Les 7 aliments végétaux qui contiennent le plus de fer

Si vous êtes végétarien.e.s ou végan.e.s, vous avez très certainement déjà entendu de la part de vos proches cette remarque un peu lourde parfois (aussi bienveillante soit-elle) : « attention, tu vas avoir des carences ! »

Il est vrai que, en retirant une famille entière de produits de son régime alimentaire (ici, des matières animales), on s’expose à un manque important de certains nutriments dont notre corps a besoin. Mais la nature est bien faite, et nous pouvons très souvent retrouver tout ou partie des apports nutritionnels contenus dans les aliments à base de chair animale, dans cette large gamme de matières végétales que la Terre nous offre, et parfois même en plus forte quantité !

Pour ma part, maintenant que je suis devenue végétarienne, je dois redoubler d’efforts et faire d’autant plus attention à mon apport nutritionnel journalier. J’ai fait quelques recherches afin de savoir quels étaient les aliments végétaux contenant le plus de fer, et comment mettre tous les atouts de son côté pour avoir une bonne fixation du fer sur ses petits globules rouges. Je partage mes trouvailles avec vous !

Tout d’abord : fer héminique / non héminique, quelle différence ?

Le fer est un oligo-élément qui entre dans la composition de l’hémoglobine des globules rouges, et qui permet, entres autres, la bonne oxygénation et le fonctionnement des organes et cellules. Un homme en bonne santé renferme environ 4g de fer dans son organisme, et la femme environ 2,5g. Pour maintenir un taux de fer satisfaisant, l’apport journalier doit être d’environ 11g chez l’homme adulte, entre 11 et 16g chez la femme adulte (en fonction de l’abondance de ses menstruations), et entre 25 et 35g chez la femme enceinte. Jusque-là, c’est plutôt simple (source : Anses). Il faut donc consommer des aliments qui contiennent une bonne source de fer, pour atteindre cet apport journalier. Mais les choses se compliquent ! Car il existe deux types de fer :

Le fer héminique : il s’agit d’un fer dont la biodisponibilité est plus importante ; c’est-à-dire qu’il s’assimile facilement dans le corps humain. Sur la totalité de fer consommé, le corps en assimile environ 25% (pour 100mg de fer héminique ingurgité le corps en garde donc 25mg). Cette forme de fer est majoritairement présente dans les produits carnés et les produits de la mer (végétarien.ne.s/végan.e.s, passez votre chemin !)

Le fer non-héminique : C’est la forme chimique du fer que les végétarien.ne.s et végan.e.s consomment le plus, et dont la biodisponibilité est moins importante : pour 100mg de fer non-héminique ingurgité, le corps en assimile réellement 5%, soit 5mg. La contrainte réside donc dans le fait qu’il faut consommer beaucoup de fer non-héminique pour atteindre les apports nutritionnels. Mais il existe des solutions pour augmenter et faciliter l’assimilation de ce fer dans l’organisme.

Les amis et ennemis du fer

 La meilleure façon d’optimiser son apport en fer et de combiner des aliments riches en fer et riches en vitamine C. En effet, la vitamine C augmente fortement la capacité d’assimilation du fer dans l’organisme. Boire un verre de jus d’orange, manger un fruit ou un légume riche en vitamine C en complément d’un plat végétal riche en fer est donc une bonne alternative au fer héminique.

En revanche, certains aliments bloquent l’absorption du fer dans l’organisme. C’est le cas, par exemple, du thé ou du café qui, pris au cours du repas, risquent de réduire vos efforts à néant. Le calcium (notamment le lait, les yaourts et la crème), semblent aussi empêcher le passage du fer à travers les parois de l’intestin. Il faut donc réduire sensiblement la consommation de ces produits, pour mettre toutes les chances de son côté !

Passons à présent aux choses sérieuses ! Je mets fin au suspense, voici le palmarès des aliments végétaux contenant le plus de fer :

6 – Les noix de cajou – 7 mg par 100g

Une portion de noix de cajou (environ 50g) apporte donc environ 3mg de fer. Attention cependant, la noix de cajou reste un aliment très calorique, à consommer avec modération !

5 – Le cacao maigre en poudre – 14 mg pour 100g

Si nous ne consommons que 2 à 3 cuillères à soupes de cacao maigre en poudre occasionnellement (soit environ 28g, 4 à 5mg de fer environ), on peut aussi en agrémenter des smoothies, des gâteaux maison…

4 – Le sésame – 15 mg pour 100g

La pâte de sésame est un bon moyen de consommer en grande quantité cette graine dorée. Pour ma part, j’en utilise régulièrement pour réaliser des houmous, ou tartiner une tranche de pain complet.

TOP 3

3 – Le soja – 16 mg pour 100g

Le soja est une excellente source de fer, et nous pouvons vite atteindre 100g de consommation de soja en une journée : du tofu en accompagnement, par exemple, un steak de soja, un gâteau à la farine de soja…

2 – La spiruline – 83 mg pour 100g

La spiruline est une véritable bombe d’énergie en poudre. A forte teneur en vitamine A, C, D et en calcium, elle apporte également une très bonne dose de fer. Cependant, il est fortement déconseillé de consommer 100g de spiruline par jour, mais plutôt 3 cuillères à soupe, soit environ 30g, ce qui revient à environ 27mg de fer par portion. Un beau score !

1 – L’ao nori – 234 mg pour 100g

Le champion de l’apport en fer, c’est lui ! Parmi toutes les algues de mer, l’ao nori est celle qui en contient le plus : 30 fois plus que les épinards ! Ajoutant à cela sa très bonne source de calcium (6 fois plus que le lait), c’est une alliée que tous les adeptes du végétarisme / véganisme se doivent d’avoir dans leurs placards. Vous trouverez cette algue sous forme séchée dans toutes les épiceries bio et spécialisées.

Je réaliserai très bientôt des recettes spécifiques pour optimiser son apport en fer. N’hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Instagram : Berlingot Station) pour rester informé !

5 astuces pour se rafraichir naturellement pendant la canicule

La démarche est lente et lourde, les yeux sont cernés par cette nuit étouffante qui vient de passer (la nuit la plus chaude l’histoire de France selon Météo France), la peau est moite et le moindre effort physique (comme courir après son bus pour se rendre au travail, par exemple) fait rapidement perler de grosses gouttes de sueur sur le front. Pas de doute, la France est en train de vivre une période de canicule très intense.

Si la climatisation (ou clim pour les intimes) semble être la solution la plus efficace pour se refroidir rapidement, elle n’en reste pas moins très polluante, et contribue au réchauffement de la planète et aussi des villes (puisque la climatisation expulse de l’air chaud à l’extérieur). Un cercle vicieux donc, auquel personne n’a envie de participer, n’est-ce pas ?

Heureusement, il existe d’autres moyens plus écologiques de faire baisser la température dans son appartement ou sa maison. Je partage avec vous 5 astuces qui peuvent représenter de bonnes alternatives à l’air conditionné !

1 – Installer des plantes vertes

Les plantes vertes, ces magnifiques bêtes silencieuses qui sont bien plus puissantes qu’on ne le croit ! Au-delà d’embellir votre intérieur, certaines plantes ont aussi la capacité de rafraichir l’air ambiant. En effet, lorsque l’environnement se réchauffe, elles libèrent de l’humidité dans l’air grâce à leurs feuilles. Regroupées ensemble, elles peuvent réguler le taux d’humidité de la pièce et donc fortement aider à diminuer la température. De plus, elles absorbent la chaleur et émettent de l’oxygène, ce qui permet d’obtenir une atmosphère bien plus respirable. Parmi les plantes les plus efficaces : l’Aloé Vera, le Ficus, la plante Araignée, les Fougères ou encore les lierres grimpantes, qui créeront un magnifique mur végétalisé rafraichissant ! Allez hop, direction le fleuriste pour faire le plein de belles créatures vertes !

2 – Utiliser un brumisateur

Grâce au phénomène d’évaporation, un brumisateur peut s’avérer être une bonne alternative à la climatisation. En effet, lorsque les gouttelettes d’eau diffusée par brumisation s’évaporent au contact de l’air, elles absorbent la chaleur. Le principe d’évaporation n’apportant aucune chaleur supplémentaire, la température de l’air ambiant peut alors fortement baisser. Vous pouvez donc diffuser votre brumisateur dans votre salon pendant quelques secondes, ou mieux, investir dans un ventilateur brumisateur, qui diffusera de fines gouttelettes d’eau de manière continue.

3 – Étendre un drap mouillé devant vos fenêtres

Sur le même principe que le brumisateur, l’évaporation de l’humidité issue du drap mouillé va aider à rafraichir votre intérieur. Autant joindre l’utile à l’agréable, vous pouvez en profiter pour étendre votre linge et installer le séchoir dans le salon, ça peut aider !

4 – Placer des glaçons devant votre ventilateur

C’est la version « homemade » du rafraichisseur d’air. Plutôt que de pester contre votre pauvre ventilo qui ne sert qu’à ventiler de l’air chaud, aidez-le en plaçant une zone glacée devant lui : des glaçons donc, une bouteille d’eau glacée fera également très bien l’affaire. Votre ventilo va soudain changer de bord et se mettre à ventiler de l’air plus frais ! Seul inconvénient : il faudra régulièrement changer votre bac à glaçons ou votre bouteille d’eau glacée.

5 – Fermer les volets la journée

Enfin, la solution la plus connue : fermer les volets de votre appartement/maison pendant la journée. En fermant les volets, vous empêchez les rayons du soleil de pénétrer dans votre espace et donc de réchauffer toutes les pièces. Votre lieu de vie prend soudain des airs de manoir à vampires, mais c’est pour la bonne cause !

