ChangeNOW : le rendez-vous des entrepreneurs de la « Positive Impact »

Samedi 29 Septembre, je serai au salon « Change NOW : International Summit for Change » , qui aura lieu à la Station F, à Paris. Ce rendez-vous annuel, qui en est à sa seconde édition, a pour objectif de mettre en avant des start-ups et entrepreneurs qui développent des solutions pour répondre aux enjeux environnementaux et sociétaux de notre époque. Des innovations « For Good », qui ne génèrent pas de croissance au détriment de la planète, et qui font en sorte d’avoir un impact positif sur notre société. Il me tarde d’y être !

Un rendez-vous qui fait le lien entre entrepreneuriat et écologie

ChangeNOW est le premier évènement qui s’intéresse à la « Positive Impact », ou tout simplement l’impact positif, en français. L’impact positif, en terme économique, est un principe qui consiste à optimiser et permettre la croissance d’une entreprise ou d’une économie, tout en prenant en compte les paramètres naturels et environnementaux. Et il serait erroné de penser que les jeunes entrepreneurs n’ont en tête que le profit et l’appât du gain.
Il suffit de se rendre compte, dans l’alimentation par exemple, du nombre de start-ups qui proposent de faciliter l’accès aux produits de saison, au zéro déchet ou aux produits bio… Selon Santiago Lefèbvre, CEO de l’évènement ChangeNOW, « Il y a un mouvement générationnel fort derrière cela. […] C’est à notre génération d’agir, aujourd’hui, et d’être le changement attendu. Et c’est un sentiment, une prise de conscience, qui est de plus en plus partagée ».

De belles initiatives mises en avant

Près de 100 start-ups seront présentes à la Station F pour proposer leurs idées, parmi elles :

  • Sea Bubbles, les bateaux volants permettant une mobilité sans émission en ville
  • Fermes d’avenir, qui met en avant la permaculture et le retour à une agriculture durable
  • MeetMyMama, qui propose des plats concoctés par des femmes immigrées venues des 4 coins du monde
  • TechFugees, qui utilise la technologie pour répondre à la crise des réfugiés
  • Svalbard Seed Vault, pour préserver la biodiversité agricole mondiale

Pour en savoir plus sur l’évènement, rendez-vous sur la page officielle de ChangeNOW : http://www.changenow-summit.com/

L’écologie : 4 hypothèses pour comprendre pourquoi le monde s’en fiche

Depuis l’annonce fracassante de Nicolas Hulot et sa démission du gouvernement, le sujet de l’écologie a soudain grimpé l’échelle de priorité dans le quotidien des français qui ont, pendant quelques jours, compris le danger de notre mode de vie actuel et la nécessité d’agir vite pour de ne pas subir un désastre climatique. Seulement voilà, aussi rapide a été cette prise de conscience, aussi vite elle semble s’estomper et redescend au second, voir troisième ou quatrième plan, loin devant d’autres sujets de société. Ce désintérêt de l’Homme pour la nature est une problématique qui m’importe de plus en plus, et dans cet article je vais essayer de comprendre comment on en est arrivés là.


La semaine dernière, j’ai été interpellée par une annonce du chef de l’ONU, Antonio Gutierres, qui alerte les populations sur les risques immédiats du changement climatique. Selon lui, il nous reste 2 ans pour tenter d’enrayer la crise climatique. A l’horizon 2020, si rien n’est fait, il sera trop tard. Son annonce peut sembler extrême et un peu alarmiste, néanmoins, lorsqu’il indique un agenda aussi serré (2 ans, ça passe très vite), son avis a tout de même le mérite de s’y intéresser et de se poser quelques questions. Cependant, dans mon entourage, cette annonce n’a pas fait beaucoup de vagues, et si j’ai pu entendre ça et là, ce type de commentaires : « c’est vrai que c’est grave », « de toute façon on détruit la planète », « oui, les gouvernements ne font rien » … Concrètement je n’ai pas réellement vu d’actions de la part de ces personnes pour changer leurs habitudes. Je me suis donc demandé pourquoi notre pauvre planète Terre n’arrivait pas à attirer un tant soit peu d’attention sur elle.


Ma réflexion sur le sujet du désintérêt de la population à la crise écologique a été inspirée d’un article très intéressant du magazine Reporterre, intitulé « Pourquoi le drame écologique mobilise-t-il si peu ? » Leurs différentes analyses sur le plan social mais aussi psychologique de l’individu, permettent de mieux comprendre l’immobilisme et le déni de la société face à la question environnementale. J’ai également lu le livre de Raj Patel, « Comment notre monde est devenu cheap », qui s’intéresse à la séparation entre la société et le tissu du vivant. Au fil de mes lectures, j’ai réussi à rassembler toutes ces informations en quatre hypothèses, qui permettent de répondre à cette question de l’inertie des Hommes à la crise écologique.

