Claque n°1 : quand tu réalises que tu as pris le mauvais chemin

J’adore écrire. Je peux passer des heures à taper mes pensées ou mon imaginaire sur un clavier, ou avec mon stylo. Dans le disque dur de mon ordinateur, se cachent des dizaines d’histoires, tantôt des récits fantaisistes, tantôt des narrations dystopiques ou de science-fiction, ou encore des histoires vraies. J’écris des tas d’articles issus de recherches sur des sujets qui m’intéressent. J’aime chercher, écrire, raconter. Je ne m’en étais jamais vraiment rendue compte, jusqu’à ce que je retrouve dans le grenier de la maison de mes parents, des « nouvelles » , 5 pages A4 agrafées maladroitement, et dotées d’une page de couverture particulièrement colorée, titrant « Séverine au pays des furbys » ou « Le Bac d’Olivia ». Des récits innocents et maladroits d’une petite fille de 8 ans, mais qui traduisent une passion pour l’écriture dès l’enfance. Aujourd’hui je tiens un blog, où j’écris encore une fois, et même si parfois (souvent) je m’arrache les cheveux devant ma page blanche, une fois que je suis lancée je ne m’arrête plus.

J’aime apprendre. L’école me manque pour ça. Nourrir son cerveau de nouvelles données, de nouvelles informations. J’aime apprendre sur des sujets complètement différents l’un de l’autre : qu’il s’agisse de sciences, de technologie, de culture ou de sujets de société, j’ai une curiosité qui ne connait pas de limites. Si je n’apprends plus, je déprime, je m’ennuie. J’ai besoin d’être entourée de personnes qui m’inspirent et me stimulent. Je n’ai pas nécessairement besoin d’être entourée de Barack Obama ou des 100 personnes les plus influentes selon le TIME Magazine, mais simplement de personnes passionnées, qui ont des choses à dire, des idées, des avis. Je crois que l’apprentissage est un fait dont on ne se satisfait jamais ; on apprend dès son enfance, et jusqu’à ces derniers instants. De mon avis, personne ne peut se permettre de dire qu’il n’a plus rien à apprendre.

J’aime rencontrer des gens. Je n’ai jamais été aussi heureuse que lorsque je suis partie seule, en voyage au Mexique (le premier épisode de mon voyage, ici). Au cours de mon périple, j’ai rencontré des centaines de personnes, venant des quatre coins de la planète. J’ai rencontré beaucoup de locaux aussi, qui m’ont raconté leur vie, qui leur parait très sommaire, mais qui pour moi était fascinante, tant elle est différente de la nôtre ici en France. J’aime discuter et connaitre la vie de personnes du monde entier, quels sont leurs codes, leur façon de vivre, leurs pensées. Je n’arrive pas à me satisfaire d’être simplement entourée de mes proches (que j’aime de tout mon cœur, bien sûr). J’ai besoin de parler à des gens qui ne sont pas de mon milieu, qui vivent dans d’autres sphères, d’autres horizons. J’aime discuter et échanger de vive voix avec les personnes.

J’ai des valeurs fortes. Elles se sont confirmées en évoluant et en grandissant. Je suis particulièrement attachée au respect de l’environnement et aux lois de la Nature, à l’écologie et au bien-être animal. Je pense que nous, êtres humains, nous nous sommes perdus dans l’attrait d’une vie où le confort, le matériel et l’argent sont devenus une priorité au-dessus des choses simples et naturelles. Nous en avons même perdu nos valeurs humaines. Au risque de paraitre un peu « bisounours », je porte beaucoup d’importance aux relations humaines saines et honnêtes, à la bienveillance. Sans forcément être dans une gentillesse à outrance, j’apprécie d’être entourée de personnes qui mesurent la portée de leurs paroles et qui font en sorte de ne pas heurter la sensibilité d’autrui.  L’échange et la transmission sont des valeurs qui me touchent, aussi. Pas seulement une transmission de compétences professionnelles, mais aussi et surtout de compétences humaines, dans sa forme la plus littérale du terme ; en effet, les synonymes d’humain sont « bienveillant, bon ».

J’ai mis du temps avant de réaliser tout ça, tout ce qui faisait ma personnalité, qui je suis, finalement. Mais ce temps qui a été nécessaire pour me comprendre enfin, 28 ans précisément, est passé et j’ai dû prendre des chemins sans vraiment avoir eu le choix. Le temps passe, et nous n’avons pas le temps de réfléchir sur ce que l’on souhaite vraiment. Alors on avance, tête baissée, dans les études, dans les expériences professionnelles. Et on se construit une « fausse identité », avec obstination, une persistance si forte qu’elle prend le pas sur notre vraie identité, nous vivons dans le déni.