Voilà, vous avez le choix, et donc aucune excuse pour acheter un climatiseur ! Si vous ne souhaitez pas voir se répéter des épisodes caniculaires de plus en plus violents, faites ce petit effort 😊

Lecture du mois : « Les Quatre Accords Toltèques »

Toujours dans la lignée du développement personnel et de cette recherche de bien-être intérieur, ce deuxième épisode de mes lectures du mois va traiter d’un livre que j’ai lu il y a très peu de temps, mais qui fait partie des ouvrages incontournables (selon mes amis déjà familiers de ces thématiques), que toute personne souhaitant un mieux-vivre et un apaisement de l’esprit devrait avoir sur sa table de chevet.

Ce livre, intitulé « Les Quatre Accords Toltèques : la voie de la liberté personnelle » a été écrit par Don Miguel Ruiz, un chirurgien natif du Mexique et baigné dès son enfance dans un univers très ancré dans la spiritualité, élevé par une mère guérisseuse et un grand-père chaman. En ajoutant à cela un chemin de vie parsemé d’évènements marquants (dont une expérience de mort imminente au début des années 1970), c’est tout naturellement qu’il décide de consacrer une partie de sa vie à la maitrise des préceptes de la sagesse intérieure, enseignés par ses ancêtres Toltèques (une civilisation ancienne originaire du Mexique).

Comme vous l’aurez compris, ce livre tente donc de nous éclairer et de nous aider à nous libérer des angoisses et des frustrations de notre quotidien, en nous suggérant un mode de pensées digne des chamans mexicains, qui révèlent entres autres les freins et les causes du mal-être ambiant et constant chez l’être humain : conditionnement collectif, croyances limitantes, peur de l’autre, suggestions erronées… Des blocages qui nous empêchent d’atteindre une paix intérieure, et de retrouver la sagesse, ou encore « L’Amour Inconditionnel », un des fondements des enseignements toltèques. A la fois terre à terre, puis surréaliste, voire mystiqus, il faut rester ouvert d’esprit et ne pas avoir peur des histoires un peu irrationnelles et teintées d’une spiritualité qui frise avec le surnaturel et l’étrange. Pour autant, ses récits n’en sont pas moins clairs, et évocateurs. Pour ma part, je me suis très souvent retrouvée dans beaucoup de situations décrites dans le livre, et ces conseils peuvent s’appliquer au quotidien.

Vous aussi vous souhaitez retrouver la sagesse intérieure ? Ne plus vous prendre le chou pour des broutilles ? Lâcher prise ? Allez, comme je suis sympa, je partage avec vous ces 4 règles d’or !

1er accord : Que ta parole soit impeccable

Cette première règle peut en effrayer plus d’un de prime abord, car il impliquerait de contrôler constamment ses pensées, et de ne s’autoriser aucune transgression. Ce n’est pas tout à fait exact.

Selon l’auteur, la parole revêt un pouvoir qui pourrait aisément s’apparenter à de la magie. Elle a une force insoupçonnée sur la personne qui reçoit cette parole. Et quand on y réfléchit bien, c’est par la parole que se prend bien souvent des décisions importantes et radicales. Dans la politique, par exemple, un simple discours d’un candidat aux élections présidentielles peut déterminer l’issue de sa campagne. C’est également par la parole qu’une sentence est invoquée par un juge. C’est aussi par la parole qu’un infirmier doit annoncer le décès d’un proche à la famille. Bien souvent, un couple se réconcilie en échangeant des mots, en dévoilant ses pensées, en communiquant.

Telle est donc la force de la parole. D’où l’intérêt de mesurer ses mots, qu’ils soient dirigés vers autrui, ou vers soi-même.

Pour ma part, j’aime beaucoup la métaphore de la « magie », l’idée de voir la parole comme un pouvoir, et le fait de lancer une parole peut aussi ressembler au fait de jeter un sort.

« Quelqu’un exprime une opinion : regarde cette fille, comme elle est moche ! La fille en question entend cela, croit qu’elle est laide et grandit avec l’idée qu’elle n’est pas belle. Peu importe qu’elle le soit ou non : tant qu’elle est d’accord avec cette opinion, elle croira qu’elle est laide. Elle subit l’influence d’un sort ».

Don Miguel Ruiz

Dans cette époque où le jugement, la compétition et la concurrence contrôlent nos existences (en atteste ce fléau des émissions télé qui mettent en compétition des personnes sur des sujets divers et variés : la cuisine, le shopping, et même le mariage !), la parole devient de plus en plus décomplexée, libre, sans limites. Mais personne n’a vraiment conscience de l’impact de ses paroles sur lui et les autres. Les « sorts », donc, se jettent sans arrêt, à la volée, sans réfléchir.

Dans mon travail, par exemple, c’est une situation que j’observe très régulièrement, et dont je suis moi-même victime. Les réflexions fusent, et peuvent être parfois blessantes. Le côté pervers d’une parole, c’est que la conséquence n’est parfois pas celle souhaitée par la personne qui l’a lancée. Exemple : un manager fait une réflexion assez dure sur le travail d’un employé; son but aura seulement été de le bousculer un peu (ou pas, les managers malveillants existent). Mais ce que lui ne sait pas, c’est que cette parole n’aura pas la même résonance sur celui qui la reçoit. L’employé, lui, recevra cette parole de manière beaucoup plus violente, se remettra en question, se dévalorisera, déprimera, et la dégringolade peut aller très loin. Voilà l’impact qu’une simple parole peut avoir sur une personne.

Bien sûr, il faut toujours prendre en compte le contexte émotionnel et social d’une situation. Ce manager en question était peut-être sous pression et n’a pas mesuré la portée de ses paroles. De son côté, l’employé est très sensible et réagit plus difficilement que d’autres aux critiques. Mais c’est justement là toute la complexité de l’être humain, mais aussi toute sa richesse : ses émotions, ses ressentis. Il faut les prendre en compte, c’est indispensable pour pouvoir évoluer dans un environnement harmonieux et sain. Relâcher sa pression en jetant des « sorts », en s’acharnant sur une personne peut avoir un effet libérateur pour certains (pas pour moi, en tout cas, c’est un concept que je ne cautionne pas), mais il faut penser à l’impact, toujours. Être actif de ses pensées, de ses paroles.

Encore un autre exemple qui est assez révélateur, et qui je pense vous rappellera des situations que vous avez déjà rencontré, d’un côté ou de l’autre : un appel frustré à un opérateur téléphonique, à la suite d’une panne quelconque (internet, le téléphone, le frigo, la télé). L’incapacité de l’opérateur à régler le problème dans l’immédiat, couplée à la frustration du client de ne pas pouvoir faire usage de son matériel peut, dans certains cas, provoquer une déferlante de haine envers ce pauvre opérateur, qui n’y est très probablement pour rien dans l’affaire. Souvent, après avoir relâché toute cette frustration, le client lancera cette phrase ô combien hypocrite « désolé.e, ce n’est pas contre vous, mais c’est cette situation qui est juste inadmissible ». Si ce n’est pas contre lui, pourquoi donc avoir lâché ce venin ? Car l’impact va bien au-delà d’un simple défoulement occasionnel : cet opérateur prendra cette frustration pour lui, se sentira coupable, ou en colère. Il émettra une mauvaise onde, une mauvaise énergie qui se répandra autour de lui, jusque dans sa vie privée. Eh oui ! Alors, réfléchissez bien avant de disputer ce pauvre opérateur qui ne saura pas réparer votre box internet, la prochaine fois 😉

Mais donc, concrètement, comment passe-t-on cet « accord » avec nous-même ? Comment faire pour que notre parole soit impeccable ?

Pour cela, selon l’auteur, il faut prendre conscience de sa parole et la répandre dans un objectif d’amour et de vérité, et non de médisance et de jugement. Tout en étant honnête, il faut prendre en compte les sensibilités et les aspérités des personnes autour de soi, avant d’émettre un discours. Il faut faire l’effort de se servir de la parole de manière appropriée, juste et censée. Ce n’est pas toujours facile, je le conçois. Mais faire cet effort aura une répercussion que vous ne soupçonnez pas, aussi bien sur les autres et sur votre environnement, que sur vous. Car tout est connecté ; si vous émanez de l’amour et de la bienveillance autour de vous, vous en recevrez en retour. Et l’inverse se produira aussi : du jugement et de la médisance occasionnera irrémédiablement du chaos, de la malveillance et des mauvaises ondes autour de soi.

2ème accord : quoiqu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

Cet accord est et en quelque sorte relié à l’accord précédent, car il fait appel au contexte, à toutes les composantes qui créent une situation donnée. L’idée, c’est de se dire que quelque soit ce qui se passe, quelque soit la problématique, qu’elle nous affecte directement ou indirectement, il ne faut pas la prendre pour soi, il ne faut pas en nourrir son Ego. L’auteur parle « d’importance personnelle », le fait de toujours tout rapporter à soi, à sa personne. Selon l’auteur, il y a un côté presque égoïste à cela : le fait de penser qu’on est toujours concerné, que tout ce qui passe autour de nous nous concerne. Alors que, finalement, une personne rencontrera des milliers, si ce n’est des millions de personnes au cours de sa vie, et vous n’occuperez donc jamais toutes ses pensées. De plus, chaque personne à sa façon de penser, sa vision. Pour rester dans cette thématique et le contexte un peu plus imagé du livre, chaque individu vit « dans son propre rêve, sa propre tête », il a son propre vécu, ses blocages… Bref, il y a un nombre incalculable d’équations dans lequel vous n’êtes qu’une donnée arbitraire dans une myriade de probabilités.

Et même lorsqu’une situation ou une parole vous affectent directement, si une personne vous insulte ou vous juge, par exemple, là aussi, vous n’y êtes pour rien et vous ne devez pas le prendre pour vous. Cette réflexion est la conséquence d’une multitude de croyances, de peurs et de blocages qui façonnent la pensée d’une personne et qui se matérialisent par ces injonctions.