Il y a d’autres problèmes « plus graves » à gérer au quotidien

La première hypothèse émise est que l’être humain ne peut s’intéresser à la cause climatique s’il n’est pas satisfait. Pour comprendre le principe de satisfaction et d’accomplissement de soi, on peut se référer à ce schéma bien connu, qui détaille en 5 domaines, les besoins vitaux d’un être humain : la fameuse Pyramide de Maslow, également appelée la Pyramide des besoins.

​​Selon Reporterre, si les besoins vitaux ne sont pas assurés, il est difficile pour un individu de se focaliser sur d’autres sujets qui ne l’impliquent pas directement. En effet, si les besoins physiologiques, par exemple, ne sont pas atteints (manger, boire, respirer), il parait compliqué de pouvoir s’intéresser au changement climatique. Lorsqu’on a des difficultés à assouvir ses besoins de sécurité (payer son loyer par exemple), la crise écologique nous parait comme le cadet de nos soucis. Il faudrait donc atteindre le haut de la Pyramide, à l’étape de l’accomplissement de soi, pour pouvoir enfin être serein et s’intéresser à son environnement. Le problème, c’est que peu de gens, finalement, arrivent à atteindre le haut de la pyramide. Dans une société basée sur le matériel, le travail et l’argent, les sentiments de frustration et d’insatisfaction sont constants et permanents. L’économie est instable, et le sentiment de sécurité n’est jamais réellement atteint. Quant aux besoins d’estime, il ne peut être atteint que si on a la capacité de s’aimer soi même et d’être en phase avec sa personne ; malheureusement, la routine effrénée dans laquelle nous vivons ne nous permet pas de prendre le temps de se recentrer sur soi.


En partant de ce postulat, on peut se dire que les personnes qui s’intéressent à la crise écologique sont ces personnes qui ont réussi à atteindre le haut de la Pyramide. Et qui sont ces gens ? Les personnes aisées ou du moins stable économiquement, au détriment des personnes plus modestes…  C’est d’ailleurs pour cette raison qu’une critique était émise sur le fait que l’écologie n’était qu’une affaire de riches, autrement dit ceux qui auraient atteint le haut de la Pyramide, et qui pourraient enfin s’y intéresser.


Et quand on parle de riches, de pauvres et d’inégalités sociales, un autre point important rentre en ligne de compte : l’argent. C’est un des arguments émis par les personnes qui ne veulent pas s’intéresser à la cause environnementale : le bio coûte trop cher, et toutes les initiatives permettant d’adopter un mode de vie durable coûtent de l’argent. Pourtant lorsqu’on s’y attarde un peu, adopter une démarche zéro déchet et parfois bien plus économique que de vivre dans un monde de consommation de masse.
Mais il est trop facile de jeter la pierre sur les familles modestes qui n’ont pas le temps de se préoccuper de la crise écologique. Certaines personnes, qui sont plutôt stables économiquement et socialement, et qui sont bien partis pour grimper avec succès cette fameuse Pyramide, ne s’intéressent pourtant toujours pas à la cause environnementale. Pourquoi ?

La routine et le confort : dur de s’en débarrasser!

Une citation de Sylvie Granon, citée dans l’article de Reporterre, illustre parfaitement cette deuxième hypothèse : « Quelqu’un qui propose de continuer comme d’habitude aura toujours raison face à quelqu’un qui appelle à changer ». Ce fait peut se vérifier dans tous les domaines : réformes, changement de travail, d’alimentation… De manière générale, le changement est un acte « violent » pour l’organisme. Il implique de se ré-adapter, de perdre ses repères, en clair, de perdre sa zone de confort, si douce, agréable, et pratique ! Car notre mode de vie actuel est basé sur la praticité : sacs en plastiques, plats préparés, voiture, transports… Tout est fait pour nous rendre la vie facile, au détriment de la nature et de la planète. Changer son mode de vie pour adopter un modèle plus durable, implique donc de faire une croix sur un confort, et ça, ça ne plait pas aux êtres humains en général.


Pourtant, lorsqu’on se confronte au changement, on réalise à quel point il est bénéfique, tant sur le point sociétal que psychologique. Je vous recommande de lire une étude très intéressante de l’organisme Alter&Go sur les français et le changement, à lire ici. Dans cette analyse, on comprend que, malgré le fait que les français soient optimistes face au changement, l’idée de changer leur fait peur, et s’ils doivent changer, il faut que leur changement ait un sens, qu’il puisse reconnaître de manière tangible et quantifiable, l’impact de leurs efforts. Et c’est à partir de là qu’on arrive à la troisième hypothèse.