Aujourd’hui, j’occupe un poste qui représentait le « job de mes rêves » durant mes études : chef de produit dans le secteur alimentaire. La totalité de mes études supérieures à été dirigée pour y arriver. En y réfléchissant bien, je crois que c’est le côté « créatif » du poste qui me parlait. Je suis en CDI, aussi, le « Graal » pour une bonne partie de la population (même si ce statut est de plus en plus remis en question). Je croyais dur comme fer que c’est ce poste qui me rendrait heureuse et que je pourrais occuper jusqu’au bout de ma carrière. Je voulais même « monter les échelons », devenir « chef de gamme » , « responsable marketing », et toutes ces autres positions si valorisantes aux yeux de la société.

Mais y a-t-il un quelconque lien entre ce que je suis vraiment, entre les éléments que j’ai énuméré précédemment et mon poste actuel ? Aucun. Dans ce poste et au sein de cette entreprise, (une situation qui n’est bien entendu pas une situation isolée et qui se retrouve dans beaucoup d’autres structures, je dédierai un article dessus), la créativité est surtout limitée à des contraintes industrielles, des contraintes d’image ou pire, des contraintes d’ego et de jeux de pouvoir entre les dirigeants. Ce type de poste appelle a être innovant et force de proposition, tout en ayant des normes et des règles à respecter dans des chaînes de production qui n’en finissent pas.

L’essentiel des échanges se fait par email ou téléphone, une relation très lointaine et déshumanisée. Les seuls contacts se font avec les collègues, certains avec qui de liens forts se créent, et d’autres avec qui les affinités ne sont pas très engagées. Dans tout ce modèle d’entreprise basé sur le profit et le business, on en oublie les vrais échanges humains ; des échanges simples, désintéressés, honnêtes et bienveillants. Les remarques et les réflexions fusent, soit pour mettre en lumière la faute d’un collaborateur, soit pour rassurer son ego et montrer son autorité. Mais à aucun moment la question de savoir si la personne a été heurtée n’est posée.

Certes, on nous dira toujours que, dans le milieu professionnel, il ne faut pas prendre les choses pour soi, il ne faut pas trop montrer ses émotions. Mais l’être humain est justement la définition même de l’émotion. Autrement, nous nous appellerions des humanoïdes, ou des robots. Comment peut-on mettre ses émotions et sa sensibilité de côté pendant 8h (voire plus) par jour, 5 jours par semaine ? Moi, en tout cas, je ne peux pas, je ne sais pas faire.

Je me sens parfois comme un OVNI au milieu de mes collègues. Cataloguée comme la seule végétarienne-écolo de l’entreprise, je dois parfois me retenir et ne pas m’exprimer sur les opinions de mes collègues qui sont totalement contraire au miennes. Je suis aussi souvent en pleine dissonance cognitive, submergée par du plastique et autres produits nocifs à l’environnement ; obligée d’imprimer du papier sans cesse pour des factures, des documents… Je dois cacher ma personnalité sensible et engagée, et faire bonne figure.

Alors voilà, je me retrouve dans cette situation où plus de la moitié de mon temps de vie et la totalité de mon énergie sont dédiés à un système qui ne me convient pas, et qui ne m’a jamais convenu, finalement. C’est assez dur de le réaliser ; car on se dit qu’on a perdu énormément de temps, 28 ans à se construire une identité en pensant qu’elle nous conviendrait, alors que non.

Mais, je suis cette catégorie de personnes qui pense que rien n’arrive par hasard. Que des évènements, des rencontres et des situations particulières sont placées stratégiquement à un moment précis, dans le but de nous faire prendre conscience de certaines choses, ou de nous aider à changer. Peut-être qu’il fallait que je passe par cette période pour encore plus embrasser ma vraie identité avec passion. A 28 ans, je me pose aujourd’hui cette question : quelles sont mes ressources, qu’est ce que je veux vraiment faire ? Et je crois que ce n’est pas trop tard. Cette prise de conscience peut aussi bien avoir lieu à 18 ans, à 25 ans, à 30 ans, à 50 ans. Quel que soit l’âge, c’est le temps qui vous a été nécessaire pour vous réveiller, et ça n’aura jamais été une perte de temps ; chacun son rythme.

Pour ma part, je crois que cette prise de conscience s’est formée par plusieurs situations, et rencontres qui se sont alignées au bon moment.

