact »

Samedi 29 Septembre, je serai au salon « Change NOW : International Summit for Change » , qui aura lieu à la Station F, à Paris. Ce rendez-vous annuel, qui en est à sa seconde édition, a pour objectif de mettre en avant des start-ups et entrepreneurs qui développent des solutions pour répondre aux enjeux environnementaux et sociétaux de notre époque. Des innovations « For Good », qui ne génèrent pas de croissance au détriment de la planète, et qui font en sorte d’avoir un impact positif sur notre société. Il me tarde d’y être !

Un rendez-vous qui fait le lien entre entrepreneuriat et écologie

ChangeNOW est le premier évènement qui s’intéresse à la « Positive Impact », ou tout simplement l’impact positif, en français. L’impact positif, en terme économique, est un principe qui consiste à optimiser et permettre la croissance d’une entreprise ou d’une économie, tout en prenant en compte les paramètres naturels et environnementaux. Et il serait erroné de penser que les jeunes entrepreneurs n’ont en tête que le profit et l’appât du gain.
Il suffit de se rendre compte, dans l’alimentation par exemple, du nombre de start-ups qui proposent de faciliter l’accès aux produits de saison, au zéro déchet ou aux produits bio… Selon Santiago Lefèbvre, CEO de l’évènement ChangeNOW, « Il y a un mouvement générationnel fort derrière cela. […] C’est à notre génération d’agir, aujourd’hui, et d’être le changement attendu. Et c’est un sentiment, une prise de conscience, qui est de plus en plus partagée ».

De belles initiatives mises en avant

Près de 100 start-ups seront présentes à la Station F pour proposer leurs idées, parmi elles :

  • Sea Bubbles, les bateaux volants permettant une mobilité sans émission en ville
  • Fermes d’avenir, qui met en avant la permaculture et le retour à une agriculture durable
  • MeetMyMama, qui propose des plats concoctés par des femmes immigrées venues des 4 coins du monde
  • TechFugees, qui utilise la technologie pour répondre à la crise des réfugiés
  • Svalbard Seed Vault, pour préserver la biodiversité agricole mondiale

Pour en savoir plus sur l’évènement, rendez-vous sur la page officielle de ChangeNOW : http://www.changenow-summit.com/

L’écologie : 4 hypothèses pour comprendre pourquoi le monde s’en fiche

Depuis l’annonce fracassante de Nicolas Hulot et sa démission du gouvernement, le sujet de l’écologie a soudain grimpé l’échelle de priorité dans le quotidien des français qui ont, pendant quelques jours, compris le danger de notre mode de vie actuel et la nécessité d’agir vite pour de ne pas subir un désastre climatique. Seulement voilà, aussi rapide a été cette prise de conscience, aussi vite elle semble s’estomper et redescend au second, voir troisième ou quatrième plan, loin devant d’autres sujets de société. Ce désintérêt de l’Homme pour la nature est une problématique qui m’importe de plus en plus, et dans cet article je vais essayer de comprendre comment on en est arrivés là.


La semaine dernière, j’ai été interpellée par une annonce du chef de l’ONU, Antonio Gutierres, qui alerte les populations sur les risques immédiats du changement climatique. Selon lui, il nous reste 2 ans pour tenter d’enrayer la crise climatique. A l’horizon 2020, si rien n’est fait, il sera trop tard. Son annonce peut sembler extrême et un peu alarmiste, néanmoins, lorsqu’il indique un agenda aussi serré (2 ans, ça passe très vite), son avis a tout de même le mérite de s’y intéresser et de se poser quelques questions. Cependant, dans mon entourage, cette annonce n’a pas fait beaucoup de vagues, et si j’ai pu entendre ça et là, ce type de commentaires : « c’est vrai que c’est grave », « de toute façon on détruit la planète », « oui, les gouvernements ne font rien » … Concrètement je n’ai pas réellement vu d’actions de la part de ces personnes pour changer leurs habitudes. Je me suis donc demandé pourquoi notre pauvre planète Terre n’arrivait pas à attirer un tant soit peu d’attention sur elle.


Ma réflexion sur le sujet du désintérêt de la population à la crise écologique a été inspirée d’un article très intéressant du magazine Reporterre, intitulé « Pourquoi le drame écologique mobilise-t-il si peu ? » Leurs différentes analyses sur le plan social mais aussi psychologique de l’individu, permettent de mieux comprendre l’immobilisme et le déni de la société face à la question environnementale. J’ai également lu le livre de Raj Patel, « Comment notre monde est devenu cheap », qui s’intéresse à la séparation entre la société et le tissu du vivant. Au fil de mes lectures, j’ai réussi à rassembler toutes ces informations en quatre hypothèses, qui permettent de répondre à cette question de l’inertie des Hommes à la crise écologique.

Il y a d’autres problèmes « plus graves » à gérer au quotidien

La première hypothèse émise est que l’être humain ne peut s’intéresser à la cause climatique s’il n’est pas satisfait. Pour comprendre le principe de satisfaction et d’accomplissement de soi, on peut se référer à ce schéma bien connu, qui détaille en 5 domaines, les besoins vitaux d’un être humain : la fameuse Pyramide de Maslow, également appelée la Pyramide des besoins.