 « Si quelqu’un vous donne son opinion en disant : « qu’est ce que tu as l’air gros ! », n’en faites pas une affaire personnelle, parce qu’en vérité, cette personne est confrontée à ses propres sentiments, croyances et opinions. Elle essaie de vous envoyer du poison, et si vous en faites une affaire personnelle, alors vous le recevez et vous vous l’appropriez. »

Don Miguel Ruiz

Selon l’auteur, ce qui se passe lorsque vous faites une affaire personnelle d’une situation, c’est que vous êtes offensé par le fait d’être confronté à une autre croyance, à un autre avis qui vous parait injuste, et faux. Vous voulez avoir raison, vous voulez prouver que cette personne a tort. Mais dans quelle dimension souhaitez-vous que cette personne ait tort ? Dans votre dimension, ou dans la sienne ? Dans votre monde, dans votre tête, vous avez raison, vous le savez. Dans la tête d’autrui, c’est une toute autre affaire ; et vouloir à tout prix convaincre autrui, lui prouver qu’il a tort, se défendre, est très souvent un effort vain. Car le façonnement de l’esprit et des croyances d’autrui est une construction de très longue haleine, et il parait très prétentieux de vouloir la changer.

Passer ce second accord avec nous-même, implique donc de lâcher prise, de prendre conscience que vous n’êtes pas responsable des pensées, des paroles et des agissements d’autrui. Il faut cesser de se prendre constamment au sérieux, et il faut parvenir à se détacher d’une situation hostile qui heurte nos croyances, ou qui tente de briser de manière brutale notre rêve, notre idéologie.

Selon Miguel Ruiz, cet accord est crucial car c’est véritablement celui qui nous autorisera à être beaucoup plus apaisé, beaucoup plus serein et maitriser ses émotions.

Si nous reprenons l’exemple de l’opérateur téléphonique qui reçoit le venin du client mécontent, plutôt que de s’apitoyer sur son sort, et à juste titre, puisqu’il s’agit bien là d’un sort jeté par le client, il devrait plutôt relativiser, et se dire que c’est la frustration de ce dernier, sa croyance selon laquelle tout doit toujours bien fonctionner, sa rigidité, qui a provoqué cette réaction, il n’en est pas responsable. Il ne doit donc pas prendre cette réflexion pour soi.

3ème accord : ne faites pas de suppositions

C’est très probablement l’accord le plus difficile à passer avec soi-même. Faire des suppositions est une spécificité bien humaine, et nous bataillons constamment avec notre esprit pour contrer ces pensées qui nous tourmentent : « il ne m’a pas répondu, il est certainement en colère contre moi », « Je sens qu’il me regarde, il ne doit pas être satisfait de mon travail », « Elle est amoureuse de moi, j’en suis sûr ».

Le problème résulte du fait qu’on ne demande pas d’explications, qu’on ne communique pas ouvertement. Alors nous prêtons des intentions à autrui, sans lui demander son avis.

Selon l’auteur, notre esprit est encombré par nos perceptions, nos suppositions, qui créent un réel chaos dans nos vies. Ce fait se justifie par toutes ces situations que nous avons gâchées, du fait d’avoir supposé des choses, d’avoir imaginé la pensée ou l’opinion d’une autre personne.

En ce qui me concerne, cet accord est quasiment impossible à passer avec mon esprit ; je réfléchis beaucoup trop. De simples situations banales, j’en déduis des conclusions sur ce qu’une personne pense de moi, alors que très souvent, lorsque j’en discute avec cette personne, je réalise qu’il n’en est rien ! C’est très souvent absurde, mais cette supposition me fait énormément souffrir, et peut même m’amener à me faire des films, des montagnes, des histoires fictives complétement farfelues qui se créées uniquement à partir d’une graine ; une simple supposition.

Faire des suppositions, peut également se traduire par la croyance qu’une personne doit forcément savoir comment nous fonctionnons, qu’elle est « dans notre tête », or ce n’est pas le cas !

Les dégâts se ressentent très souvent dans des situations de couple. Exemple : un jeune homme va rentrer du travail, exténué, et va penser que sa femme a préparé un diner. Mais ce n’est pas le cas, car cette dernière a mangé au restaurant avec une amie. Il sera donc fâché, mais elle ne saura pas pourquoi. De cette situation très étrange va en résulter des incompréhensions et des frustrations. Ce jeune homme a supposé que sa femme savait ce qu’il voulait, mais ce n’est pas le cas, elle n’était pas dans son esprit à ce moment-là, et ne pouvait donc pas deviner. Il aurait donc dû exprimer ouvertement le fait qu’il voulait que sa femme prépare un repas. Elle l’aurait très certainement fait (ou pas), mais au moins il n’y aurait pas eu de suppositions, tout aurait été clair.

Mais ce n’est pas tout ! Nous faisons également des suppositions sur nous-mêmes. Nous pensons à tort, par exemple, être capable de faire une telle chose, ou nous nous sous-estimons, pensant ne pas être assez fort, assez intelligent. Mais sur quels éléments se basent ses conclusions ? Bien souvent, il s’agit de suppositions non fondées, de simples croyances limitantes.

L’unique clé qui nous permettra de respecter cet accord, est la communication et l’action. Cela peut paraitre un peu cliché, mais le fait d’échanger, de parler, de poser des questions, de tenter, est le meilleur moyen d’éviter de faire des suppositions, et donc de se créer un film basé sur aucun fait réel. Le manque de clarté dans un échange entre des personnes est le meilleur moyen de se retrouver dans des discussions compliquées et malsaines, qui occasionnent de la tension et de l’incompréhension.

Il ne faut pas hésiter, de la même manière, à exprimer clairement ses besoins. Nous sommes uniques, nous avons des pensées et un imaginaire qui nous sont propres, nous ne pouvons donc pas supposer que nos proches, aussi familiers soient-ils, savent ce que nous souhaitons, c’est impossible.

Ne cédons donc pas à la rumination constante et au tourment de nos esprits, et discutons ! La difficulté de cet accord réside dans le fait que nous agissons bien souvent inconsciemment, notre esprit construisant ses propres suppositions, souvent à notre insu. Il faut donc rester alerte, maitriser ses pensées, et les analyser. C’est un entrainement, mais vous pouvez y arriver.

4ème accord : faites toujours de votre mieux

Cet accord est le socle des trois accords précédemment cités. Personne n’est parfait, et vous n’arriverez probablement pas toujours à respecter vos engagements. Mais quoi qu’il arrive, faites ce que vous pouvez, en fonction de ce que votre énergie du moment est capable de vous procurer.

« Quelles que soient les circonstances, faites toujours de votre mieux, ni plus, ni moins. Mais rappelez-vous que votre mieux ne sera jamais le même d’une fois à l’autre. Tout est vivant, tout change constamment, par conséquent votre mieux sera parfois à un haut niveau, et d’autres fois à un moins bon niveau. »

Don Miguel Ruiz

Faire de son mieux, selon Miguel Ruiz, ne signifie pas de se tuer au travail, de lutter de manière acharnée contre ses pensées, quitte à se torturer l’esprit. Lorsqu’on est fatigué, ou malade, on ne peut pas faire autant de choses que lorsque nous sommes pleins d’énergie. Pour autant, nous pouvons achever une petite tâche, une petite mission à la mesure que ce que nous sommes capable de donner à l’instant T, sans se sentir coupable.

Dans son activité, par exemple, il vaut mieux travailler tous les jours 2 heures, que de s’épuiser à travailler 8 heures, pour ensuite être entièrement vidé et ne plus pouvoir avancer pendant les deux semaines qui suivent. Car la vie se construit sur des expériences, des moments de joie, de changements d’état d’esprit, qui sont nécessaires pour développer notre créativité et notre efficacité. Il faut donc se ménager, mais tout en faisant de son mieux !

D’où l’absurdité, selon moi, du mode de travail contemporain, où chaque personne est obligée de travailler à heures fixes, du lundi au vendredi, et être constamment efficace. Cela n’existe pas! Qui n’a pas déjà ressenti une fatigue telle qu’il se sentait incapable d’avancer dans son travail, mais s’est forcé à travailler en allant puiser dans une énergie qu’il n’avait pas à ce moment-là? Bien souvent, cet acharnement va provoquer un épuisement qui empêchera par la suite de travailler pendant une plus longue période : de cela en résultera un arrêt de travail, ou un burn-out. Si cette personne avait écouté son corps et s’était arrêté au bon moment, il n’en serait pas arrivé là.

Dans les relations personnelles, le même constat se vérifie. Vous ne pourrez pas toujours être de bonne humeur, et donc vous ne pourrez pas toujours mesurer vos paroles envers autrui. Mais faire de son mieux, signifie que vous pouvez parler ouvertement, ne pas avoir peur de faire tomber le masque, d’être vrai. Vous aurez fait de votre mieux en exprimant honnêtement vos sentiments, ce qui vous rend de mauvaise humeur. Et si vous êtes si épuisés que vous n’en êtes pas capable, alors vous aurez fait de votre mieux en vous isolant, en prenant du temps pour vous, pour recharger vos batteries. Lorsque ce sera fait, vous pourrez ensuite discuter de manière apaisée avec vos proches.

Après avoir lu ce livre, j’ai réalisé à quel point tout pouvait être simple, si nous respections chacun ces accords ; cependant, les stimulations que notre esprit éprouve quotidiennement, les épreuves, les conditionnements, rendent très difficile la bonne application de tous ces préceptes. C’est un effort de tous les jours, que l’auteur nomme d’ailleurs « la discipline du guerrier ». Je vous rassure, je ne suis pas une guerrière et il m’est très difficile, voire parfois impossible, de respecter ces accords. Pour autant, j’essaie d’être active de mes pensées et de mes actions, dans la mesure du possible, car j’ai conscience de l’impact que je peux avoir sur autrui.

Dans tous les cas, de mon humble avis, ce livre est effectivement à avoir sur sa table de chevet, il est crucial est indispensable, au moins pour élever sa conscience et être réellement maître de sa vie.

Insignifiante : l’espèce humaine, grain de sable dans l’univers, mais pourvue d’une arrogance sans limites

En ce dimanche 21 juillet, je vous fait part d’une nouvelle Irréflexion, ce mot que j’ai inventé pour désigner un billet d’humeur spontané, irréfléchi, qui n’est pas un article de recherche sur un sujet en particulier, mais plus d’un avis, d’une opinion, d’un constat. En gros, ce que je ressens, de la manière la plus brute qui soit.