Une situation tout d’abord ; un poste qui ne correspond plus à mes valeurs, alors qu’il représentait encore il y a quelques années mon projet professionnel ultime. Mais surtout des rencontres, tellement de belles rencontres… En quelques mois, j’ai rencontré des femmes inspirantes et passionnantes avec qui je construis aujourd’hui une association qui tente de distribuer des produits alimentaires sains et peu cher pour des populations en difficulté. J’ai aussi rencontré une belle âme, une personne qui m’aide aujourd’hui à trouver mes ressources, et à briser toute cette fausse identité que je me suis construite au fil de mes études (que je remercie du fond du cœur). J’ai aussi rencontré pleins d’autres personnes, avec qui je n’ai pas forcément gardé contact, mais dont la simple petite discussion au détour d’un verre a été déterminante et m’a apporté encore plus de forces pour entamer ce changement. Toutes ces personnes, sans le savoir, m’accompagnent dans cette évolution qui est en cours, cette remise à plat totale.

Aujourd’hui, c’est le flou dans la suite de mon aventure en tant qu’être humain sur cette planète. Devrais-je continuer et rester dans ce confort d’être en CDI, d’être dans une position plutôt bien placée dans la société ? Ou plutôt me mettre en danger, et prendre des risques pour faire enfin émerger ma vraie personne, celle qui adorait écrire des histoires farfelues dans sa chambre d’enfant, intrépide, gentille, mais qui s’est cachée pour mon bien, pour me laisser m’intégrer dans un société où elle n’avait pas sa place ? Aujourd’hui, j’ai envie de faire de l’écriture mon métier, j’ai envie de dédier toute mon énergie à mon association, j’ai envie de voyager et rencontrer des nouvelles cultures, et j’ai encore tellement d’idées… Qui vont peut-être se rassembler pour créer ma nouvelle vie.

Si vous avez pris le temps de lire ce long billet d’humeur, merci beaucoup. N’hésitez pas à me donner des conseils ou laisser un commentaire, j’adore discuter et parler avec vous 🙂

Mexique, épisode 1 : découverte de Mexico City

Cet article est le premier épisode de ma série de récits au Mexique, mon premier voyage solo ! Un voyage qui m’aura appris énormément sur moi-même, le monde, mais aussi et surtout sur ce beau pays qu’est le Mexique ! A travers mes articles, je vous donnerai des astuces et conseils, si vous planifiez un voyage vers le Mexique, mais également des anecdotes et des ressentis sur un premier voyage en solitaire. Bonne lecture, et bon voyage !

Mon premier voyage seule (hors expatriation à l’étranger), je l’ai réalisé au Mexique. Un choix risqué pour certains, car le Mexique n’a pas une très bonne réputation : cartels de drogue, délinquance, enlèvements… Un voyage à travers ce pays pourrait en effrayer plus d’un. Et pourtant, au cours de ces 6 semaines de parcours à travers la terre des Mayas, je n’ai que très rarement ressenti une insécurité ou une hostilité des mexicains envers ma personne. Mieux, ce voyage est (pour le moment) mon plus beau voyage… Petit récit de mon périple au pays de la Tequila !

« Mais pourquoi le Mexique ? » C’est la question qui est revenue le plus souvent de la part de mes proches. C’est vrai qu’à part pour se rendre à Cancun, peu de gens s’intéresse réellement à ce pays. Et encore moins pour un premier voyage en solitaire ! Une des raisons principales pour lesquelles j’ai souhaité visiter le Mexique, c’est ma passion pour la civilisation Maya. Le Mexique (ainsi que ses pays voisins – Guatemala et Belize notamment) est la Terre ancestrale des Mayas, cette ancienne civilisation qui, des millénaires après sa disparition, garde tout son mystère et fascine les archéologues et historiens du monde entier. Des pyramides et sites antiques à couper le souffle, qui dépassent bien souvent les frontières du surnaturel, des rites et traditions sacrées… Je souhaitais voir de mes propres yeux la 7ème merveille du monde, Chichen Itza, et fouler le sol qu’a emprunté cette population mystérieuse, il y a des milliers d’années.

Raison numéro 2 : les paysages. Le Mexique, ce n’est pas uniquement Cancun et ses plages de sable fin. C’est aussi la jungle de Palenque, les montagnes de Puebla, ou encore les villages près de Valladolid. C’est un pays immense aux horizons variés. Je voulais en avoir plein la vue, et je savais qu’au Mexique, je ne serais pas en reste.

Je suis donc partie 6 semaines, et j’ai parcouru la zone EST du pays (je compte y retourner pour découvrir la zone ouest !). 6 semaines, c’était bien, mais pas suffisant à mon goût pour bien apprécier et s’imprégner de l’âme de ce pays. Mais j’ai néanmoins eu le temps de voir quelques villes et sites principaux :

Mon parcours d’un mois et demi au Mexique

J’ai suivi un chemin assez classique, qui permet de suivre une route et ne pas avoir à faire trop de demi-tours :

MEXICO CITY – CANCUN – BACALAR – TULUM – VALLADOLID – MERIDA – PALENQUE – SAN CRISTOBAL – OAXACA – PUEBLA – MEXICO CITY

J’ai même retrouvé des backpackers que j’avais rencontré dans des auberges en début de parcours, sur mon chemin au cours de mon voyage ! C’est pour dire à quel point on fait tous le même parcours. Mais pour un début je trouve que c’est une bonne chose. Pour mon second voyage au Mexique, maintenant que je suis plus à l’aise, j’irai certainement hors des sentiers battus.