​​Selon Reporterre, si les besoins vitaux ne sont pas assurés, il est difficile pour un individu de se focaliser sur d’autres sujets qui ne l’impliquent pas directement. En effet, si les besoins physiologiques, par exemple, ne sont pas atteints (manger, boire, respirer), il parait compliqué de pouvoir s’intéresser au changement climatique. Lorsqu’on a des difficultés à assouvir ses besoins de sécurité (payer son loyer par exemple), la crise écologique nous parait comme le cadet de nos soucis. Il faudrait donc atteindre le haut de la Pyramide, à l’étape de l’accomplissement de soi, pour pouvoir enfin être serein et s’intéresser à son environnement. Le problème, c’est que peu de gens, finalement, arrivent à atteindre le haut de la pyramide. Dans une société basée sur le matériel, le travail et l’argent, les sentiments de frustration et d’insatisfaction sont constants et permanents. L’économie est instable, et le sentiment de sécurité n’est jamais réellement atteint. Quant aux besoins d’estime, il ne peut être atteint que si on a la capacité de s’aimer soi même et d’être en phase avec sa personne ; malheureusement, la routine effrénée dans laquelle nous vivons ne nous permet pas de prendre le temps de se recentrer sur soi.


En partant de ce postulat, on peut se dire que les personnes qui s’intéressent à la crise écologique sont ces personnes qui ont réussi à atteindre le haut de la Pyramide. Et qui sont ces gens ? Les personnes aisées ou du moins stable économiquement, au détriment des personnes plus modestes…  C’est d’ailleurs pour cette raison qu’une critique était émise sur le fait que l’écologie n’était qu’une affaire de riches, autrement dit ceux qui auraient atteint le haut de la Pyramide, et qui pourraient enfin s’y intéresser.


Et quand on parle de riches, de pauvres et d’inégalités sociales, un autre point important rentre en ligne de compte : l’argent. C’est un des arguments émis par les personnes qui ne veulent pas s’intéresser à la cause environnementale : le bio coûte trop cher, et toutes les initiatives permettant d’adopter un mode de vie durable coûtent de l’argent. Pourtant lorsqu’on s’y attarde un peu, adopter une démarche zéro déchet et parfois bien plus économique que de vivre dans un monde de consommation de masse.
Mais il est trop facile de jeter la pierre sur les familles modestes qui n’ont pas le temps de se préoccuper de la crise écologique. Certaines personnes, qui sont plutôt stables économiquement et socialement, et qui sont bien partis pour grimper avec succès cette fameuse Pyramide, ne s’intéressent pourtant toujours pas à la cause environnementale. Pourquoi ?

La routine et le confort : dur de s’en débarrasser!

Une citation de Sylvie Granon, citée dans l’article de Reporterre, illustre parfaitement cette deuxième hypothèse : « Quelqu’un qui propose de continuer comme d’habitude aura toujours raison face à quelqu’un qui appelle à changer ». Ce fait peut se vérifier dans tous les domaines : réformes, changement de travail, d’alimentation… De manière générale, le changement est un acte « violent » pour l’organisme. Il implique de se ré-adapter, de perdre ses repères, en clair, de perdre sa zone de confort, si douce, agréable, et pratique ! Car notre mode de vie actuel est basé sur la praticité : sacs en plastiques, plats préparés, voiture, transports… Tout est fait pour nous rendre la vie facile, au détriment de la nature et de la planète. Changer son mode de vie pour adopter un modèle plus durable, implique donc de faire une croix sur un confort, et ça, ça ne plait pas aux êtres humains en général.


Pourtant, lorsqu’on se confronte au changement, on réalise à quel point il est bénéfique, tant sur le point sociétal que psychologique. Je vous recommande de lire une étude très intéressante de l’organisme Alter&Go sur les français et le changement, à lire ici. Dans cette analyse, on comprend que, malgré le fait que les français soient optimistes face au changement, l’idée de changer leur fait peur, et s’ils doivent changer, il faut que leur changement ait un sens, qu’il puisse reconnaître de manière tangible et quantifiable, l’impact de leurs efforts. Et c’est à partir de là qu’on arrive à la troisième hypothèse.

Le changement climatique, ça ne se voit pas et on ne le comprend pas

Cette troisième hypothèse repose sur le principe de dissonance cognitive. La cognition, représente le système de pensées, de croyances, d’émotions et d’attitudes, construites au cours de sa vie et qui façonnent la réflexion de l’être humain. La dissonance cognitive survient quand un événement perturbe ce système, et quand les différentes composantes du système rentrent en contradiction. Ici, l’évènement perturbant est le sujet du changement climatique. En effet, l’information est souvent décousue, et est difficile à comprendre : d’un côté les ONG qui envoient des signaux d’alerte pré-apocalypse, de l’autre côté les gouvernements qui n’ont pas l’air de vraiment s’alarmer, puis les ONG qui annoncent des délais qui vont de 2 ans à 50 ans, de l’autre côté un dirigeant d’une des premières puissances mondiales qui affirme que le réchauffement climatique n’est qu’un complot… Bref, la population ne comprend pas très bien ce qui se passe, et dans ce cas-là, un phénomène naturel se produit : le déni, ou la négation du sujet. Le cerveau préfère occulter l’information, on bouche les oreilles et on agit comme si le problème n’existait pas.


Il faut ajouter à cela le fait qu’on a du mal à se projeter sur un problème, lorsqu’on ne le ressent pas émotionnellement. En effet, le changement climatique se ressent pour les populations directement affectées : les victimes de typhons, de tsunami, de famine… Mais pour les occidentaux, à part un été très chaud, on n’a pas vraiment l’impression que le réchauffement climatique est un phénomène particulièrement inquiétant. Alors pourquoi changer ses habitudes ?