Depuis l’enfance, j’ai toujours été fascinée par ce monde qui bouge, par cette Terre qui pivote à une vitesse si rapide et dont nous ne ressentons pas le mouvement. Mon rêve ultime, l’ultime tâche sur la to-do list de ma vie, serait de pouvoir un jour m’extraire de cette planète, et d’avoir la chance de la contempler d’en haut, perdue dans l’espace, dans le noir abyssal.

Mais en grandissant et en évoluant, cette fascination a malheureusement laissé place à une sidération, une sorte d’incompréhension sur le rôle de notre civilisation au sein du cosmos. Pour être honnête, plus les années défilent et moins je parviens à comprendre le sens que l’Homme moderne a donné à sa condition actuelle.

En quelques centaines de milliers d’années, l’équivalent d’un claquement de doigt pour la planète Terre, âgée de plus de 4 milliards d’années, et non mesurable à l’échelle de l’Univers, âgée de plus de 14 milliards d’années, notre civilisation a réussi la prouesse de contrôler et brutaliser son propre environnement, en s’autodétruisant par la même occasion, à une vitesse jamais égalée par les autres civilisations auparavant.

L’histoire de la Planète se délimite par des Ères. Jusqu’à maintenant, nous vivions dans l’ère de l’Holocène, un épisode géologique qui commença il y a 10 000 ans, et débuta à la fin de la dernière glaciation. C’est une ère durant laquelle le climat de la Terre s’est adouci, causant la fonte des calottes glaciaires qui recouvraient alors plus de 25% des terres immergées. Cette Ère est une ère géologique, causée par un bouleversement naturel, qui nous a permis de bénéficier d’une relative stabilité climatique pendant toutes ces années. Mais aujourd’hui, selon certains scientifiques, cette ère touche à sa fin et nous entrons dans l’Ère de l’Anthropocène, également appelée Ère de l’Homme : cette période durant laquelle les activités humaines ont un impact significatif et global sur l’écosystème terrestre. C’est inédit.

L’Homme commet donc cet exploit d’être directement et durablement impliqué dans le futur de tout un système, le système Terre.

Malgré cette connaisance, l’Homme ne prend toujours pas conscience de son impact, et se pense seul, unique dans son environnement. Il ne se rend pas compte que l’impact qu’il a sur la Terre provoque également des bouleversements pour les autres êtres vivants avec qui il partage cette grande Maison et qui tentent eux aussi de survivre.

J’ai été touchée par un documentaire, diffusé sur Arte il y a quelques mois maintenant, et qui met en lumière de manière claire et évidente l’absurdité de l’Homme dans ses convictions : Une Espèce à Part, une magnifique mini-série, douce et philosophique. C’est ce documentaire qui m’a amené à approfondir mon questionnement sur notre supériorité supposée face aux autres êtres vivants.

Nous nous pensons uniques, intelligents, supérieurs, et justifions la destruction de la Planète par notre besoin d’accroître encore et toujours notre confort.

Mais de quel droit nous permettons-nous d’écraser les autres espèces vivantes, d’envahir et de détruire leurs espaces de vie, de les polluer, des les abattre, de les brutaliser ? Qu’avons-nous de plus que les autres êtres vivants sur cette Planète, pour justifier une telle tyrannie ? Sommes-nous plus nombreux ? Plus intelligents ? Plus forts ? Plus éveillés ? Non, nous ne sommes ni plus ni moins qu’une simple espèce parmi des milliards d’autres, et pourtant, nous n’avons aucune humilité,  aucun respect de la Nature alors que, sans elle, nous ne pourrions exister.

L’insignifiance de l’espèce humaine, minuscule goutte d’eau dans l’immensité de l’océan du vivant

L’Homme se pense être le centre de l’Univers. Fermé dans sa bulle, il se pense géant et si important dans l’Espace. Dans son imaginaire, il pense que sa Planète trône fièrement au beau milieu de la Voie Lactée, majestueuse et puissante. Mais, si nous pouvions avoir une vue globale de toute notre galaxie, nous nous sentirions bien ridicules. La Voie lactée est peuplée de plus de 150 milliards d’étoiles. En sachant que pour une étoile vivante, 1 à 2 planètes gravitent autour d’elle, il existerait donc au moins 240 milliards de planètes dans notre galaxie. Parmi ces planètes, si nous estimons que 0,001% d’entre elles sont habitables, ça ne laisse pas moins de 240 000 planètes potentiellement similaires à la nôtre. De plus, la Terre n’est pas placée au centre de la Voie Lactée, mais dans l’extrémité d’une des multiples branches de cette magnifique galaxie. Et nous ne parlons là que de notre galaxie. A l’échelle de l’univers, qui contient des millions, voire peut-être des milliards d’autres galaxies, nous n’existons pas, nous ne sommes même pas visibles. Nous devrions donc changer cet imaginaire, et nous voir plutôt comme un petit grain de sable perdu sur une plage à l’horizon infini, et qui virevolte au gré du vent sans pouvoir le contrôler.

Et sur notre planète dans ce cas, sommes-nous moins insignifiants ? La biodiversité de notre Planète est riche et complexe, et toutes les espèces n’ont pas encore été découvertes. Jusqu’à présent, les scientifiques estiment qu’il existe entre 3 et 100 millions d’espèces. L’espèce humaine ne représente donc qu’une petite feuille dans l’immense forêt du vivant. Et nous ne sommes même pas les plus nombreux : les plantes, les bactéries, les insectes, se comptent en dizaines de milliards. Par conséquent, dans notre propre maison, nous devrions là aussi descendre de notre piédestal et nous rendre compte de notre petite place dans l’écosystème.

L’arrogance de l’espèce humaine, se pensant plus intelligente, plus forte, et plaçant sa satisfaction et son confort personnels en priorité, au détriment du bien-être des autres espèces vivantes

Lorsque j’échange avec des personnes qui ne sont pas sensibles à l’écologie, l’argument le plus souvent avancé est qu’ils ne souhaitent pas perdre leur confort de vie, et que respecter la Nature implique de faire trop d’efforts, qu’ils estiment trop compliqués pour eux. Le confort de l’Homme, petite poussière dans un immense manoir de milliers d’étages, je le rappelle, justifie donc de détruire tout un environnement, toute une planète.

C’est comme si, dans cet immense manoir par exemple, peuplé d’hommes, de singes, de chats, chiens, plantes, papillons, une nuée de fourmis rouges avait décidé que ce manoir leur appartenait, et que, parce qu’ils avaient l’impression d’être plus intelligents grâce à leur capacité à construire des armes et des bâtiments, avaient le droit de prendre position dans toutes les pièces du manoir, investissant les draps et empêchant les êtres humains de dormir dans leurs lits, volant la nourriture des chats et des chiens, ou grignotant petit à petit les fondations du manoir. Et même en ayant conscience des dégâts causés, ils estimeraient qu’ils étaient supérieurs à toutes ces autres espèces, et donc qu’ils avaient tous les droits.

C’est exactement ce qu’il se passe aujourd’hui. L’Homme a investi la planète entière, il grignote petit à petit les derniers espaces verts restants, repoussant de plus en plus les autres animaux qui ont de moins en moins d’espaces habitables.

Pourtant, l’Homme n’est pas le plus fort de toutes les espèces existantes. Il détruit l’espace de vie des orangs-outangs, mais il ne ferait pas le poids s’il devait faire face, à mains nues, à ce beau primate. Il tue des centaines de milliers de bœufs pour se nourrir, mais il se ferait rapidement tuer si un bovin décidait de charger en sa direction. Il a réussi à instaurer sa dictature par sa capacité à créer des barricades, à se protéger en créant des machines, des armes, des bâtiments qui lui permettent d’exterminer les autres espèces sans même avoir à les toucher. L’Homme n’a par conséquent aucun mérite, et rien ne justifie sa supériorité sur la Nature. Il s’est octroyé un confort par le sang des autres espèces, et en ne jouant pas à armes égales.

L’inconscience de l’espèce humaine, se croyant supérieure par sa capacité à se construire un confort matériel, mais qui le conduit finalement à sa perte

Donc, l’humain est un minuscule petit pion dans cette immense partie d’échecs qu’est la vie, il n’est pas plus fort que les autres espèces, et pourtant, on assiste encore à des discours hors-sol, d’individus se vantant de leur réussite économique, industrielle, de leurs inventions, de leur capacité à générer de la croissance, bref, ils se gargarisent de leur intelligence supposée.

Cependant, si nous étions réellement intelligents, la famine existerait-elle toujours ? La pauvreté, les guerres, les maladies seraient-elles encore d’actualité ? Comment avons-nous fait usage de notre intelligence ?

Depuis le début de la civilisation humaine, l’Homme a un et un seul objectif : survivre. Pour cela, il va créer des outils qui lui permettront de pallier aux dangers de la Nature : il va créer le feu pour se protéger du froid, construire des habitations pour se protéger des intempéries, chasser et cultiver pour lutter contre la faim. Au fil du temps, l’Homme va se rendre compte de son impuissance face aux forces de la Nature, et va petit à petit en faire son ennemi, plutôt que son allié. Alors, il va tenter de s’en éloigner, toujours un peu plus, cherchant des moyens de se protéger CONTRE elle, et va développer des stratégies pour aller jusqu’à l’exploiter. Plus il va s’en éloigner, plus il va perdre de vue le vrai pouvoir de la Nature : car c’est grâce à son souffle, de l’oxygène fourni par la complexe connexion entre les différentes composantes terrestres, que l’Homme est parvenu à faire du feu, c’est grâce au bois que l’Homme a réussi à construire un toit sur sa tête, c’est grâce à ces fruits et légumes que nous offre la Nature que l’Homme peut se nourrir et se renforcer en vitamines et minéraux, indispensables à sa survie.