J’ai principalement voyagé en bus, car le Mexique possède une très bonne compagnie de bus, les fameux bus rouges ADO, fonctionnelle et moderne. Il y a aussi d’autres compagnies, plus ou moins chères. Mais de manière générale, le réseau de bus est très bien organisé. Le seul moment où j’ai pris un avion interne, a été entre Mexico City et Cancun, au tout début de mon voyage. En effet, j’ai atterri à Mexico City, puis j’ai pris un avion pour Cancun, et mon périple en bus a commencé à partir de là.

Pour le budget, tout dépend de votre niveau de confort et votre façon de voyager. Pour ma part, j’ai volontairement choisi d’être hébergée uniquement en auberge. Pour l’aspect financier, bien entendu, mais aussi et surtout car la vie en auberge est pour moi totalement différente d’un séjour dans des hôtels : il y a bien plus de proximité avec les locaux (car les auberges sont souvent tenues par des mexicains), bien plus d’occasions de rencontrer des gens, et s’ouvrir à d’autres cultures. Si je devais le refaire, je ne changerai absolument aucun des hébergements dans lesquels j’ai séjourné durant mon parcours, tout était parfait. Bien entendu, il faut pouvoir accepter d’abandonner son intimité (en particulier quand on dort dans un dortoir de 10 lits), mais ça n’a pas été un problème pour moi… Bon, tout n’était pas rose, bien sûr, mais j’ai bien plus de bons souvenirs en auberge, que de mauvais souvenirs.

ET, le plus important : STOP AUX IDÉES REÇUES ! Les auberges, ce ne sont pas des motels miteux avec des lits de prison et des rideaux de douche déchirés ! A moins de choisir des auberges à 1€ la nuit, et dans ce cas il faut assumer, la plupart des auberges ont beaucoup d’avantages, et des installations qui n’ont parfois rien à envier aux hôtels ! Installations modernes, piscine, hamacs (petit aperçu en photo ;)), petit-déjeuner local gratuit, activités, sorties, soirées…. Sans oublier que, pour le prix, je préfère de loin dormir dans une belle auberge vivante et chaleureuse, plutôt qu’un hôtel 4 étoiles hors de prix, sans âme et froid. Mais c’est mon opinion ! En moyenne, pour 6 semaines de voyage, j’ai dépensé 350€ pour mon hébergement.

Concernant les transports, les prix sont très souvent dérisoires. 4 à 8€ en moyenne pour un trajet en bus, un peu plus lorsque les trajets sont plus longs… J’ai dépensé en moyenne 70€ pour mon moyen de transport (j’ai principalement pris des bus ADO, donc assez « cher » comparé à d’autres compagnies moins confortables).Pour la nourriture, c’est open bar ! La nourriture est très peu chère au Mexique, sauf peut être dans les villes les plus touristiques (Cancun et Playa del Carmen, notamment). Un repas dans un resto coûte en moyenne 4€, donc pour des tacos en street-food (bien meilleur, parfois), il faut compter environ 1 à 2 petits euros. Je n’ai pas compté précisément mon budget pour l’alimentation, surtout que je pouvais passer une journée à manger des tacos en street food, et une autre à enchaîner les restos plutôt aisés… En moyenne, j’ai dépensé 6 – 8€ par jour pour manger.

Enfin, pour les sorties et activités, encore une fois tout dépend de vos moyens et de votre façon de visiter une ville. Si vous préférez visiter des monuments en groupe, avec un guide, et un tour operator, effectivement vous risquez de payer un peu cher (sachant que les tips ou « pourboires », comme aux Etats-Unis, s’appliquent au Mexique également !). Pour vous donner un exemple concret, lors de mes premiers jours au Mexique, je souhaitais visiter Teotihuacan, à Mexico City. N’étant pas forcément très à l’aise (c’était mon deuxième jour sur place), je décidais de partir avec un tour pour passer la journée sur le site. Prix : environ 500 pesos (22€) pour un départ à 8h et un retour à 17h, avec 3h uniquement sur le site. Dans le reste du temps, il fallait compter le trajet, une visite d’un autre site, puis la Basilique de Guadalupe (qui valait le coup, je l’avoue). Mais ce que je souhaitais voir, c’était Teotihuacan, et je serai volontiers restée plus longtemps pour apprécier le site. Mais timing oblige, notre guide nous pressait à la fin du temps imparti pour quitter le site. Et en plus, nous n’avions pas de guide sur le site de Teotihuacan, nous visitions de nous-même. Donc pas d’avantage à avoir un guide si ce n’est que pour nous emmener sur les sites dédiés, sans nous raconter l’histoire du lieu !