Le changement climatique, ça ne se voit pas et on ne le comprend pas

Cette troisième hypothèse repose sur le principe de dissonance cognitive. La cognition, représente le système de pensées, de croyances, d’émotions et d’attitudes, construites au cours de sa vie et qui façonnent la réflexion de l’être humain. La dissonance cognitive survient quand un événement perturbe ce système, et quand les différentes composantes du système rentrent en contradiction. Ici, l’évènement perturbant est le sujet du changement climatique. En effet, l’information est souvent décousue, et est difficile à comprendre : d’un côté les ONG qui envoient des signaux d’alerte pré-apocalypse, de l’autre côté les gouvernements qui n’ont pas l’air de vraiment s’alarmer, puis les ONG qui annoncent des délais qui vont de 2 ans à 50 ans, de l’autre côté un dirigeant d’une des premières puissances mondiales qui affirme que le réchauffement climatique n’est qu’un complot… Bref, la population ne comprend pas très bien ce qui se passe, et dans ce cas-là, un phénomène naturel se produit : le déni, ou la négation du sujet. Le cerveau préfère occulter l’information, on bouche les oreilles et on agit comme si le problème n’existait pas.


Il faut ajouter à cela le fait qu’on a du mal à se projeter sur un problème, lorsqu’on ne le ressent pas émotionnellement. En effet, le changement climatique se ressent pour les populations directement affectées : les victimes de typhons, de tsunami, de famine… Mais pour les occidentaux, à part un été très chaud, on n’a pas vraiment l’impression que le réchauffement climatique est un phénomène particulièrement inquiétant. Alors pourquoi changer ses habitudes ?


Enfin, il y a le phénomène de rejet sur l’autre. Lorsqu’on ne comprend pas un sujet, on préfère rejeter la responsabilité sur un autre. Dans le cas de la crise écologique, on estime que c’est aux gouvernements d’agir et de changer, et pas nous. Cette opinion n’est pas foncièrement inexacte: c’est en effet aux pouvoirs publics de mettre tout en œuvre pour permettre à tous d’aborder la transition écologique. Cependant, les actions individuelles de chacun ont également leur impact, et peuvent réellement jouer un rôle. Mais il est très difficile de s’en rendre compte, car le modèle économique dans lequel nous vivons nous coupe de la réalité environnementale et de son intérêt. On en arrive à la quatrième et dernière hypothèse.

Nature et Société : deux entités incompatibles ensemble?

Nicolas Hulot, dans l’entrevue qui a précédé l’annonce de sa démission du gouvernement, a démontré cette hypothèse par un fait simple : selon lui, la « communauté internationale […] s’évertue à entretenir voire à réanimer le modèle économique marchand qui est la cause de tous ces désordres ». Autrement dit, notre modèle économique, basé sur le capital et la marchandise, est la cause du réchauffement climatique et de l’inertie des peuples face à la crise écologique. Et, en effet, lorsqu’on s’intéresse à l’économie de marché, au capitalisme et à la recherche constante de cette idée de « profit », on réalise que, finalement, la Nature n’a pas réellement sa place dans notre société. Pourtant, comme l’explique Raj Patel dans son livre « Comment notre monde est devenu cheap », la Nature et la Société ne devraient pas fonctionner comme des entités autonomes, mais devraient se compléter, car « tout ce que font les hommes est coproduit par le reste de la nature : nourriture, vêtements, maisons et lieux de travail, routes, voies de chemin de fer, aéroports, de même que les téléphones et les applications ». Nous utilisons la Nature pour faire du profit, mais le profit ne bénéficie pas à la Nature. Dans son livre, Raj Patel nous explique que ce modèle existe depuis bien plus longtemps qu’on l’imagine : à l’époque du système féodal, le pouvoir était prédominant sur le respect de l’agriculture et des sols. Par conséquent, c’est tout un modèle global économique qu’il faut réformer. La bonne nouvelle, c’est que ce système est actuellement en train de s’essouffler, mais sans l’appui et la force des individus sur les pouvoirs publics, on peut craindre une résurrection de ce modèle non durable.


Enfin, la séparation depuis toujours de la Nature et de la Société a comme conséquence une déconnexion des Hommes avec la Nature. Une illustration concrète est le fait que de nombreuses personnes ne savent pas que les tomates ne poussent pas en hiver, car il y a des tomates toute l’année au supermarché. Ça parait anodin, mais ce fait démontre une réelle perte de conscience de la normalité ou non, de certains faits naturels. Quelqu’un qui naît à une époque où les températures avoisinent les 40 degrés à Paris, pensera que c’est normal, or ça ne l’est pas. Dans notre société, nous n’avons plus de lien avec la Nature, donc nous ne la connaissons pas, ou plus. D’où l’importance d’éduquer la nouvelle génération et de reconnecter les enfants avec la Nature, afin qu’ils puissent prendre la mesure des changements qu’a provoqué le réchauffement climatique.