Finalement, nous sommes arrivés à un point de non-retour puisque, voulant l’exploiter encore et toujours un peu plus, nous sommes arrivés à un point où nous ne la contrôlons plus, nous sommes entrés dans un cercle vicieux ou nous tentons de nous protéger toujours plus contre la Nature, tout en la détruisant dans le même temps.

Cela me fait penser à cette période de canicule dans laquelle nous vivons actuellement, conséquence du réchauffement climatique dont nous sommes directement responsables. Pour nous protéger face à ce dérèglement de la Nature qui nous met en danger, nous usons à outrance de climatiseurs, « magnifique » invention de l’Homme, qui a réussit à créer un air frais synthétique. Cependant, un climatiseur est extrêmement nocif pour l’écosystème, car il émet énormément de CO2, et va donc réchauffer la planète encore plus, causant des canicules de plus en plus fréquentes et difficilement supportables… L’Homme tourne en rond, ne sachant plus comment faire pour se protéger des dégâts qu’il a lui-même causé.

Comment pouvons-nous donc affirmer que nous sommes plus intelligents que les autres espèces ? Aucune autre espèce ne détruit sciemment son environnement en ayant conscience des enjeux.  

Remettre en question l’importance de l’Homme sur la planète me fait énormément relativiser, prendre du recul sur ma vie. Nous gigotons et nous nous bagarrons sans cesse, mais sans but, pour rien. Comme le dit si bien la narratrice de ce beau documentaire sur Arte, notre civilisation est encore à l’état de nouveau-né, trop immature pour comprendre ce qui se joue réellement autour d’elle. Alors nous continuons à vivre une vie dénuée de sens, à se tuer au travail pour nourrir une machine, un système qui nous tue à petit feu et nous conduit à notre perte. Nous continuons à tuer des animaux pour le confort de pouvoir déguster du saucisson à l’apéro, nous faisons tourner le climatiseur à fond pour ne pas avoir trop chaud.

Tant que nous n’aurons pas pris conscience de notre place minime et minuscule dans l’Univers et sur la Planète, et tant que nous n’aurons pas compris que c’est en vivant en harmonie avec la Nature que nous serons plus heureux et en bonne santé, jouissant donc de ce qu’on appelle le VRAI confort de vie, et non le confort matériel, nous n’élèverons jamais nos consciences, et nous conduiront nos enfants et nos petits enfants tout droit vers une extinction prochaine.

Bien entendu, l’être humain n’a pas que des défauts, bien au contraire. Il renferme une puissance qui ne demande qu’à se déployer pour faire émerger un monde meilleur, à moins de, justement, retrouver sa place dans ce monde!

Claque n°1 : quand tu réalises que tu as pris le mauvais chemin

J’adore écrire. Je peux passer des heures à taper mes pensées ou mon imaginaire sur un clavier, ou avec mon stylo. Dans le disque dur de mon ordinateur, se cachent des dizaines d’histoires, tantôt des récits fantaisistes, tantôt des narrations dystopiques ou de science-fiction, ou encore des histoires vraies. J’écris des tas d’articles issus de recherches sur des sujets qui m’intéressent. J’aime chercher, écrire, raconter. Je ne m’en étais jamais vraiment rendue compte, jusqu’à ce que je retrouve dans le grenier de la maison de mes parents, des « nouvelles » , 5 pages A4 agrafées maladroitement, et dotées d’une page de couverture particulièrement colorée, titrant « Séverine au pays des furbys » ou « Le Bac d’Olivia ». Des récits innocents et maladroits d’une petite fille de 8 ans, mais qui traduisent une passion pour l’écriture dès l’enfance. Aujourd’hui je tiens un blog, où j’écris encore une fois, et même si parfois (souvent) je m’arrache les cheveux devant ma page blanche, une fois que je suis lancée je ne m’arrête plus.

J’aime apprendre. L’école me manque pour ça. Nourrir son cerveau de nouvelles données, de nouvelles informations. J’aime apprendre sur des sujets complètement différents l’un de l’autre : qu’il s’agisse de sciences, de technologie, de culture ou de sujets de société, j’ai une curiosité qui ne connait pas de limites. Si je n’apprends plus, je déprime, je m’ennuie. J’ai besoin d’être entourée de personnes qui m’inspirent et me stimulent. Je n’ai pas nécessairement besoin d’être entourée de Barack Obama ou des 100 personnes les plus influentes selon le TIME Magazine, mais simplement de personnes passionnées, qui ont des choses à dire, des idées, des avis. Je crois que l’apprentissage est un fait dont on ne se satisfait jamais ; on apprend dès son enfance, et jusqu’à ces derniers instants. De mon avis, personne ne peut se permettre de dire qu’il n’a plus rien à apprendre.

J’aime rencontrer des gens. Je n’ai jamais été aussi heureuse que lorsque je suis partie seule, en voyage au Mexique (le premier épisode de mon voyage, ici). Au cours de mon périple, j’ai rencontré des centaines de personnes, venant des quatre coins de la planète. J’ai rencontré beaucoup de locaux aussi, qui m’ont raconté leur vie, qui leur parait très sommaire, mais qui pour moi était fascinante, tant elle est différente de la nôtre ici en France. J’aime discuter et connaitre la vie de personnes du monde entier, quels sont leurs codes, leur façon de vivre, leurs pensées. Je n’arrive pas à me satisfaire d’être simplement entourée de mes proches (que j’aime de tout mon cœur, bien sûr). J’ai besoin de parler à des gens qui ne sont pas de mon milieu, qui vivent dans d’autres sphères, d’autres horizons. J’aime discuter et échanger de vive voix avec les personnes.

J’ai des valeurs fortes. Elles se sont confirmées en évoluant et en grandissant. Je suis particulièrement attachée au respect de l’environnement et aux lois de la Nature, à l’écologie et au bien-être animal. Je pense que nous, êtres humains, nous nous sommes perdus dans l’attrait d’une vie où le confort, le matériel et l’argent sont devenus une priorité au-dessus des choses simples et naturelles. Nous en avons même perdu nos valeurs humaines. Au risque de paraitre un peu « bisounours », je porte beaucoup d’importance aux relations humaines saines et honnêtes, à la bienveillance. Sans forcément être dans une gentillesse à outrance, j’apprécie d’être entourée de personnes qui mesurent la portée de leurs paroles et qui font en sorte de ne pas heurter la sensibilité d’autrui.  L’échange et la transmission sont des valeurs qui me touchent, aussi. Pas seulement une transmission de compétences professionnelles, mais aussi et surtout de compétences humaines, dans sa forme la plus littérale du terme ; en effet, les synonymes d’humain sont « bienveillant, bon ».

J’ai mis du temps avant de réaliser tout ça, tout ce qui faisait ma personnalité, qui je suis, finalement. Mais ce temps qui a été nécessaire pour me comprendre enfin, 28 ans précisément, est passé et j’ai dû prendre des chemins sans vraiment avoir eu le choix. Le temps passe, et nous n’avons pas le temps de réfléchir sur ce que l’on souhaite vraiment. Alors on avance, tête baissée, dans les études, dans les expériences professionnelles. Et on se construit une « fausse identité », avec obstination, une persistance si forte qu’elle prend le pas sur notre vraie identité, nous vivons dans le déni.

Aujourd’hui, j’occupe un poste qui représentait le « job de mes rêves » durant mes études : chef de produit dans le secteur alimentaire. La totalité de mes études supérieures à été dirigée pour y arriver. En y réfléchissant bien, je crois que c’est le côté « créatif » du poste qui me parlait. Je suis en CDI, aussi, le « Graal » pour une bonne partie de la population (même si ce statut est de plus en plus remis en question). Je croyais dur comme fer que c’est ce poste qui me rendrait heureuse et que je pourrais occuper jusqu’au bout de ma carrière. Je voulais même « monter les échelons », devenir « chef de gamme » , « responsable marketing », et toutes ces autres positions si valorisantes aux yeux de la société.

Mais y a-t-il un quelconque lien entre ce que je suis vraiment, entre les éléments que j’ai énuméré précédemment et mon poste actuel ? Aucun. Dans ce poste et au sein de cette entreprise, (une situation qui n’est bien entendu pas une situation isolée et qui se retrouve dans beaucoup d’autres structures, je dédierai un article dessus), la créativité est surtout limitée à des contraintes industrielles, des contraintes d’image ou pire, des contraintes d’ego et de jeux de pouvoir entre les dirigeants. Ce type de poste appelle a être innovant et force de proposition, tout en ayant des normes et des règles à respecter dans des chaînes de production qui n’en finissent pas.

L’essentiel des échanges se fait par email ou téléphone, une relation très lointaine et déshumanisée. Les seuls contacts se font avec les collègues, certains avec qui de liens forts se créent, et d’autres avec qui les affinités ne sont pas très engagées. Dans tout ce modèle d’entreprise basé sur le profit et le business, on en oublie les vrais échanges humains ; des échanges simples, désintéressés, honnêtes et bienveillants. Les remarques et les réflexions fusent, soit pour mettre en lumière la faute d’un collaborateur, soit pour rassurer son ego et montrer son autorité. Mais à aucun moment la question de savoir si la personne a été heurtée n’est posée.

Certes, on nous dira toujours que, dans le milieu professionnel, il ne faut pas prendre les choses pour soi, il ne faut pas trop montrer ses émotions. Mais l’être humain est justement la définition même de l’émotion. Autrement, nous nous appellerions des humanoïdes, ou des robots. Comment peut-on mettre ses émotions et sa sensibilité de côté pendant 8h (voire plus) par jour, 5 jours par semaine ? Moi, en tout cas, je ne peux pas, je ne sais pas faire.

Je me sens parfois comme un OVNI au milieu de mes collègues. Cataloguée comme la seule végétarienne-écolo de l’entreprise, je dois parfois me retenir et ne pas m’exprimer sur les opinions de mes collègues qui sont totalement contraire au miennes. Je suis aussi souvent en pleine dissonance cognitive, submergée par du plastique et autres produits nocifs à l’environnement ; obligée d’imprimer du papier sans cesse pour des factures, des documents… Je dois cacher ma personnalité sensible et engagée, et faire bonne figure.