Enfin, il y a le phénomène de rejet sur l’autre. Lorsqu’on ne comprend pas un sujet, on préfère rejeter la responsabilité sur un autre. Dans le cas de la crise écologique, on estime que c’est aux gouvernements d’agir et de changer, et pas nous. Cette opinion n’est pas foncièrement inexacte: c’est en effet aux pouvoirs publics de mettre tout en œuvre pour permettre à tous d’aborder la transition écologique. Cependant, les actions individuelles de chacun ont également leur impact, et peuvent réellement jouer un rôle. Mais il est très difficile de s’en rendre compte, car le modèle économique dans lequel nous vivons nous coupe de la réalité environnementale et de son intérêt. On en arrive à la quatrième et dernière hypothèse.

Nature et Société : deux entités incompatibles ensemble?

Nicolas Hulot, dans l’entrevue qui a précédé l’annonce de sa démission du gouvernement, a démontré cette hypothèse par un fait simple : selon lui, la « communauté internationale […] s’évertue à entretenir voire à réanimer le modèle économique marchand qui est la cause de tous ces désordres ». Autrement dit, notre modèle économique, basé sur le capital et la marchandise, est la cause du réchauffement climatique et de l’inertie des peuples face à la crise écologique. Et, en effet, lorsqu’on s’intéresse à l’économie de marché, au capitalisme et à la recherche constante de cette idée de « profit », on réalise que, finalement, la Nature n’a pas réellement sa place dans notre société. Pourtant, comme l’explique Raj Patel dans son livre « Comment notre monde est devenu cheap », la Nature et la Société ne devraient pas fonctionner comme des entités autonomes, mais devraient se compléter, car « tout ce que font les hommes est coproduit par le reste de la nature : nourriture, vêtements, maisons et lieux de travail, routes, voies de chemin de fer, aéroports, de même que les téléphones et les applications ». Nous utilisons la Nature pour faire du profit, mais le profit ne bénéficie pas à la Nature. Dans son livre, Raj Patel nous explique que ce modèle existe depuis bien plus longtemps qu’on l’imagine : à l’époque du système féodal, le pouvoir était prédominant sur le respect de l’agriculture et des sols. Par conséquent, c’est tout un modèle global économique qu’il faut réformer. La bonne nouvelle, c’est que ce système est actuellement en train de s’essouffler, mais sans l’appui et la force des individus sur les pouvoirs publics, on peut craindre une résurrection de ce modèle non durable.


Enfin, la séparation depuis toujours de la Nature et de la Société a comme conséquence une déconnexion des Hommes avec la Nature. Une illustration concrète est le fait que de nombreuses personnes ne savent pas que les tomates ne poussent pas en hiver, car il y a des tomates toute l’année au supermarché. Ça parait anodin, mais ce fait démontre une réelle perte de conscience de la normalité ou non, de certains faits naturels. Quelqu’un qui naît à une époque où les températures avoisinent les 40 degrés à Paris, pensera que c’est normal, or ça ne l’est pas. Dans notre société, nous n’avons plus de lien avec la Nature, donc nous ne la connaissons pas, ou plus. D’où l’importance d’éduquer la nouvelle génération et de reconnecter les enfants avec la Nature, afin qu’ils puissent prendre la mesure des changements qu’a provoqué le réchauffement climatique.

Mes pistes de réflexions pour tenter de sensibiliser à la cause environnementale

  1. Le bien-être : on l’a bien compris, si la Pyramide de Maslow n’est pas atteinte, l’environnement passe au second plan. Il faudrait donc se diriger vers un modèle plus humain, qui mettrait en avant l’accomplissement et le bien-être de l’individu avant tout.
  2. La compréhension : pour pouvoir s’intéresser à un sujet, il faut le comprendre. Simplifier l’information et la rendre accessible, et selon moi primordial (c’est tout l’intérêt de mon blog :)). De plus, il faut se reconnecter avec la nature : plus d’espaces verts, plus d’éducation à l’écologie et à l’environnement pour les enfants.
  3. Le dépassement de soi : OUI au changement ! Cette piste est valable pour tout. Selon moi, pour pouvoir s’accomplir et avoir une vie riche et bien remplie, il faut pouvoir se renouveler et changer constamment. Il ne faut pas avoir peur du changement car le cerveau est capable de s’adapter facilement. C’est le changement qui permettra aux individus d’accepter un nouveau modèle économique et social.
  4. Les pouvoirs publics : enfin, même si la société civile a son impact sur l’environnement, les gouvernements ont également une grosse part du gâteau. Pétitions, manifestations, actions… Il faut arriver à faire comprendre aux gouvernements que nous sommes prêts pour le changement, et que nous aborderons le virage de la transition écologique, avec ou sans eux.

Et moi, dans tout ça ? Pourquoi suis-je touchée par ce sujet ?

Si on reprend les hypothèses de mon article, les raisons pour lesquelles je suis intéressée par la cause environnementale sont, dans un premier temps, que j’aurais atteint le haut de la Pyramide de Maslow… Du haut de mes 27 ans, je ne suis pas certaine de pouvoir dire que j’ai totalement atteint l’accomplissement de ma personne ! Cependant, il est vrai que mes besoins physiologiques sont atteints (je peux me nourrir, boire et respirer), j’ai un sentiment de sécurité de par le fait que j’ai un foyer, j’ai des amis et une famille plutôt équilibrée, j’ai un travail qui me permet d’avoir une certaine « estime » de moi-même, mais SURTOUT, j’apporte beaucoup d’importance à la découverte de mon bien-être intérieur, en voyageant et en faisant des activités seules notamment, et enfin, au-delà de tout ça, j’ai des convictions et une envie de partager mon maigre accomplissement avec les autres. Mais tout ça n’est pas éternel : je peux tout perdre du jour au lendemain, et des pans de ma Pyramide peuvent s’effondrer. Cela voudra-t-il dire que je me désintéresserai totalement de la crise écologique, à ce moment-là ? Peut-être, mais c’est justement là qu’il faudra se battre et réussir à surpasser ses problèmes, pour garder en tête l’importance de vivre sur une planète qui respire correctement.