Mes pistes de réflexions pour tenter de sensibiliser à la cause environnementale

  1. Le bien-être : on l’a bien compris, si la Pyramide de Maslow n’est pas atteinte, l’environnement passe au second plan. Il faudrait donc se diriger vers un modèle plus humain, qui mettrait en avant l’accomplissement et le bien-être de l’individu avant tout.
  2. La compréhension : pour pouvoir s’intéresser à un sujet, il faut le comprendre. Simplifier l’information et la rendre accessible, et selon moi primordial (c’est tout l’intérêt de mon blog :)). De plus, il faut se reconnecter avec la nature : plus d’espaces verts, plus d’éducation à l’écologie et à l’environnement pour les enfants.
  3. Le dépassement de soi : OUI au changement ! Cette piste est valable pour tout. Selon moi, pour pouvoir s’accomplir et avoir une vie riche et bien remplie, il faut pouvoir se renouveler et changer constamment. Il ne faut pas avoir peur du changement car le cerveau est capable de s’adapter facilement. C’est le changement qui permettra aux individus d’accepter un nouveau modèle économique et social.
  4. Les pouvoirs publics : enfin, même si la société civile a son impact sur l’environnement, les gouvernements ont également une grosse part du gâteau. Pétitions, manifestations, actions… Il faut arriver à faire comprendre aux gouvernements que nous sommes prêts pour le changement, et que nous aborderons le virage de la transition écologique, avec ou sans eux.

Et moi, dans tout ça ? Pourquoi suis-je touchée par ce sujet ?

Si on reprend les hypothèses de mon article, les raisons pour lesquelles je suis intéressée par la cause environnementale sont, dans un premier temps, que j’aurais atteint le haut de la Pyramide de Maslow… Du haut de mes 27 ans, je ne suis pas certaine de pouvoir dire que j’ai totalement atteint l’accomplissement de ma personne ! Cependant, il est vrai que mes besoins physiologiques sont atteints (je peux me nourrir, boire et respirer), j’ai un sentiment de sécurité de par le fait que j’ai un foyer, j’ai des amis et une famille plutôt équilibrée, j’ai un travail qui me permet d’avoir une certaine « estime » de moi-même, mais SURTOUT, j’apporte beaucoup d’importance à la découverte de mon bien-être intérieur, en voyageant et en faisant des activités seules notamment, et enfin, au-delà de tout ça, j’ai des convictions et une envie de partager mon maigre accomplissement avec les autres. Mais tout ça n’est pas éternel : je peux tout perdre du jour au lendemain, et des pans de ma Pyramide peuvent s’effondrer. Cela voudra-t-il dire que je me désintéresserai totalement de la crise écologique, à ce moment-là ? Peut-être, mais c’est justement là qu’il faudra se battre et réussir à surpasser ses problèmes, pour garder en tête l’importance de vivre sur une planète qui respire correctement.


Dans mon entourage, l’environnement n’est pas forcément une problématique qui intéresse beaucoup de monde. J’aurai donc pu me rallier aux opinions de mes proches et faire comme eux. Mais c’est au cours de mes voyages et de mes réflexions, que j’ai compris que l’inertie n’était pas la bonne solution. Pour finir, j’ai réalisé à quel point l’environnement pouvait également avoir un impact sur notre santé, et ça, ça a été le vrai déclic. A vous maintenant de trouver VOTRE déclic !

Sources :

https://reporterre.net/Pourquoi-le-drame-ecologique-mobilise-t-il-si-peu https://www.rtl.fr/actu/politique/l-ecologie-fait-un-bond-spectaculaire-dans-les-priorites-des-francais-7794808375

https://alteretgo.fr/les-francais-et-le-changement/

Raj Patel, « Pourquoi notre monde est devenu cheap », éditions Flammarion, 2017

Qui n’aime pas NYC ? La Grande Pomme au goût amer

En lisant ce titre, certains vont se dire « Ah, enfin quelqu’un qui pense comme moi ! » et d’autres vont se dire « What ? Elle est folle, je quitte ce blog sur le champ ». Soyons clairs, ni l’un ni l’autre n’ont raison. J’ai vécu un an et demi dans cette ville et je suis tombée amoureuse de cette magnifique cité. Cependant, je comprends ceux qui ont ressenti une certaine déception, par rapport à ce qu’ils s’attendaient à voir en arrivant à New York : les yeux pleins d’étoiles, l’impression d’être le personnage principal d’une série ou d’un blockbuster hollywoodien. Plus que de la déception, des personnes dans mon entourage ont même « détesté » cette ville. J’ai moi-même éprouvé une certaine frustration, dans certaines situations que j’ai vécu au cours de mon séjour. Dans cet article, je vais essayer d’énoncer les différentes raisons entendues autour de moi pour lesquelles les gens ont été déçus de cette fameuse ville, et je donnerai mon avis sur ce constat.