Alors voilà, je me retrouve dans cette situation où plus de la moitié de mon temps de vie et la totalité de mon énergie sont dédiés à un système qui ne me convient pas, et qui ne m’a jamais convenu, finalement. C’est assez dur de le réaliser ; car on se dit qu’on a perdu énormément de temps, 28 ans à se construire une identité en pensant qu’elle nous conviendrait, alors que non.

Mais, je suis cette catégorie de personnes qui pense que rien n’arrive par hasard. Que des évènements, des rencontres et des situations particulières sont placées stratégiquement à un moment précis, dans le but de nous faire prendre conscience de certaines choses, ou de nous aider à changer. Peut-être qu’il fallait que je passe par cette période pour encore plus embrasser ma vraie identité avec passion. A 28 ans, je me pose aujourd’hui cette question : quelles sont mes ressources, qu’est ce que je veux vraiment faire ? Et je crois que ce n’est pas trop tard. Cette prise de conscience peut aussi bien avoir lieu à 18 ans, à 25 ans, à 30 ans, à 50 ans. Quel que soit l’âge, c’est le temps qui vous a été nécessaire pour vous réveiller, et ça n’aura jamais été une perte de temps ; chacun son rythme.

Pour ma part, je crois que cette prise de conscience s’est formée par plusieurs situations, et rencontres qui se sont alignées au bon moment.

Une situation tout d’abord ; un poste qui ne correspond plus à mes valeurs, alors qu’il représentait encore il y a quelques années mon projet professionnel ultime. Mais surtout des rencontres, tellement de belles rencontres… En quelques mois, j’ai rencontré des femmes inspirantes et passionnantes avec qui je construis aujourd’hui une association qui tente de distribuer des produits alimentaires sains et peu cher pour des populations en difficulté. J’ai aussi rencontré une belle âme, une personne qui m’aide aujourd’hui à trouver mes ressources, et à briser toute cette fausse identité que je me suis construite au fil de mes études (que je remercie du fond du cœur). J’ai aussi rencontré pleins d’autres personnes, avec qui je n’ai pas forcément gardé contact, mais dont la simple petite discussion au détour d’un verre a été déterminante et m’a apporté encore plus de forces pour entamer ce changement. Toutes ces personnes, sans le savoir, m’accompagnent dans cette évolution qui est en cours, cette remise à plat totale.

Aujourd’hui, c’est le flou dans la suite de mon aventure en tant qu’être humain sur cette planète. Devrais-je continuer et rester dans ce confort d’être en CDI, d’être dans une position plutôt bien placée dans la société ? Ou plutôt me mettre en danger, et prendre des risques pour faire enfin émerger ma vraie personne, celle qui adorait écrire des histoires farfelues dans sa chambre d’enfant, intrépide, gentille, mais qui s’est cachée pour mon bien, pour me laisser m’intégrer dans un société où elle n’avait pas sa place ? Aujourd’hui, j’ai envie de faire de l’écriture mon métier, j’ai envie de dédier toute mon énergie à mon association, j’ai envie de voyager et rencontrer des nouvelles cultures, et j’ai encore tellement d’idées… Qui vont peut-être se rassembler pour créer ma nouvelle vie.

Si vous avez pris le temps de lire ce long billet d’humeur, merci beaucoup. N’hésitez pas à me donner des conseils ou laisser un commentaire, j’adore discuter et parler avec vous 🙂

Mexique, épisode 1 : découverte de Mexico City

Cet article est le premier épisode de ma série de récits au Mexique, mon premier voyage solo ! Un voyage qui m’aura appris énormément sur moi-même, le monde, mais aussi et surtout sur ce beau pays qu’est le Mexique ! A travers mes articles, je vous donnerai des astuces et conseils, si vous planifiez un voyage vers le Mexique, mais également des anecdotes et des ressentis sur un premier voyage en solitaire. Bonne lecture, et bon voyage !

Mon premier voyage seule (hors expatriation à l’étranger), je l’ai réalisé au Mexique. Un choix risqué pour certains, car le Mexique n’a pas une très bonne réputation : cartels de drogue, délinquance, enlèvements… Un voyage à travers ce pays pourrait en effrayer plus d’un. Et pourtant, au cours de ces 6 semaines de parcours à travers la terre des Mayas, je n’ai que très rarement ressenti une insécurité ou une hostilité des mexicains envers ma personne. Mieux, ce voyage est (pour le moment) mon plus beau voyage… Petit récit de mon périple au pays de la Tequila !

« Mais pourquoi le Mexique ? » C’est la question qui est revenue le plus souvent de la part de mes proches. C’est vrai qu’à part pour se rendre à Cancun, peu de gens s’intéresse réellement à ce pays. Et encore moins pour un premier voyage en solitaire ! Une des raisons principales pour lesquelles j’ai souhaité visiter le Mexique, c’est ma passion pour la civilisation Maya. Le Mexique (ainsi que ses pays voisins – Guatemala et Belize notamment) est la Terre ancestrale des Mayas, cette ancienne civilisation qui, des millénaires après sa disparition, garde tout son mystère et fascine les archéologues et historiens du monde entier. Des pyramides et sites antiques à couper le souffle, qui dépassent bien souvent les frontières du surnaturel, des rites et traditions sacrées… Je souhaitais voir de mes propres yeux la 7ème merveille du monde, Chichen Itza, et fouler le sol qu’a emprunté cette population mystérieuse, il y a des milliers d’années.

Raison numéro 2 : les paysages. Le Mexique, ce n’est pas uniquement Cancun et ses plages de sable fin. C’est aussi la jungle de Palenque, les montagnes de Puebla, ou encore les villages près de Valladolid. C’est un pays immense aux horizons variés. Je voulais en avoir plein la vue, et je savais qu’au Mexique, je ne serais pas en reste.

Je suis donc partie 6 semaines, et j’ai parcouru la zone EST du pays (je compte y retourner pour découvrir la zone ouest !). 6 semaines, c’était bien, mais pas suffisant à mon goût pour bien apprécier et s’imprégner de l’âme de ce pays. Mais j’ai néanmoins eu le temps de voir quelques villes et sites principaux :

Mon parcours d’un mois et demi au Mexique

J’ai suivi un chemin assez classique, qui permet de suivre une route et ne pas avoir à faire trop de demi-tours :

MEXICO CITY – CANCUN – BACALAR – TULUM – VALLADOLID – MERIDA – PALENQUE – SAN CRISTOBAL – OAXACA – PUEBLA – MEXICO CITY

J’ai même retrouvé des backpackers que j’avais rencontré dans des auberges en début de parcours, sur mon chemin au cours de mon voyage ! C’est pour dire à quel point on fait tous le même parcours. Mais pour un début je trouve que c’est une bonne chose. Pour mon second voyage au Mexique, maintenant que je suis plus à l’aise, j’irai certainement hors des sentiers battus.

J’ai principalement voyagé en bus, car le Mexique possède une très bonne compagnie de bus, les fameux bus rouges ADO, fonctionnelle et moderne. Il y a aussi d’autres compagnies, plus ou moins chères. Mais de manière générale, le réseau de bus est très bien organisé. Le seul moment où j’ai pris un avion interne, a été entre Mexico City et Cancun, au tout début de mon voyage. En effet, j’ai atterri à Mexico City, puis j’ai pris un avion pour Cancun, et mon périple en bus a commencé à partir de là.

Pour le budget, tout dépend de votre niveau de confort et votre façon de voyager. Pour ma part, j’ai volontairement choisi d’être hébergée uniquement en auberge. Pour l’aspect financier, bien entendu, mais aussi et surtout car la vie en auberge est pour moi totalement différente d’un séjour dans des hôtels : il y a bien plus de proximité avec les locaux (car les auberges sont souvent tenues par des mexicains), bien plus d’occasions de rencontrer des gens, et s’ouvrir à d’autres cultures. Si je devais le refaire, je ne changerai absolument aucun des hébergements dans lesquels j’ai séjourné durant mon parcours, tout était parfait. Bien entendu, il faut pouvoir accepter d’abandonner son intimité (en particulier quand on dort dans un dortoir de 10 lits), mais ça n’a pas été un problème pour moi… Bon, tout n’était pas rose, bien sûr, mais j’ai bien plus de bons souvenirs en auberge, que de mauvais souvenirs.

ET, le plus important : STOP AUX IDÉES REÇUES ! Les auberges, ce ne sont pas des motels miteux avec des lits de prison et des rideaux de douche déchirés ! A moins de choisir des auberges à 1€ la nuit, et dans ce cas il faut assumer, la plupart des auberges ont beaucoup d’avantages, et des installations qui n’ont parfois rien à envier aux hôtels ! Installations modernes, piscine, hamacs (petit aperçu en photo ;)), petit-déjeuner local gratuit, activités, sorties, soirées…. Sans oublier que, pour le prix, je préfère de loin dormir dans une belle auberge vivante et chaleureuse, plutôt qu’un hôtel 4 étoiles hors de prix, sans âme et froid. Mais c’est mon opinion ! En moyenne, pour 6 semaines de voyage, j’ai dépensé 350€ pour mon hébergement.

Concernant les transports, les prix sont très souvent dérisoires. 4 à 8€ en moyenne pour un trajet en bus, un peu plus lorsque les trajets sont plus longs… J’ai dépensé en moyenne 70€ pour mon moyen de transport (j’ai principalement pris des bus ADO, donc assez « cher » comparé à d’autres compagnies moins confortables).Pour la nourriture, c’est open bar ! La nourriture est très peu chère au Mexique, sauf peut être dans les villes les plus touristiques (Cancun et Playa del Carmen, notamment). Un repas dans un resto coûte en moyenne 4€, donc pour des tacos en street-food (bien meilleur, parfois), il faut compter environ 1 à 2 petits euros. Je n’ai pas compté précisément mon budget pour l’alimentation, surtout que je pouvais passer une journée à manger des tacos en street food, et une autre à enchaîner les restos plutôt aisés… En moyenne, j’ai dépensé 6 – 8€ par jour pour manger.