Finalement, le soir, j’ai rencontré un résident de l’auberge qui avait visité le site par ses propres moyens, pour un total de 170 pesos (soit 8€):

Trajet Mexico City – Teotihuacan : 100 pesos (5€) A/R

Entrée sur le site de Teotihuacan : 70 pesos (3€)
Clairement, j’étais tellement dégoûtée que je me suis jurée de ne plus faire de visites avec des tours, sauf lieu particulier où un accompagnement est indispensable !

Petite information, d’ailleurs : tous les sites officiels au Mexique (sites archéologiques, musées) coûtent 70 pesos, c’est le prix officiel (du moins en 2017). Donc, cette anecdote vous donne une idée des différences de prix selon que vous choisissez des visites confortables en tour operator ou plutôt à l’aventure !

Plus concrètement, voilà mon budget, pour 6 semaines au Mexique (sans le billet d’avion) :
Hébergement : 350€ (8€ / nuit en moyenne)

Transports : 97€ (70€ pour 9 trajets en bus, et un avion interne à 27€)

Nourriture : 300 – 350 € (environ 8€ en moyenne, avec parfois des petites folies – le resto 4 étoiles à 8 euros le plat, on se fait plaisir !!!)

Sorties : 200€ (dont une sortie qui a coûté, a elle seule, 120€ – je vous donnerai les détails plus tard!)

Donc en tout, j’ai dépensé environ 900€ sur place pour 6 semaines au Mexique (hors billet d’avion), soit 42 jours de voyage. Un budget plutôt correct selon moi, quand on peut vite dépenser parfois 400 euros voir plus pour un voyage d’une semaine en Europe !Bon, maintenant que vous connaissez tous les détails, passons aux choses sérieuses : mon séjour au Mexique, ville par ville.

MEXICO CITY : UNE MÉGALOPOLE ENTRE MODERNITÉ ET CIVILISATION ANCIENNE

Durée : 5 jours
Hébergement : Mexiqui Zocalo

Lieux visités :

  • Teotihuaca
  • La basílica de Guadalupe
  • El museo de Frida Khalo
  • El museo nacional de antropología
  • El Palacio de Bellas Artes
  • Templo Mayor
  • El Palacio Nacional
  • La Plaza de las tres culturas
  • Torre Latinoamericana
  • Mercado Ciudadela.

Mon premier contact, ma première vraie rencontre avec le Mexique s’est donc établie dans sa capitale, Mexico City. Arrivée à 22h, dans l’aéroport principal de la ville (El Aeropuerto Internacional Benito Juarez), fin prête à vivre une des plus belles aventures de ma vie, seule, avec comme seul compagnon mon beau (mais lourd) backpack. Mais avant ça, il fallait que je trouve ma première « maison » dans cette aventure, mon auberge.

Pas très rassurée par les taxis locaux, je décidais de rester dans ma zone de confort et choisir la valeur sûre, Uber. 5 minutes plus tard, j’embarquais à bord de mon taxi, accueillie par un gentil mexicain.

Moi : Hola, como esta ?

Chauffeur Uber : Estoy muy bien, y usted ?

Moi : Estoy bien. Habla inglés ?

C’était souvent le début de toutes mes conversations, les premiers jours de mon voyage. Je demandais toujours à mon interlocuteur s’il parlait anglais, car mon espagnol n’est pas très bon… Malheureusement (ou heureusement, en fait), peu de mexicains parlent anglais, à part dans les lieux très touristiques. J’ai donc dû faire des efforts et faire sortir de mon cerveau tous les mots et termes espagnols que je connaissais. J’avais également pris quelques cours avant de partir, pour avoir les bases.

Revenons à mon chauffeur. A mon agréable surprise, il parlait très bien anglais, et nous avons pu discuter tout au long de mon trajet en direction de mon auberge. Une très belle première rencontre avec un local : il m’a raconté, entres autres, l’histoire du Mexique, sa culture, ses spécialités, et les endroits qu’il faut absolument visiter. J’ai réalisé à quel point il était fier de son pays, et c’était un réel plaisir de l’entendre décrire avec passion les merveilles du Mexique. Il m’a aussi partagé les bonnes adresses pour déguster les meilleurs tacos de la ville, ou boire le Mezcal, la fameuse eau-de-vie du Mexique.
De temps en temps, je jetais un regard par la fenêtre, et je ressentais un mélange d’appréhension et d’excitation. Tant de choses m’attendaient, tant d’endroits à découvrir, mais je me demandais aussi si j’aurai le courage de sortir et de me balader seule dans un environnement qui m’est totalement inconnu. Pourtant, à première vue, Mexico City ne me semblait pas hostile. Il faisait nuit, les rues étaient désertes, à part quelques groupes de jeunes discutant au détour d’une ruelle. Rien de très alarmant, Mais je restais néanmoins méfiante.