« New York est une ville sale »

Times Square. L’épicentre de Manhattan, LE lieu qu’il ne faut pas rater lorsqu’on va à New York City, au moins pour le principe. Car il y a bien d’autres endroits magnifiques et représentatifs de l’âme de cette ville (mais ce n’est pas le sujet ici). Donc, vous mettez les pieds à Times Square, et là, au-delà des impressionnantes lumières et projecteurs qui vous éblouissent, c’est la saleté et les odeurs qui vous marquent. Beaucoup de détritus, de poubelles qui s’amoncellent sur les trottoirs, des effluves mêlées d’odeurs de pollution et déchets… On ne peut pas le nier, une partie de vos clichés de NYC ne seront définitivement pas « instagram-friendly ».


Effectivement, la gestion de la propreté de la ville est quelque peu particulière : les poubelles sont déposées à même le trottoir, pour être ensuite récupérées au petit matin par les éboueurs. Du coup, des montagnes de détritus jonchent votre chemin tout au long de la journée, laissant échapper des odeurs pestilentielles et une vue peu ragoutante sur les derniers repas du voisin. Pour une ville aussi dynamique, c’est un comble de ne pas avoir des installations sanitaires plus moderne. Mais, à l’inverse, les espaces verts dans la ville sont très propres ; Central Park, notamment, est très agréable à visiter : pas d’excréments d’animaux, ou de bouts de papier par terre. De manière générale, les services publics (propreté, transports en commun) ne sont pas les plus développés à New York, paradoxalement à des initiatives privées beaucoup plus innovantes (jardins souterrains, éco-mobilité, etc.). C’est une problématique sur laquelle les pouvoirs publics américains se penchent et tentent d’améliorer.

« New York est une ville étouffante »

Restons à Times Square. Vous vous êtes faits à l’idée que, à part les panneaux publicitaires mythiques du lieu, vous n’aurez pas beaucoup d’autres lieux à prendre en photo. En revanche, si vous devez prendre un seul lieu en photo, vous aimeriez quand même pouvoir faire votre plus belle pose devant l’objectif. Oui, vous allez pouvoir vous prendre en photo, mais il va falloir attendre bien dix minutes, afin que tout le monde passe devant vous, et malgré ça, vous serez très certainement accompagné d’une dizaine de personnes devant ou à côté de vous, sur votre cliché. Ensuite, il va falloir se frayer un chemin dans les magasins, et selon le jour et l’heure où vous visitez Times Square, il y a de fortes chances que vous ayez à marcher à petits pas, à la queue-leu-leu, tant le trottoir sera bondé. Sans oublier les éternels travaux qui vous forceront à dévier votre route, et les bruits qui vont avec. Enfin, il faudra prendre le métro, et le moins que l’on puisse dire, c’est que la proximité et le contact humain seront de mise.


Durant votre séjour dans la Grande Pomme, vous allez forcément devoir vivre ce genre de situations. Si vous habitez dans une grande ville comme Paris, par exemple, vous êtes habitués. Pour des habitants de villes plus petites, cela peut surprendre et être désagréable. New York est considérée comme une mégalopole, et qui plus est une mégalopole mondialement connue. Alors oui, il y aura du monde, il y aura des travaux et de la pollution, mais comme toute grande ville qui se respecte, malheureusement. On ne peut pas lui en vouloir d’être victime de son succès. Si je peux donner un conseil, ça serait de ne pas s’attarder dans les endroits trop touristiques, et pour avoir un petit moment de tranquillité dans le tumulte New Yorkais, il faut se rendre plutôt dans le sud de Manhattan, vers West Village et Lower Manhattan, ou à Brooklyn. Pour ma part, lorsque je souhaitais avoir un peu de calme, j’adorais me promener sur les bords de l’Hudson River, en partant de Chelsea jusqu’à Wall Street, puis me rendre à Brooklyn et arpenter les rues de Greenpoint, Williamsburg et Cobble Hill. Vous pourrez admirer les bâtiments et architectures historiques de la ville, dans le calme.