Enfin, pour les sorties et activités, encore une fois tout dépend de vos moyens et de votre façon de visiter une ville. Si vous préférez visiter des monuments en groupe, avec un guide, et un tour operator, effectivement vous risquez de payer un peu cher (sachant que les tips ou « pourboires », comme aux Etats-Unis, s’appliquent au Mexique également !). Pour vous donner un exemple concret, lors de mes premiers jours au Mexique, je souhaitais visiter Teotihuacan, à Mexico City. N’étant pas forcément très à l’aise (c’était mon deuxième jour sur place), je décidais de partir avec un tour pour passer la journée sur le site. Prix : environ 500 pesos (22€) pour un départ à 8h et un retour à 17h, avec 3h uniquement sur le site. Dans le reste du temps, il fallait compter le trajet, une visite d’un autre site, puis la Basilique de Guadalupe (qui valait le coup, je l’avoue). Mais ce que je souhaitais voir, c’était Teotihuacan, et je serai volontiers restée plus longtemps pour apprécier le site. Mais timing oblige, notre guide nous pressait à la fin du temps imparti pour quitter le site. Et en plus, nous n’avions pas de guide sur le site de Teotihuacan, nous visitions de nous-même. Donc pas d’avantage à avoir un guide si ce n’est que pour nous emmener sur les sites dédiés, sans nous raconter l’histoire du lieu !

Finalement, le soir, j’ai rencontré un résident de l’auberge qui avait visité le site par ses propres moyens, pour un total de 170 pesos (soit 8€):

Trajet Mexico City – Teotihuacan : 100 pesos (5€) A/R

Entrée sur le site de Teotihuacan : 70 pesos (3€)
Clairement, j’étais tellement dégoûtée que je me suis jurée de ne plus faire de visites avec des tours, sauf lieu particulier où un accompagnement est indispensable !

Petite information, d’ailleurs : tous les sites officiels au Mexique (sites archéologiques, musées) coûtent 70 pesos, c’est le prix officiel (du moins en 2017). Donc, cette anecdote vous donne une idée des différences de prix selon que vous choisissez des visites confortables en tour operator ou plutôt à l’aventure !

Plus concrètement, voilà mon budget, pour 6 semaines au Mexique (sans le billet d’avion) :
Hébergement : 350€ (8€ / nuit en moyenne)

Transports : 97€ (70€ pour 9 trajets en bus, et un avion interne à 27€)

Nourriture : 300 – 350 € (environ 8€ en moyenne, avec parfois des petites folies – le resto 4 étoiles à 8 euros le plat, on se fait plaisir !!!)

Sorties : 200€ (dont une sortie qui a coûté, a elle seule, 120€ – je vous donnerai les détails plus tard!)

Donc en tout, j’ai dépensé environ 900€ sur place pour 6 semaines au Mexique (hors billet d’avion), soit 42 jours de voyage. Un budget plutôt correct selon moi, quand on peut vite dépenser parfois 400 euros voir plus pour un voyage d’une semaine en Europe !Bon, maintenant que vous connaissez tous les détails, passons aux choses sérieuses : mon séjour au Mexique, ville par ville.

MEXICO CITY : UNE MÉGALOPOLE ENTRE MODERNITÉ ET CIVILISATION ANCIENNE

Durée : 5 jours
Hébergement : Mexiqui Zocalo

Lieux visités :

  • Teotihuaca
  • La basílica de Guadalupe
  • El museo de Frida Khalo
  • El museo nacional de antropología
  • El Palacio de Bellas Artes
  • Templo Mayor
  • El Palacio Nacional
  • La Plaza de las tres culturas
  • Torre Latinoamericana
  • Mercado Ciudadela.

Mon premier contact, ma première vraie rencontre avec le Mexique s’est donc établie dans sa capitale, Mexico City. Arrivée à 22h, dans l’aéroport principal de la ville (El Aeropuerto Internacional Benito Juarez), fin prête à vivre une des plus belles aventures de ma vie, seule, avec comme seul compagnon mon beau (mais lourd) backpack. Mais avant ça, il fallait que je trouve ma première « maison » dans cette aventure, mon auberge.

Pas très rassurée par les taxis locaux, je décidais de rester dans ma zone de confort et choisir la valeur sûre, Uber. 5 minutes plus tard, j’embarquais à bord de mon taxi, accueillie par un gentil mexicain.

Moi : Hola, como esta ?

Chauffeur Uber : Estoy muy bien, y usted ?

Moi : Estoy bien. Habla inglés ?

C’était souvent le début de toutes mes conversations, les premiers jours de mon voyage. Je demandais toujours à mon interlocuteur s’il parlait anglais, car mon espagnol n’est pas très bon… Malheureusement (ou heureusement, en fait), peu de mexicains parlent anglais, à part dans les lieux très touristiques. J’ai donc dû faire des efforts et faire sortir de mon cerveau tous les mots et termes espagnols que je connaissais. J’avais également pris quelques cours avant de partir, pour avoir les bases.

Revenons à mon chauffeur. A mon agréable surprise, il parlait très bien anglais, et nous avons pu discuter tout au long de mon trajet en direction de mon auberge. Une très belle première rencontre avec un local : il m’a raconté, entres autres, l’histoire du Mexique, sa culture, ses spécialités, et les endroits qu’il faut absolument visiter. J’ai réalisé à quel point il était fier de son pays, et c’était un réel plaisir de l’entendre décrire avec passion les merveilles du Mexique. Il m’a aussi partagé les bonnes adresses pour déguster les meilleurs tacos de la ville, ou boire le Mezcal, la fameuse eau-de-vie du Mexique.
De temps en temps, je jetais un regard par la fenêtre, et je ressentais un mélange d’appréhension et d’excitation. Tant de choses m’attendaient, tant d’endroits à découvrir, mais je me demandais aussi si j’aurai le courage de sortir et de me balader seule dans un environnement qui m’est totalement inconnu. Pourtant, à première vue, Mexico City ne me semblait pas hostile. Il faisait nuit, les rues étaient désertes, à part quelques groupes de jeunes discutant au détour d’une ruelle. Rien de très alarmant, Mais je restais néanmoins méfiante.

Au bout d’une vingtaine de minutes, mon chauffeur arrivait dans le « Zocalo », que l’on peut traduire comme le « centre-ville ». Pensant qu’il s’agissait d’un nom de quartier propre à Mexico City, je réaliserais plus tard que chaque ville au Mexique à son « Zocalo », sa place centrale.

En regardant sur mon application, j’ai réalisé que nous étions quasiment arrivés à destination. En même temps, l’auberge s’appelant « Mexiqui Zocalo », ce n’était pas forcément étonnant. En revanche, la fin du trajet était un peu compliquée ; après avoir tourné autour du quartier pendant quelques minutes, mon chauffeur m’expliqua qu’il ne pouvait pas s’arrêter dans la rue de mon auberge, qui n’était pas accessible aux voitures ce soir-là. Il devait donc s’arrêter un peu plus loin, à l’entrée de la rue, la « Republica de Guatemala », et me laisser continuer à pieds. Je n’aurais que 4 minutes de marche avant d’arriver à la porte de mon auberge. 4 petites minutes qui ne m’ont pas empêché d’avoir très peur, à ce moment-là. Ca y’est, j’allais devoir marcher dans une rue, en plein centre-ville de Mexico City, et seule. Montrant, d’après moi, une confiance que je n’avais absolument pas, je dis aurevoir à mon chauffeur, sortait de la voiture avec mon énorme sac à dos, fermait la portière, puis commençais à marcher, très rapidement.Je regardais furtivement autour de moi ; quelques personnes étaient assises sur un banc, une femme discutait avec un jeune homme, et la plupart me regardait avancer en direction de mon auberge. Mais personne ne m’aborda. Au bout de quelques minutes, j’arrivais enfin à mon auberge.

MEXIQUI ZOCALO – MON AVIS SUR L’AUBERGE

Conforme aux photos, l’auberge était très accueillante et atypique : des peintures, un bel escalier en colimaçon d’époque, et une hôte aux cheveux violets et au look punk très sympathique. Elle me présenta rapidement les différents lieux communs de l’auberge :

  • Les douches / toilettes : très propres, avec de l’eau chaude (pas systématique au Mexique), et des aménagements modernes. 6 douches pour femmes, suffisant pour ma part, je n’ai jamais eu à attendre pour faire ma toilette le matin. Note : 4/5
  • L’espace « petit déjeuner » : un espace assez simple, un canapé, une grande table, une télé, et une cuisine. Le petit-déjeuner du matin était très basique : pain, confitures, café. Et si on se levait tôt, on avait droit aux pancakes ! Mais rien d’exceptionnel. Note : 2/5
  • Le rooftop : le plus de cette auberge, une grande terrasse, qui fait office de bar/restaurant. On peut y boire un verre en écoutant de la musique, faire la fête, le tout en ayant une très belle vue sur Mexico City. Note : 4/5

Enfin, elle me montra ma chambre, un dortoir de 9 lits, superposés en 3 lits… Oui oui, 3 lits ! C’est la première fois que je voyais des lits de 3 superposés, mais ça ne sera certainement pas la dernière fois !

  • La chambre : plutôt sombre à première vue, elle en restait pour le moins fonctionnelle, et confortable : une couette pour les nuits froides à Mexico, et une petite boîte en bois au dessus du lit, avec une prise, et assez de place pour y mettre quelques effets personnels. Cette petite boîte se fermait à clé, tout comme l’emplacement réservé à nos valises. Pas besoin d’avoir de cadenas, les clés et les cadenas étaient fournis par l’auberge. Note : 3/5
  • Le prix : 10€ / la nuit. Un bon rapport qualité prix, surtout que cette auberge est placée au centre de la ville, on ne peut pas être plus près des lieux touristiques. Note : 4/5

NOTE FINALE : 3.5/5. Je recommande ! Il y a sûrement de meilleures auberges, mais celle là convient si ne souhaitez pas vous ruiner mais avoir néanmoins une chambre confortable, des toilettes propres et des espaces communs agréables, le tout en étant au centre ville.