Au bout d’une vingtaine de minutes, mon chauffeur arrivait dans le « Zocalo », que l’on peut traduire comme le « centre-ville ». Pensant qu’il s’agissait d’un nom de quartier propre à Mexico City, je réaliserais plus tard que chaque ville au Mexique à son « Zocalo », sa place centrale.

En regardant sur mon application, j’ai réalisé que nous étions quasiment arrivés à destination. En même temps, l’auberge s’appelant « Mexiqui Zocalo », ce n’était pas forcément étonnant. En revanche, la fin du trajet était un peu compliquée ; après avoir tourné autour du quartier pendant quelques minutes, mon chauffeur m’expliqua qu’il ne pouvait pas s’arrêter dans la rue de mon auberge, qui n’était pas accessible aux voitures ce soir-là. Il devait donc s’arrêter un peu plus loin, à l’entrée de la rue, la « Republica de Guatemala », et me laisser continuer à pieds. Je n’aurais que 4 minutes de marche avant d’arriver à la porte de mon auberge. 4 petites minutes qui ne m’ont pas empêché d’avoir très peur, à ce moment-là. Ca y’est, j’allais devoir marcher dans une rue, en plein centre-ville de Mexico City, et seule. Montrant, d’après moi, une confiance que je n’avais absolument pas, je dis aurevoir à mon chauffeur, sortait de la voiture avec mon énorme sac à dos, fermait la portière, puis commençais à marcher, très rapidement.Je regardais furtivement autour de moi ; quelques personnes étaient assises sur un banc, une femme discutait avec un jeune homme, et la plupart me regardait avancer en direction de mon auberge. Mais personne ne m’aborda. Au bout de quelques minutes, j’arrivais enfin à mon auberge.

MEXIQUI ZOCALO – MON AVIS SUR L’AUBERGE

Conforme aux photos, l’auberge était très accueillante et atypique : des peintures, un bel escalier en colimaçon d’époque, et une hôte aux cheveux violets et au look punk très sympathique. Elle me présenta rapidement les différents lieux communs de l’auberge :

  • Les douches / toilettes : très propres, avec de l’eau chaude (pas systématique au Mexique), et des aménagements modernes. 6 douches pour femmes, suffisant pour ma part, je n’ai jamais eu à attendre pour faire ma toilette le matin. Note : 4/5
  • L’espace « petit déjeuner » : un espace assez simple, un canapé, une grande table, une télé, et une cuisine. Le petit-déjeuner du matin était très basique : pain, confitures, café. Et si on se levait tôt, on avait droit aux pancakes ! Mais rien d’exceptionnel. Note : 2/5
  • Le rooftop : le plus de cette auberge, une grande terrasse, qui fait office de bar/restaurant. On peut y boire un verre en écoutant de la musique, faire la fête, le tout en ayant une très belle vue sur Mexico City. Note : 4/5

Enfin, elle me montra ma chambre, un dortoir de 9 lits, superposés en 3 lits… Oui oui, 3 lits ! C’est la première fois que je voyais des lits de 3 superposés, mais ça ne sera certainement pas la dernière fois !

  • La chambre : plutôt sombre à première vue, elle en restait pour le moins fonctionnelle, et confortable : une couette pour les nuits froides à Mexico, et une petite boîte en bois au dessus du lit, avec une prise, et assez de place pour y mettre quelques effets personnels. Cette petite boîte se fermait à clé, tout comme l’emplacement réservé à nos valises. Pas besoin d’avoir de cadenas, les clés et les cadenas étaient fournis par l’auberge. Note : 3/5
  • Le prix : 10€ / la nuit. Un bon rapport qualité prix, surtout que cette auberge est placée au centre de la ville, on ne peut pas être plus près des lieux touristiques. Note : 4/5

NOTE FINALE : 3.5/5. Je recommande ! Il y a sûrement de meilleures auberges, mais celle là convient si ne souhaitez pas vous ruiner mais avoir néanmoins une chambre confortable, des toilettes propres et des espaces communs agréables, le tout en étant au centre ville.