« Choqué par la pauvreté à New York »

Toujours dans le métro, quittant Times Square pour vous rendre au mémorial du World Trade Center, Ground Zero, vous êtes frappés par les sans-abris qui partagent la rame avec vous, ou qui errent sur les quais du métro. Des sans-abris, vous en avez déjà vu, mais à New York City, ils semblent tous être dans une situation particulièrement précaire. Malades, ou mentalement très instables, ils devraient normalement être placés dans des centres spécialisés. Certains souffrent d’ handicaps qui sont la conséquence d’un manque de suivi médical lors d’un accident, par exemple. Le contraste entre les fastes et les mondanités de la Fifth Avenue est frappant, et le mythe de la ville parfaite dépeinte dans les films s’estompe doucement.


Ce constat peut être fait dans n’importe quelle ville des États-Unis. A San Francisco, par exemple, le nombre de sans abris se piquant le bras ouvertement pour se droguer, allongés dans le quartier d’Union Square, est affolant. A Santa Barbara, ils sont des dizaines à avoir élu domicile sur les trottoirs de State Street, la fameuse rue commerçante de la ville. Ce n’est pas une révélation, les États-Unis sont critiqués depuis toujours pour le manque d’aides sociales, d’accompagnement et de solidarité envers les plus démunis. New York City ne déroge pas à la règle; j’ai été touchée par le désespoir et l’état critique de certains sans-abris, notamment à Harlem, dans le nord de Manhattan.
Cependant, beaucoup d’aides spécifiques à la ville sont mises en place, pour soutenir les New Yorkers qui en ont besoin. Access NYC, par exemple, est un outil accessible à tous, permettant d’accéder rapidement à tous les programmes d’aides disponibles sur le territoire. New York Cares , est une organisation proposant des actions de volontariat à travers la ville, et il est très simple de trouver un programme de volontariat selon le domaine, sur le site. De nombreuses initiatives gouvernementales sont donc mises en place pour trouver une solution à un problème bien trop important et décevant pour une ville flamboyante telle que New York.

« Vivre à New York, c’est trop cher »

Après une journée mouvementée entre Times Square et Wall Street, vous décidez de terminer la journée autour d’un verre dans un bar sympa à East Village, pas trop fancy. Pourtant, en ouvrant la carte, vous vous rendez compte qu’il est quasiment impossible de profiter d’un restaurant à New York sans une addition d’au moins 30 à 40€ / personne. Un cocktail seul coûte 15€, une pinte de bière 8€. Sans oublier les « tips » qu’il faudra donner à la fin. Vous avez déjà un budget serré du fait du prix de votre hébergement (150€ la nuit, une moyenne), alors vous grincez des dents en sirotant votre mojito.


C’est un point sur lequel je ne pourrais pas contre-argumenter : la ville de New York est effectivement beaucoup, beaucoup trop chère. Selon que vous vivez habituellement dans une grande ville ou un village plus éloigné, cela peut être plus ou moins choquant pour vous. Une amie, par exemple, n’a pas aimé la ville de New York car en comparaison à son lieu de vie habituel, la Grenade, en Espagne, où les prix sont dérisoires, tout en ayant des cocktails et des plats de qualité, les prix étaient parfois 50 à 70% plus chers. On peut donc le ressentir comme du vol, ou du gaspillage d’argent. Et il faut ajouter à cela le loyer ! New York est deuxième au classement des villes les plus chères au monde, notamment dans l’immobilier. Un loyer moyen à Manhattan, coûte 1100€… En colocation ! Pour un studio seul, il faut compter entre 1500€ et 2000€ minimum. C’est trop, surtout que les immeubles ne sont pas forcément les mieux bâtis et les plus aboutis. C’est d’ailleurs une des raisons qui m’ont poussé à terminer mon aventure à New York. Ce n’était pas la raison principale, bien sûr, mais ça a fortement joué dans la balance. L’idée de payer pendant des années un appartement en colocation à 1200€ / mois ne m’enchantait pas du tout.

Et pourtant…

Pour conclure, je dirai que pour apprécier New York, il faut voir au-delà des inconvénients de cette immense ville, et qu’il ne faut pas se fier à ce que l’on voit à la télévision et dans les sitcoms américains. Je dis toujours que la ville de New York a une « aura », une sorte d’âme qui survole la ville, et une fois qu’on aura ressenti cette âme, et qu’elle sera entrée en nous, notre vision de NYC ne sera plus du tout la même. On en oubliera la pauvreté, la saleté, le trop plein de monde, et on réalisera à quel point chaque quartier de la ville a sa spécificité, son style, on admirera les New Yorkers, ces locaux qui sont des purs produits de cette ville si spéciale. Et une fois qu’on aura compris le vrai charme de la ville, on fera soi même partie de la ville, et à partir de là, on ne pourra plus la quitter ! Pour ma part, il m’a fallu 6 mois pour que cette ville m’aspire et me fasse tomber sous son charme.