Dans mon entourage, l’environnement n’est pas forcément une problématique qui intéresse beaucoup de monde. J’aurai donc pu me rallier aux opinions de mes proches et faire comme eux. Mais c’est au cours de mes voyages et de mes réflexions, que j’ai compris que l’inertie n’était pas la bonne solution. Pour finir, j’ai réalisé à quel point l’environnement pouvait également avoir un impact sur notre santé, et ça, ça a été le vrai déclic. A vous maintenant de trouver VOTRE déclic !

Sources :

https://reporterre.net/Pourquoi-le-drame-ecologique-mobilise-t-il-si-peu https://www.rtl.fr/actu/politique/l-ecologie-fait-un-bond-spectaculaire-dans-les-priorites-des-francais-7794808375

https://alteretgo.fr/les-francais-et-le-changement/

Raj Patel, « Pourquoi notre monde est devenu cheap », éditions Flammarion, 2017

Qui n’aime pas NYC ? La Grande Pomme au goût amer

En lisant ce titre, certains vont se dire « Ah, enfin quelqu’un qui pense comme moi ! » et d’autres vont se dire « What ? Elle est folle, je quitte ce blog sur le champ ». Soyons clairs, ni l’un ni l’autre n’ont raison. J’ai vécu un an et demi dans cette ville et je suis tombée amoureuse de cette magnifique cité. Cependant, je comprends ceux qui ont ressenti une certaine déception, par rapport à ce qu’ils s’attendaient à voir en arrivant à New York : les yeux pleins d’étoiles, l’impression d’être le personnage principal d’une série ou d’un blockbuster hollywoodien. Plus que de la déception, des personnes dans mon entourage ont même « détesté » cette ville. J’ai moi-même éprouvé une certaine frustration, dans certaines situations que j’ai vécu au cours de mon séjour. Dans cet article, je vais essayer d’énoncer les différentes raisons entendues autour de moi pour lesquelles les gens ont été déçus de cette fameuse ville, et je donnerai mon avis sur ce constat.

« New York est une ville sale »

Times Square. L’épicentre de Manhattan, LE lieu qu’il ne faut pas rater lorsqu’on va à New York City, au moins pour le principe. Car il y a bien d’autres endroits magnifiques et représentatifs de l’âme de cette ville (mais ce n’est pas le sujet ici). Donc, vous mettez les pieds à Times Square, et là, au-delà des impressionnantes lumières et projecteurs qui vous éblouissent, c’est la saleté et les odeurs qui vous marquent. Beaucoup de détritus, de poubelles qui s’amoncellent sur les trottoirs, des effluves mêlées d’odeurs de pollution et déchets… On ne peut pas le nier, une partie de vos clichés de NYC ne seront définitivement pas « instagram-friendly ».


Effectivement, la gestion de la propreté de la ville est quelque peu particulière : les poubelles sont déposées à même le trottoir, pour être ensuite récupérées au petit matin par les éboueurs. Du coup, des montagnes de détritus jonchent votre chemin tout au long de la journée, laissant échapper des odeurs pestilentielles et une vue peu ragoutante sur les derniers repas du voisin. Pour une ville aussi dynamique, c’est un comble de ne pas avoir des installations sanitaires plus moderne. Mais, à l’inverse, les espaces verts dans la ville sont très propres ; Central Park, notamment, est très agréable à visiter : pas d’excréments d’animaux, ou de bouts de papier par terre. De manière générale, les services publics (propreté, transports en commun) ne sont pas les plus développés à New York, paradoxalement à des initiatives privées beaucoup plus innovantes (jardins souterrains, éco-mobilité, etc.). C’est une problématique sur laquelle les pouvoirs publics américains se penchent et tentent d’améliorer.

« New York est une ville étouffante »

Restons à Times Square. Vous vous êtes faits à l’idée que, à part les panneaux publicitaires mythiques du lieu, vous n’aurez pas beaucoup d’autres lieux à prendre en photo. En revanche, si vous devez prendre un seul lieu en photo, vous aimeriez quand même pouvoir faire votre plus belle pose devant l’objectif. Oui, vous allez pouvoir vous prendre en photo, mais il va falloir attendre bien dix minutes, afin que tout le monde passe devant vous, et malgré ça, vous serez très certainement accompagné d’une dizaine de personnes devant ou à côté de vous, sur votre cliché. Ensuite, il va falloir se frayer un chemin dans les magasins, et selon le jour et l’heure où vous visitez Times Square, il y a de fortes chances que vous ayez à marcher à petits pas, à la queue-leu-leu, tant le trottoir sera bondé. Sans oublier les éternels travaux qui vous forceront à dévier votre route, et les bruits qui vont avec. Enfin, il faudra prendre le métro, et le moins que l’on puisse dire, c’est que la proximité et le contact humain seront de mise.