Présentations faites, l’hôte me laissait alors dans ma chambre, afin de prendre mes marques. Heureusement, il n’y avait personne dans la chambre à ce moment-là, je pouvais donc tranquillement prendre mes marques et prendre du recul, sans être gênée. Prendre du recul, oui, car en m’asseyant sur mon petit lit, je réalisais que mon voyage au Mexique commençait enfin. Après des mois de préparation, je me trouvais là, dans une chambre un peu sombre, dans un nouveau pays, sans amis ou famille, avec une liste longue comme une autoroute de choses à faire. Je rigolais un peu, me disant que j’étais folle d’avoir fait le choix de partir au Mexique seule. Mais j’étais aussi tellement heureuse de l’avoir fait, et c’est avec enthousiasme que je m’endormais, après avoir envoyé un message aux parents pour leur dire que j’étais bien arrivée, évidemment.

DÉCOUVERTE DE MEXICO CITY ET PREMIÈRES RENCONTRES

Après une nuit de repos bien méritée, mon sommeil était coupé par un bruit inhabituel : une musique, semblant sortie d’une boîte à musique, mais plutôt agréable (à Coyoacan, j’avais filmé une vidéo où on entend cette musique, et vous verrez le petit joueur de boîte à musique à la fin) :

Pour ce premier jour au Mexique, je décidais de ne pas faire d’excursions, mais plutôt de m’imprégner de l’âme de la ville et de ses habitants. Vers 11h (après une petite douche et un petit-déjeuner), je m’aventurais donc dans les rues de Mexico City.

Le premier ressenti intérieur que j’ai eu en me baladant dans la ville était un mélange d’insécurité et d’excitation. Pour la première fois de ma vie, j’avais l’impression d’être libre, mais un peu « à nu » également : ici, personne ne me connait, ne sais qui je suis, et moi non plus je ne les connais pas. Je ne connais pas leurs codes, leur mode de vie, je ne sais pas ce qui m’attend dans la prochaine rue quand je vais traverser… Tout est nouveau, et il n’y a que moi et moi seule pour ouvrir les portes et découvrir ce qui se cache derrière ce pays et ces gens. Et j’ai adoré ce sentiment.

Bon, ce petit moment seul n’a pas duré très longtemps, car le jour même, je rencontrais des personnes de mon auberge avec qui j’allais passer une super journée : un américain d’origine philippine qui dormait dans ma chambre, et une jeune portuguaise, résidente également de l’auberge. Tous les 3, nous avons visité le Palace des Beaux Rats (El Palacio de Bellas Artes), puis nous avons dîné au rooftop de l’immeuble « Torre de Latino Americana » :

El Palacio de Bellas Artes

Ma visite du Palace des Beaux Arts était très enrichissante : au-delà d’être un très bel édifice, le palace des beaux-arts est l’hôte d’un bon nombre d’expositions autour de l’histoire du Mexique et de la culture en général. Ce jour-là, le Palace abritait l’exposition « Rojo Mexicano : la grana cochinilla en el arte », où l’histoire de la couleur rouge dans l’art, cette couleur issue de la cochinille, un insecte provenant du Mexique.

Pour conclure, cette première journée a effacé toutes mes craintes et a confirmé mon choix de partir seule : je n’étais finalement pas si seule que ça (grâce à mes rencontres), et j’ai réalisé à quel point ce sentiment d’insécurité n’étant que dans la tête et nourrie par cette peur de l’inconnu.

DÉCOUVERTE DE TEOTIHUACAN ET LA MAISON DE FRIDA KAHLO

Les jours suivants à Mexico City sont passés très vite, et étaient ponctués de découvertes, de bons tacos, de tequila et de fêtes avec mes nouveaux amis de l’auberge (j’ai rencontré des chiliens, des colombiens et un suisse).

Cependant, les deux lieux qui m’ont le plus marqué ont été ma visite de Teotihuacan et la maison de Frida Kahlo. Teotihuacan faisait partie de ma checklist d’endroits indispensables à visiter ; je ne pouvais pas quitter le Mexique sans avoir mis les pieds dans ces lieux.

La cité pré-hispanique de Teotihuacan est située à une cinquantaine de kilomètres de Mexico City. Appelée « la cité où les Hommes se transforment en Dieux », elle est notamment connue pour ses deux immenses pyramides : les pyramides du soleil et de la lune, et pour le temple de Quetzacoatl. Ce site attire de nombreux archéologues, qui cherchent à comprendre le symbolisme de ce lieu, construit entre le 1er et le VIIème siècle. Les dimensions et les caractéristiques géométriques de ces pyramides sont par ailleurs uniques et impressionnantes ; c’est une des raisons pour laquelle je souhaitais visiter cet endroit. La pyramide du soleil, le plus grand édifice du lieu, mesure 65 mètres de haut, et il faut monter 235 marches avant d’arriver à son sommet (ce que je n’ai pas manqué de faire, bien entendu !).