Aujourd’hui, rien qu’en écrivant cet article, j’ai ressenti une nostalgie et une envie folle de retourner là-bas et y retrouver mes petites habitudes ; mes promenades à vélo, mon traditionnel moment « cookie » chez Levain Bakery, ma visite de musées et d’expositions, ou juste observer: à Wall Street, les employés en costard cravate qui grouillent et s’encastrent dans des bâtiments si hauts qu’on y voit plus le ciel. A Harlem, cette vieille dame discutant avec les jeunes enfants du quartier, ou balayant son porche devant sa maison. N’ayez pas peur de cette ville, allez voir de vous-même, comprenez là, et elle saura vous accueillir à bras ouverts.

Boulettes veggie : courgette, fromage, curry

Ces délicieuses boulettes végétariennes sont gourmandes et bien parfumées. Le petit plus? L’avoine, qui leur ajoute une texture fondante…. Elles remplacent facilement des boulettes de viandes dans un plat avec du riz. Vous pouvez également les accompagner de sauce tomate; elles transformeront vos spaghettis marinara en délicieux plat veggie!

Pour une dizaine de boulettes :

TEMPS DE PRÉPARATION : 20 minutes
TEMPS DE REPOS : 30 minutes
TEMPS DE CUISSON : 15 minutes

Ingrédients

  • 80 g de flocons d’avoine
  • 1 petite courgette
  • 1 demi oignon
  • 1 gousse d’ail
  • 2 cuillères à soupe de persil plat hâché
  • 30 g de fromage râpé
  • 2 œufs
  • 1 cuillère à soupe rase de curry
  • Huile d’olive
  • Sel, poivre
  1. Éplucher l’oignon, les émincer finement en petits dés puis les faire revenir dans l’huile d’olive, dans une poêle à feu moyen. Quand les oignons sont bien fondants, réserver.
  2. Laver et râper la courgette, puis placer dans un large bol avec la gousse d’ail pressée, le persil hâché, les oignons émincés, le  fromage et les flocons d’avoine. Bien mélanger.
  3. Ajouter les épices : curry, sel, et poivre.
  4. Dans un petit bol, mélanger les 2 œufs et 2 cuillères à soupe d’eau, mélanger doucement.
  5. Ajouter le mélange aux œufs à la préparation de courgettes, et bien mélanger le tout!
  6. Laisser reposer au réfrigérateur pendant 30 minutes.
  7. Façonner des boules avec cette préparation, puis les faire rissoler sur chaque face dans une poêle avec de l’huile chaude, feu moyen. Les boulettes doivent être bien dorées.
  8. C’est prêt!

4 aliments industriels à éviter pour vos enfants

De toutes les catégories de personnes touchées par la malbouffe et les méfaits de l’alimentation industrielle, les enfants en sont les premières victimes. Partant souvent d’une bonne intention, les parents qui ne sont pas assez informés font confiance à l’industrie agroalimentaire et à la grande distribution, qui redoublent d’ingéniosité pour les convaincre que leurs produits sont remplis de vitamines, calcium et autres nutriments nécessaires au bon développement de l’enfant. Mais derrière les packagings colorés et les mascottes mignonnes, il n’en est rien. Si certains produits sont bien moins nutritifs qu’ils en ont l’air, d’autres sont carrément dangereux et nocifs pour l’enfant, à long terme. Mais ça ne dérange pas les industriels qui usent de leur créativité pour attirer les enfants et les parents à acheter leurs produits… Petit coup de gueule !

1 – Les céréales fourrées pour enfants

Les céréales sont, pour la majeure partie des français, l’aliment de base du petit déjeuner. Pour les enfants, c’est également un moment apprécié. C’est bon, c’est sucré, c’est coloré, ils sont contents, et les parents aussi. Mais bien souvent, les parents oublient quel est le but premier des céréales au petit-déjeuner : apporter des fibres, pour l’équilibre intestinal. Le mot « céréales » donne bien l’impression qu’on va apporter de bonnes choses à son enfant, mais en réalité, lorsque l’on regarde le tableau des valeurs nutritionnelles, c’est la panique à bord…

Pourquoi c’est nocif ?

Les céréales fourrées (à l’image des Trésors de Kellog’s, par exemple) et les céréales soufflées (les fameuses « miel pops » et autres boules soufflées au miel) contiennent un taux de sucre affolant, et très peu de fibres. Pour vous donner une idée concrète : L’OMS recommande de limiter l’apport en sucres rapides à 25g maximum pour l’adulte et l’enfant, soit 6 cuillères à café. Pour les fibres, il est conseillé d’apporter environ 15g de fibres par jour à son corps.