Durant votre séjour dans la Grande Pomme, vous allez forcément devoir vivre ce genre de situations. Si vous habitez dans une grande ville comme Paris, par exemple, vous êtes habitués. Pour des habitants de villes plus petites, cela peut surprendre et être désagréable. New York est considérée comme une mégalopole, et qui plus est une mégalopole mondialement connue. Alors oui, il y aura du monde, il y aura des travaux et de la pollution, mais comme toute grande ville qui se respecte, malheureusement. On ne peut pas lui en vouloir d’être victime de son succès. Si je peux donner un conseil, ça serait de ne pas s’attarder dans les endroits trop touristiques, et pour avoir un petit moment de tranquillité dans le tumulte New Yorkais, il faut se rendre plutôt dans le sud de Manhattan, vers West Village et Lower Manhattan, ou à Brooklyn. Pour ma part, lorsque je souhaitais avoir un peu de calme, j’adorais me promener sur les bords de l’Hudson River, en partant de Chelsea jusqu’à Wall Street, puis me rendre à Brooklyn et arpenter les rues de Greenpoint, Williamsburg et Cobble Hill. Vous pourrez admirer les bâtiments et architectures historiques de la ville, dans le calme.

« Choqué par la pauvreté à New York »

Toujours dans le métro, quittant Times Square pour vous rendre au mémorial du World Trade Center, Ground Zero, vous êtes frappés par les sans-abris qui partagent la rame avec vous, ou qui errent sur les quais du métro. Des sans-abris, vous en avez déjà vu, mais à New York City, ils semblent tous être dans une situation particulièrement précaire. Malades, ou mentalement très instables, ils devraient normalement être placés dans des centres spécialisés. Certains souffrent d’ handicaps qui sont la conséquence d’un manque de suivi médical lors d’un accident, par exemple. Le contraste entre les fastes et les mondanités de la Fifth Avenue est frappant, et le mythe de la ville parfaite dépeinte dans les films s’estompe doucement.


Ce constat peut être fait dans n’importe quelle ville des États-Unis. A San Francisco, par exemple, le nombre de sans abris se piquant le bras ouvertement pour se droguer, allongés dans le quartier d’Union Square, est affolant. A Santa Barbara, ils sont des dizaines à avoir élu domicile sur les trottoirs de State Street, la fameuse rue commerçante de la ville. Ce n’est pas une révélation, les États-Unis sont critiqués depuis toujours pour le manque d’aides sociales, d’accompagnement et de solidarité envers les plus démunis. New York City ne déroge pas à la règle; j’ai été touchée par le désespoir et l’état critique de certains sans-abris, notamment à Harlem, dans le nord de Manhattan.
Cependant, beaucoup d’aides spécifiques à la ville sont mises en place, pour soutenir les New Yorkers qui en ont besoin. Access NYC, par exemple, est un outil accessible à tous, permettant d’accéder rapidement à tous les programmes d’aides disponibles sur le territoire. New York Cares , est une organisation proposant des actions de volontariat à travers la ville, et il est très simple de trouver un programme de volontariat selon le domaine, sur le site. De nombreuses initiatives gouvernementales sont donc mises en place pour trouver une solution à un problème bien trop important et décevant pour une ville flamboyante telle que New York.

« Vivre à New York, c’est trop cher »

Après une journée mouvementée entre Times Square et Wall Street, vous décidez de terminer la journée autour d’un verre dans un bar sympa à East Village, pas trop fancy. Pourtant, en ouvrant la carte, vous vous rendez compte qu’il est quasiment impossible de profiter d’un restaurant à New York sans une addition d’au moins 30 à 40€ / personne. Un cocktail seul coûte 15€, une pinte de bière 8€. Sans oublier les « tips » qu’il faudra donner à la fin. Vous avez déjà un budget serré du fait du prix de votre hébergement (150€ la nuit, une moyenne), alors vous grincez des dents en sirotant votre mojito.


C’est un point sur lequel je ne pourrais pas contre-argumenter : la ville de New York est effectivement beaucoup, beaucoup trop chère. Selon que vous vivez habituellement dans une grande ville ou un village plus éloigné, cela peut être plus ou moins choquant pour vous. Une amie, par exemple, n’a pas aimé la ville de New York car en comparaison à son lieu de vie habituel, la Grenade, en Espagne, où les prix sont dérisoires, tout en ayant des cocktails et des plats de qualité, les prix étaient parfois 50 à 70% plus chers. On peut donc le ressentir comme du vol, ou du gaspillage d’argent. Et il faut ajouter à cela le loyer ! New York est deuxième au classement des villes les plus chères au monde, notamment dans l’immobilier. Un loyer moyen à Manhattan, coûte 1100€… En colocation ! Pour un studio seul, il faut compter entre 1500€ et 2000€ minimum. C’est trop, surtout que les immeubles ne sont pas forcément les mieux bâtis et les plus aboutis. C’est d’ailleurs une des raisons qui m’ont poussé à terminer mon aventure à New York. Ce n’était pas la raison principale, bien sûr, mais ça a fortement joué dans la balance. L’idée de payer pendant des années un appartement en colocation à 1200€ / mois ne m’enchantait pas du tout.