Comme je l’ai expliqué au début de mon article, j’ai visité Teotihuacan via un tour operator (grossière erreur), et j’ai donc eu peu de temps pour visiter le lieu : il faut, selon moi, une bonne demi-journée pour prendre le temps de comprendre et admirer ce site, sans compter l’ascension des pyramides du soleil et de la lune : une bonne demi-heure est nécessaire (aller et retour) pour grimper les  deux pyramides. Par ailleurs, nous sommes arrivés à Teotihuacan en fin de matinée (vers 10h) et le lieu était assez désert. Il s’est rempli lorsque nous avons quitté les lieux, vers 12h30 / 13h. Je vous conseille donc de vous y rendre le matin, pour être plus tranquille.

Néanmoins, j’ai eu le temps d’admirer la beauté de cet endroit, et j’ai été impressionnée par la perfection et le souci du détail dans la réalisation de ces pyramides. Certaines personnes diront que Teotihuacan n’est pas un site si important et qu’il n’y a pas énormément d’intérêt à le visiter. Pour ma part, je ne regrette pas ma visite, et je pense qu’il est important de s’y rendre.Le jour suivant, j’ai changé d’ambiance et j’ai pu apprécié une autre dimension de la culture du Mexique : l’art, en visitant la maison de Frida Kahlo.

Situé dans le quartier de Coyoacan (à une trentaine de minutes du centre-ville en métro), cette habitation (transformée en musée), à été le lieu de vie de Frida Kahlo de sa naissance en 1907, à sa mort en 1954. Elle est également appelée Casa Azul, pour son magnifique mur bleu et ses belles couleurs.Frida Kahlo, c’est cette fameuse peintre d’origine mexicaine, que l’on reconnait notamment à son mono-sourcil, et sa couronne de fleurs. Pour être honnête, je ne connaissais aucune de ses œuvres, mais je souhaitais visiter ce musée car il fait partie du patrimoine du Mexique et cela me permettait d’enrichir ma connaissance du pays. De plus, cette visite m’a permis d’en apprendre davantage sur le personnage : Frida Kahlo était une femme forte, intelligente et talentueuse, mais à la santé fragile, et qui a beaucoup souffert au cours de sa vie. Sa maison est néanmoins très chaleureuse et colorée, et j’y ai passé un bon moment.

Mes 5 jours à Mexico City ont donc été une belle entrée en matière : entre sites antiques, arts et modernité (et bons repas), j’ai eu un aperçu de la richesse culturelle de ce pays. Quant à mon voyage, il ne pouvait pas mieux commencer : j’ai rencontré de belles personnes, j’ai appris à organiser mes journées seules (et j’ai adoré), et j’avais hâte de continuer mon périple, qui allait se poursuivre dans un tout autre environnement : Cancun et ses plages de sable fin.

Je vous laisse donc sur ces quelques images de Mexico City, et on se retrouve au prochain épisode!

Bol salé gourmand : lentilles, patates douces et purée d’avocat

Cette petite recette est hyper rapide à faire, et ultra simple! Je la partage avec vous 🙂

Ingrédients

  • 100g de lentilles
  • 2 patates douces
  • 1 avocat
  • 1 botte de persil
  • Un demi citron
  • Huile d’olive
  • Épices : cumin, paprika, sel, poivre (ou un mélange d’épices « cajun » que l’on peut trouver dans les rayons épices
  • Ail
  • Sauce soja

Préparation

  1. Préchauffez votre four à 180°
  2. Faites cuire vos lentilles dans une casserole, comme indiqué sur votre paquet de lentilles.
  3. Lorsque les lentilles sont cuites, égouttez les si elles contiennent beaucoup d’eau, et placez au réfrigérateur.
  4. Pendant ce temps, coupez vos patates douces en fines lamelles, et placez les sur une feuille de papier cuisson. Assaisonnez d’épices (le mélange d’épices cajun est parfait, ou sinon : cumin, poivre, paprika)
  5. Arrosez d’un léger filet d’huile d’olive, puis mélangez vos frites de manière à ce que les épices se mélangent bien.
  6. Étalez bien vos frites sur la plaque, puis enfournez pour 15 minutes à 180°.
  7. Préparez la purée d’avocat : écrasez l’avocat avec une fourchette dans un bol.
  8. Ajoutez les épices (sel, poivre, cumin), et un filet d’huile d’olive. Réservez.
  9. Enfin, préparez la vinaigrette : hachez très finement une botte de persil, et écrasez une gousse d’ail.
  10. Dans un mortier (si vous n’en avez pas, ce n’est pas grave), mélangez bien le persil et l’ail.
  11. Ajoutez ensuite le citron, la sauce soja et l’huile d’olive, et mélangez bien!
  12. Assemblage ! Dans un bol, placez vos lentilles, puis vos patates douces et enfin la purée d’avocat, puis assaisonnez avec la vinaigrette au persil. Bon appétit !