Présentations faites, l’hôte me laissait alors dans ma chambre, afin de prendre mes marques. Heureusement, il n’y avait personne dans la chambre à ce moment-là, je pouvais donc tranquillement prendre mes marques et prendre du recul, sans être gênée. Prendre du recul, oui, car en m’asseyant sur mon petit lit, je réalisais que mon voyage au Mexique commençait enfin. Après des mois de préparation, je me trouvais là, dans une chambre un peu sombre, dans un nouveau pays, sans amis ou famille, avec une liste longue comme une autoroute de choses à faire. Je rigolais un peu, me disant que j’étais folle d’avoir fait le choix de partir au Mexique seule. Mais j’étais aussi tellement heureuse de l’avoir fait, et c’est avec enthousiasme que je m’endormais, après avoir envoyé un message aux parents pour leur dire que j’étais bien arrivée, évidemment.

DÉCOUVERTE DE MEXICO CITY ET PREMIÈRES RENCONTRES

Après une nuit de repos bien méritée, mon sommeil était coupé par un bruit inhabituel : une musique, semblant sortie d’une boîte à musique, mais plutôt agréable (à Coyoacan, j’avais filmé une vidéo où on entend cette musique, et vous verrez le petit joueur de boîte à musique à la fin) :

Pour ce premier jour au Mexique, je décidais de ne pas faire d’excursions, mais plutôt de m’imprégner de l’âme de la ville et de ses habitants. Vers 11h (après une petite douche et un petit-déjeuner), je m’aventurais donc dans les rues de Mexico City.

Le premier ressenti intérieur que j’ai eu en me baladant dans la ville était un mélange d’insécurité et d’excitation. Pour la première fois de ma vie, j’avais l’impression d’être libre, mais un peu « à nu » également : ici, personne ne me connait, ne sais qui je suis, et moi non plus je ne les connais pas. Je ne connais pas leurs codes, leur mode de vie, je ne sais pas ce qui m’attend dans la prochaine rue quand je vais traverser… Tout est nouveau, et il n’y a que moi et moi seule pour ouvrir les portes et découvrir ce qui se cache derrière ce pays et ces gens. Et j’ai adoré ce sentiment.

Bon, ce petit moment seul n’a pas duré très longtemps, car le jour même, je rencontrais des personnes de mon auberge avec qui j’allais passer une super journée : un américain d’origine philippine qui dormait dans ma chambre, et une jeune portuguaise, résidente également de l’auberge. Tous les 3, nous avons visité le Palace des Beaux Rats (El Palacio de Bellas Artes), puis nous avons dîné au rooftop de l’immeuble « Torre de Latino Americana » :

El Palacio de Bellas Artes

Ma visite du Palace des Beaux Arts était très enrichissante : au-delà d’être un très bel édifice, le palace des beaux-arts est l’hôte d’un bon nombre d’expositions autour de l’histoire du Mexique et de la culture en général. Ce jour-là, le Palace abritait l’exposition « Rojo Mexicano : la grana cochinilla en el arte », où l’histoire de la couleur rouge dans l’art, cette couleur issue de la cochinille, un insecte provenant du Mexique.

Pour conclure, cette première journée a effacé toutes mes craintes et a confirmé mon choix de partir seule : je n’étais finalement pas si seule que ça (grâce à mes rencontres), et j’ai réalisé à quel point ce sentiment d’insécurité n’étant que dans la tête et nourrie par cette peur de l’inconnu.

DÉCOUVERTE DE TEOTIHUACAN ET LA MAISON DE FRIDA KAHLO

Les jours suivants à Mexico City sont passés très vite, et étaient ponctués de découvertes, de bons tacos, de tequila et de fêtes avec mes nouveaux amis de l’auberge (j’ai rencontré des chiliens, des colombiens et un suisse).

Cependant, les deux lieux qui m’ont le plus marqué ont été ma visite de Teotihuacan et la maison de Frida Kahlo. Teotihuacan faisait partie de ma checklist d’endroits indispensables à visiter ; je ne pouvais pas quitter le Mexique sans avoir mis les pieds dans ces lieux.

La cité pré-hispanique de Teotihuacan est située à une cinquantaine de kilomètres de Mexico City. Appelée « la cité où les Hommes se transforment en Dieux », elle est notamment connue pour ses deux immenses pyramides : les pyramides du soleil et de la lune, et pour le temple de Quetzacoatl. Ce site attire de nombreux archéologues, qui cherchent à comprendre le symbolisme de ce lieu, construit entre le 1er et le VIIème siècle. Les dimensions et les caractéristiques géométriques de ces pyramides sont par ailleurs uniques et impressionnantes ; c’est une des raisons pour laquelle je souhaitais visiter cet endroit. La pyramide du soleil, le plus grand édifice du lieu, mesure 65 mètres de haut, et il faut monter 235 marches avant d’arriver à son sommet (ce que je n’ai pas manqué de faire, bien entendu !).

Comme je l’ai expliqué au début de mon article, j’ai visité Teotihuacan via un tour operator (grossière erreur), et j’ai donc eu peu de temps pour visiter le lieu : il faut, selon moi, une bonne demi-journée pour prendre le temps de comprendre et admirer ce site, sans compter l’ascension des pyramides du soleil et de la lune : une bonne demi-heure est nécessaire (aller et retour) pour grimper les  deux pyramides. Par ailleurs, nous sommes arrivés à Teotihuacan en fin de matinée (vers 10h) et le lieu était assez désert. Il s’est rempli lorsque nous avons quitté les lieux, vers 12h30 / 13h. Je vous conseille donc de vous y rendre le matin, pour être plus tranquille.

Néanmoins, j’ai eu le temps d’admirer la beauté de cet endroit, et j’ai été impressionnée par la perfection et le souci du détail dans la réalisation de ces pyramides. Certaines personnes diront que Teotihuacan n’est pas un site si important et qu’il n’y a pas énormément d’intérêt à le visiter. Pour ma part, je ne regrette pas ma visite, et je pense qu’il est important de s’y rendre.Le jour suivant, j’ai changé d’ambiance et j’ai pu apprécié une autre dimension de la culture du Mexique : l’art, en visitant la maison de Frida Kahlo.

Situé dans le quartier de Coyoacan (à une trentaine de minutes du centre-ville en métro), cette habitation (transformée en musée), à été le lieu de vie de Frida Kahlo de sa naissance en 1907, à sa mort en 1954. Elle est également appelée Casa Azul, pour son magnifique mur bleu et ses belles couleurs.Frida Kahlo, c’est cette fameuse peintre d’origine mexicaine, que l’on reconnait notamment à son mono-sourcil, et sa couronne de fleurs. Pour être honnête, je ne connaissais aucune de ses œuvres, mais je souhaitais visiter ce musée car il fait partie du patrimoine du Mexique et cela me permettait d’enrichir ma connaissance du pays. De plus, cette visite m’a permis d’en apprendre davantage sur le personnage : Frida Kahlo était une femme forte, intelligente et talentueuse, mais à la santé fragile, et qui a beaucoup souffert au cours de sa vie. Sa maison est néanmoins très chaleureuse et colorée, et j’y ai passé un bon moment.

Mes 5 jours à Mexico City ont donc été une belle entrée en matière : entre sites antiques, arts et modernité (et bons repas), j’ai eu un aperçu de la richesse culturelle de ce pays. Quant à mon voyage, il ne pouvait pas mieux commencer : j’ai rencontré de belles personnes, j’ai appris à organiser mes journées seules (et j’ai adoré), et j’avais hâte de continuer mon périple, qui allait se poursuivre dans un tout autre environnement : Cancun et ses plages de sable fin.

Je vous laisse donc sur ces quelques images de Mexico City, et on se retrouve au prochain épisode!

Bol salé gourmand : lentilles, patates douces et purée d’avocat

Cette petite recette est hyper rapide à faire, et ultra simple! Je la partage avec vous 🙂

Ingrédients

  • 100g de lentilles
  • 2 patates douces
  • 1 avocat
  • 1 botte de persil
  • Un demi citron
  • Huile d’olive
  • Épices : cumin, paprika, sel, poivre (ou un mélange d’épices « cajun » que l’on peut trouver dans les rayons épices
  • Ail
  • Sauce soja

Préparation

  1. Préchauffez votre four à 180°
  2. Faites cuire vos lentilles dans une casserole, comme indiqué sur votre paquet de lentilles.
  3. Lorsque les lentilles sont cuites, égouttez les si elles contiennent beaucoup d’eau, et placez au réfrigérateur.
  4. Pendant ce temps, coupez vos patates douces en fines lamelles, et placez les sur une feuille de papier cuisson. Assaisonnez d’épices (le mélange d’épices cajun est parfait, ou sinon : cumin, poivre, paprika)
  5. Arrosez d’un léger filet d’huile d’olive, puis mélangez vos frites de manière à ce que les épices se mélangent bien.
  6. Étalez bien vos frites sur la plaque, puis enfournez pour 15 minutes à 180°.
  7. Préparez la purée d’avocat : écrasez l’avocat avec une fourchette dans un bol.
  8. Ajoutez les épices (sel, poivre, cumin), et un filet d’huile d’olive. Réservez.
  9. Enfin, préparez la vinaigrette : hachez très finement une botte de persil, et écrasez une gousse d’ail.
  10. Dans un mortier (si vous n’en avez pas, ce n’est pas grave), mélangez bien le persil et l’ail.
  11. Ajoutez ensuite le citron, la sauce soja et l’huile d’olive, et mélangez bien!
  12. Assemblage ! Dans un bol, placez vos lentilles, puis vos patates douces et enfin la purée d’avocat, puis assaisonnez avec la vinaigrette au persil. Bon appétit !