Et pourtant…

Pour conclure, je dirai que pour apprécier New York, il faut voir au-delà des inconvénients de cette immense ville, et qu’il ne faut pas se fier à ce que l’on voit à la télévision et dans les sitcoms américains. Je dis toujours que la ville de New York a une « aura », une sorte d’âme qui survole la ville, et une fois qu’on aura ressenti cette âme, et qu’elle sera entrée en nous, notre vision de NYC ne sera plus du tout la même. On en oubliera la pauvreté, la saleté, le trop plein de monde, et on réalisera à quel point chaque quartier de la ville a sa spécificité, son style, on admirera les New Yorkers, ces locaux qui sont des purs produits de cette ville si spéciale. Et une fois qu’on aura compris le vrai charme de la ville, on fera soi même partie de la ville, et à partir de là, on ne pourra plus la quitter ! Pour ma part, il m’a fallu 6 mois pour que cette ville m’aspire et me fasse tomber sous son charme.

Aujourd’hui, rien qu’en écrivant cet article, j’ai ressenti une nostalgie et une envie folle de retourner là-bas et y retrouver mes petites habitudes ; mes promenades à vélo, mon traditionnel moment « cookie » chez Levain Bakery, ma visite de musées et d’expositions, ou juste observer: à Wall Street, les employés en costard cravate qui grouillent et s’encastrent dans des bâtiments si hauts qu’on y voit plus le ciel. A Harlem, cette vieille dame discutant avec les jeunes enfants du quartier, ou balayant son porche devant sa maison. N’ayez pas peur de cette ville, allez voir de vous-même, comprenez là, et elle saura vous accueillir à bras ouverts.

Boulettes veggie : courgette, fromage, curry

Ces délicieuses boulettes végétariennes sont gourmandes et bien parfumées. Le petit plus? L’avoine, qui leur ajoute une texture fondante…. Elles remplacent facilement des boulettes de viandes dans un plat avec du riz. Vous pouvez également les accompagner de sauce tomate; elles transformeront vos spaghettis marinara en délicieux plat veggie!

Pour une dizaine de boulettes :

TEMPS DE PRÉPARATION : 20 minutes
TEMPS DE REPOS : 30 minutes
TEMPS DE CUISSON : 15 minutes

Ingrédients

  • 80 g de flocons d’avoine
  • 1 petite courgette
  • 1 demi oignon
  • 1 gousse d’ail
  • 2 cuillères à soupe de persil plat hâché
  • 30 g de fromage râpé
  • 2 œufs
  • 1 cuillère à soupe rase de curry
  • Huile d’olive
  • Sel, poivre
  1. Éplucher l’oignon, les émincer finement en petits dés puis les faire revenir dans l’huile d’olive, dans une poêle à feu moyen. Quand les oignons sont bien fondants, réserver.
  2. Laver et râper la courgette, puis placer dans un large bol avec la gousse d’ail pressée, le persil hâché, les oignons émincés, le  fromage et les flocons d’avoine. Bien mélanger.
  3. Ajouter les épices : curry, sel, et poivre.
  4. Dans un petit bol, mélanger les 2 œufs et 2 cuillères à soupe d’eau, mélanger doucement.
  5. Ajouter le mélange aux œufs à la préparation de courgettes, et bien mélanger le tout!
  6. Laisser reposer au réfrigérateur pendant 30 minutes.
  7. Façonner des boules avec cette préparation, puis les faire rissoler sur chaque face dans une poêle avec de l’huile chaude, feu moyen. Les boulettes doivent être bien dorées.
  8. C’est prêt!

4 aliments industriels à éviter pour vos enfants

De toutes les catégories de personnes touchées par la malbouffe et les méfaits de l’alimentation industrielle, les enfants en sont les premières victimes. Partant souvent d’une bonne intention, les parents qui ne sont pas assez informés font confiance à l’industrie agroalimentaire et à la grande distribution, qui redoublent d’ingéniosité pour les convaincre que leurs produits sont remplis de vitamines, calcium et autres nutriments nécessaires au bon développement de l’enfant. Mais derrière les packagings colorés et les mascottes mignonnes, il n’en est rien. Si certains produits sont bien moins nutritifs qu’ils en ont l’air, d’autres sont carrément dangereux et nocifs pour l’enfant, à long terme. Mais ça ne dérange pas les industriels qui usent de leur créativité pour attirer les enfants et les parents à acheter leurs produits… Petit coup de gueule !

1 – Les céréales fourrées pour enfants

Les céréales sont, pour la majeure partie des français, l’aliment de base du petit déjeuner. Pour les enfants, c’est également un moment apprécié. C’est bon, c’est sucré, c’est coloré, ils sont contents, et les parents aussi. Mais bien souvent, les parents oublient quel est le but premier des céréales au petit-déjeuner : apporter des fibres, pour l’équilibre intestinal. Le mot « céréales » donne bien l’impression qu’on va apporter de bonnes choses à son enfant, mais en réalité, lorsque l’on regarde le tableau des valeurs nutritionnelles, c’est la panique à bord…

Pourquoi c’est nocif ?

Les céréales fourrées (à l’image des Trésors de Kellog’s, par exemple) et les céréales soufflées (les fameuses « miel pops » et autres boules soufflées au miel) contiennent un taux de sucre affolant, et très peu de fibres. Pour vous donner une idée concrète : L’OMS recommande de limiter l’apport en sucres rapides à 25g maximum pour l’adulte et l’enfant, soit 6 cuillères à café. Pour les fibres, il est conseillé d’apporter environ 15g de fibres par jour à son corps.

  • En moyenne, les céréales fourrées contiennent 26g de sucres, soit plus de 6 cuillères a café. En un bol, un enfant consomme donc quasiment la totalité de son « capital sucre » pour la journée, en sachant qu’il consommera ensuite un dessert au déjeuner, puis son goûter, puis encore un dessert au dîner… Bref, il va certainement exploser son quota de sucre à la fin de la journée.
  • Les sucres présents dans les céréales fourrées sont des sucres rapides. Ce qui signifie que l’enfant aura très certainement faim tout de suite après le petit déjeuner et aura tendance à grignoter.
  • Ces mêmes céréales contiennent en moyenne 3g de fibres. C’est trop peu ! Les céréales doivent apporter en moyenne 7g de fibres. Le reste sera apporté par les fruits et légumes.

Enfin, le bouquet final : toutes ces céréales contiennent beaucoup trop de gras saturé. Le gras saturé est d’origine animale (présent dans les laitages, beurres, viandes), et fait partie de ce qu’on appelle le « mauvais » gras. De manière générale, il faut éviter d’en consommer, même s’il est difficile d’y échapper, surtout dans les produits transformés. Dans ce type de céréales pour enfants, on en retrouve en moyenne 4g… C’est beaucoup trop, sachant qu’il va en consommer tous les jours.

Quelles alternatives?

LES FLOCONS D’AVOINE

C’est l’option la plus saine. Un bol de flocons d’avoine (sans le lait) ne contient quasiment pas de sucres ou de gras saturés (- de 1g), et plus de 4g de fibres. Dans du lait, froid au chaud, le flocon d’avoine se prépare rapidement. Vous pouvez y rajouter un peu de sucre de canne, sirop d’agave, de cacao en poudre, des épices… pour donner un peu de goût. C’est d’ailleurs le seul point négatif du flocon d’avoine : son goût et sa texture restent quand même très différents des céréales industrielles, et risquent d’être mal accueillis par votre bambin.

LES CORN FLAKES

Dans la famille des céréales industrielles, ce sont les plus saines. Elles contiennent en moyenne 6g de sucre, soit une cuillère a café, et quasiment pas de gras saturé. Préférez des corn flakes bio et sans sucre, vous pourrez y ajuster votre dose de sucre vous-même. Seul inconvénient : elles contiennent peu de fibres (3 g en moyenne).

LE MUESLI

L’avantage premier du Muesli, c’est le goût. Vos enfants devraient apprécier ! Souvent agrémenté de pépites de chocolat ou fruits, il est par ailleurs majoritairement composé de flocons d’avoine, il est donc très riche en fibres (7g en moyenne). En revanche, le Muesli industriel contient quand même beaucoup de sucres, d’où le bon goût ! Essayez de trouver du muesli qui ne contient pas plus de 16g de sucre par 100g. L’idéal est de réaliser votre muesli vous-même, il se prépare rapidement et se conserve assez longtemps. Ma recette, ici!

2 – Les poudres chocolatées

Le fameux « chocolat en poudre », qui a bercé mon enfance. Un « bon » goût de chocolat, qui me donne à présent la nausée, tant je le trouve sucré et sans goût de cacao. Mais notre jeune palais ne s’en rend pas compte, surtout lorsque nous ne sommes pas habitués au vrai cacao. Tout comme les céréales, le principe premier du chocolat ne devrait pas juste être le goût, mais les apports nutritionnels : le cacao est riche en magnésium, bon pour prévenir les maladies cardio-vasculaires, mais aussi pour la relaxation musculaire, l’anxiété et le stress. Un enfant de 4 à 8 ans a besoin de 130 mg de magnésium / jour, et 240 mg pour un pré-ado de 9 à 13 ans.

Pourquoi c’est nocif ?

Les poudres chocolatées préparées sont très pauvres en cacao, et riches en sucre. Leur composition ? 70% de sucre en moyenne, pour 20% de cacao. Inutile de vous dire qu’il s’agit bien entendu de sucres rapides. Quant au magnésium, il est quasiment inexistant. Les poudres chocolatées n’apportent donc rien d’autre que du sucre. Certaines d’entre elles comportent des céréales en poudre, donc vous verrez un riche en apports en fibres. Mais à quel prix ? 

Quelles alternatives ?

CACAO EN POUDRE, NON SUCRE

La seule alternative viable et efficace. Le cacao en poudre peut faire peur, car son goût est très prononcé. Évidemment, lorsqu’on n’est pas habitué au vrai goût du cacao, l’effet est perturbant. Pourtant, en ajustant avec sa propre dose de sucre, un chocolat chaud avec du cacao en poudre est tellement plus gourmand… Et riche en magnésium! 2 cuillères à café de cacao en poudre, soit 10g environ, comportent 7g de sucres lents (le cacao en poudre a un très faible index glycémique, voir mon article ici), et 50mg de magnésium, pour bien démarrer la journée.

3 – Les goûters industriels

Il y a tellement de choix dans les rayons gâteaux des supermarchés, qu’on ne sait pas où donner de la tête. Aux fruits, au chocolat, moelleux, pas moelleux, fourrés, aux pépites de chocolat… Sans oublier leurs packagings colorés qui partent dans tous les sens… Les industriels rivalisent d’ingéniosité pour attirer le regard des enfants, qui vont ensuite forcer leurs parents à mettre leur paquet préféré dans le chariot. Mais tous ces produits ont un point commun : ils apportent du goût, certes, mais aussi un nombre incalculable d’additifs et autres ingrédients douteux, qui donnent le vertige lorsqu’on en regarde la liste.

Pourquoi c’est nocif ?

Par où commencer ! Le premier élément qui devrait vous inciter à reposer ce paquet de gâteaux là où vous l’avez trouvé, c’est la mention de l’ingrédient « sirop de glucose-fructose » dans la recette. Si vous ne comprenez pas pourquoi votre enfant fait une crise lorsque vous ne lui accordez qu’un seul gâteau, et pas un autre, ne le blâmez pas. C’est tout simplement la dépendance au sucre qui fait son job. Le sirop de glucose-fructose, est un sucre créé spécialement pour l’industrie agroalimentaire. Composé de fructose, à  l’index glycémique 5 fois supérieur au sucre, il est liquide, donc facilement utilisable, et bon marché, donc avantageux pour les industriels. Issu d’un procédé chimique, le sirop de glucose-fructose est beaucoup moins efficace que le sucre (déjà peu efficace lui-même) pour calmer la satiété, par son effet sur l’organisme. Le sirop de glucose-fructose serait donc un « super-sucre » au pouvoir dépendant bien plus élevé que le sucre raffiné. Certains chercheurs le considèrent même comme un « poison ». On peut aussi imaginer que, provoquer la dépendance chez un enfant, va faire augmenter les ventes de ce produit, puisque les parents devront constamment en acheter. Mais là, ce serait imaginer que l’industrie agroalimentaire mettrait la santé de vos enfants en danger, juste pour faire des bénéfices. Ils n’oseraient pas, n’est-ce pas ?…

Le second élément qui doit vous inquiéter, c’est la présence en nombre d’additifs en tout genre. Stabilisants, émulsifiants E472b (gélatine de porc), E475, E476, poudres à lever, diphosphate, carbonate acide de calcium… Oui, oui, on trouve toutes ces bonnes choses dans les recettes de gâteaux industriels pour enfants. Sans aucun intérêt sur le plan nutritionnel, le seul bénéfice reste pour les industriels. En effet, ces additifs permettent pour certains de permettre une longue conservation, et de réduire les coûts. La présence de ces additifs est donc un signe qu’on est en présence d’un produit transformé voir ultra-transformé, à éviter à tout prix.

Quelles alternatives ?

LES BISCUITS BIO

Les biscuits bio restent des biscuits industriels, donc assez sucrés. La différence, c’est que pour la plupart des biscuits bio (toujours vérifier la liste des ingrédients, bien sûr), ils ne contiennent aucun additifs, et souvent du sucre de canne, plutôt que du sucre raffiné. C’est donc une bonne alternative lorsqu’on ne peut pas faire de biscuits soi-même. Mais ils doivent néanmoins rester occasionnels.

BARRE DE CÉRÉALES ET BISCUITS MAISON

Rien de mieux que de préparer ses propres biscuits ! Évidemment, vous ne voyez sûrement pas à quel moment vous pourriez trouver le temps de cuisiner des biscuits pour vos enfants. Mais croyez-moi, c’est possible ! Préparer des biscuits ou des barres de céréales maison prennent peu de temps, se préparent en grand nombre, et elles se conservent 1 à 2 semaines. Économique et pratique ! Découvrez ma recette de barre de céréales maison ici.

4 – Les boissons aux fruits

Les boissons aux fruits ont beaucoup de succès car elles ont des formats pratiques, à l’image des Fruit Shoot ou des poches Caprissone. Pourtant, encore une fois, elles ne remplissent pas leur fonction première : apporter des vitamines, du calcium et du magnésium !

Pourquoi c’est nocif ?

A la différence des jus de fruits, les boissons aux fruits sont majoritairement composées d’eau et de sucres. Selon moi, un jus de fruit que l’on donne à un enfant ne devrait JAMAIS avoir du sucre ajouté dedans, puisqu’il y en a suffisamment dans le fruit, et il s’agit de sucre NATUREL. Le sucre ajouté dans un jus de fruit ne rajoute rien de plus que du goût sucré, qui n’a aucun intérêt. De plus, ces boissons aux fruits sont composées en moyenne de 10% de fruits, et à plus de 80% d’eau. A quoi bon donner un jus de fruit, lorsqu’il est juste composé d’eau ? L’eau c’est le job des bouteilles d’eau. Le boulot des jus de fruits, ce sont les fruits! Enfin, on trouve très souvent des conservateurs dans ces boissons aux fruits. Encore un ingrédient sans intérêt pour l’enfant et nocif.

Quelles alternatives ?

JUS DE FRUITS 100%

C’est la seule alternative ! Pas de nectar, jus de fruits à base de concentré, du VRAI JUS DE FRUIT ! Toujours regarder sur l’emballage si la mention « 100% pur jus » est indiquée, et regarder les ingrédients. Un seul ingrédient doit y figurer : 100% jus de … (pommes, oranges, etc). Pas de sucre, pas d’additifs, pas de conservateurs.

Pour conclure…

En toute honnêteté, j’ai du m’arrêter plusieurs fois à la rédaction de cet article, la tête dans les mains, pour me calmer. Au fur et à mesure de mes recherches, je n’en revenais pas du poison que des enfants (dont notre propre génération) ont ingurgité pendant des décennies. Parce que c’est bon, parce que les industriels arrivent à vous convaincre que leurs produits sont riches en lait, céréales, fibres ou je ne sais quoi, et parce que ça calme les enfants pour un moment (même si ce sont justement ces produits qui les excitent encore plus par la suite), on fait l’impasse sur les vraies questions que posent ces produits. Quant aux industriels, le chiffre d’affaires est le plus important, la santé passe au second plan.

J’espère que cet article vous éclairera lors de vos prochaines courses, et que vous réfléchirez à deux fois avant de mettre cette boîte de chocolat en poudre Nesquik ou ces princes de LU dans votre chariot. Et si votre enfant fait une crise, résistez ! Vous lui sauvez la vie.