  • En moyenne, les céréales fourrées contiennent 26g de sucres, soit plus de 6 cuillères a café. En un bol, un enfant consomme donc quasiment la totalité de son « capital sucre » pour la journée, en sachant qu’il consommera ensuite un dessert au déjeuner, puis son goûter, puis encore un dessert au dîner… Bref, il va certainement exploser son quota de sucre à la fin de la journée.
  • Les sucres présents dans les céréales fourrées sont des sucres rapides. Ce qui signifie que l’enfant aura très certainement faim tout de suite après le petit déjeuner et aura tendance à grignoter.
  • Ces mêmes céréales contiennent en moyenne 3g de fibres. C’est trop peu ! Les céréales doivent apporter en moyenne 7g de fibres. Le reste sera apporté par les fruits et légumes.

Enfin, le bouquet final : toutes ces céréales contiennent beaucoup trop de gras saturé. Le gras saturé est d’origine animale (présent dans les laitages, beurres, viandes), et fait partie de ce qu’on appelle le « mauvais » gras. De manière générale, il faut éviter d’en consommer, même s’il est difficile d’y échapper, surtout dans les produits transformés. Dans ce type de céréales pour enfants, on en retrouve en moyenne 4g… C’est beaucoup trop, sachant qu’il va en consommer tous les jours.

Quelles alternatives?

LES FLOCONS D’AVOINE

C’est l’option la plus saine. Un bol de flocons d’avoine (sans le lait) ne contient quasiment pas de sucres ou de gras saturés (- de 1g), et plus de 4g de fibres. Dans du lait, froid au chaud, le flocon d’avoine se prépare rapidement. Vous pouvez y rajouter un peu de sucre de canne, sirop d’agave, de cacao en poudre, des épices… pour donner un peu de goût. C’est d’ailleurs le seul point négatif du flocon d’avoine : son goût et sa texture restent quand même très différents des céréales industrielles, et risquent d’être mal accueillis par votre bambin.

LES CORN FLAKES

Dans la famille des céréales industrielles, ce sont les plus saines. Elles contiennent en moyenne 6g de sucre, soit une cuillère a café, et quasiment pas de gras saturé. Préférez des corn flakes bio et sans sucre, vous pourrez y ajuster votre dose de sucre vous-même. Seul inconvénient : elles contiennent peu de fibres (3 g en moyenne).

LE MUESLI

L’avantage premier du Muesli, c’est le goût. Vos enfants devraient apprécier ! Souvent agrémenté de pépites de chocolat ou fruits, il est par ailleurs majoritairement composé de flocons d’avoine, il est donc très riche en fibres (7g en moyenne). En revanche, le Muesli industriel contient quand même beaucoup de sucres, d’où le bon goût ! Essayez de trouver du muesli qui ne contient pas plus de 16g de sucre par 100g. L’idéal est de réaliser votre muesli vous-même, il se prépare rapidement et se conserve assez longtemps. Ma recette, ici!

2 – Les poudres chocolatées

Le fameux « chocolat en poudre », qui a bercé mon enfance. Un « bon » goût de chocolat, qui me donne à présent la nausée, tant je le trouve sucré et sans goût de cacao. Mais notre jeune palais ne s’en rend pas compte, surtout lorsque nous ne sommes pas habitués au vrai cacao. Tout comme les céréales, le principe premier du chocolat ne devrait pas juste être le goût, mais les apports nutritionnels : le cacao est riche en magnésium, bon pour prévenir les maladies cardio-vasculaires, mais aussi pour la relaxation musculaire, l’anxiété et le stress. Un enfant de 4 à 8 ans a besoin de 130 mg de magnésium / jour, et 240 mg pour un pré-ado de 9 à 13 ans.

Pourquoi c’est nocif ?

Les poudres chocolatées préparées sont très pauvres en cacao, et riches en sucre. Leur composition ? 70% de sucre en moyenne, pour 20% de cacao. Inutile de vous dire qu’il s’agit bien entendu de sucres rapides. Quant au magnésium, il est quasiment inexistant. Les poudres chocolatées n’apportent donc rien d’autre que du sucre. Certaines d’entre elles comportent des céréales en poudre, donc vous verrez un riche en apports en fibres. Mais à quel prix ? 

Quelles alternatives ?

CACAO EN POUDRE, NON SUCRE

La seule alternative viable et efficace. Le cacao en poudre peut faire peur, car son goût est très prononcé. Évidemment, lorsqu’on n’est pas habitué au vrai goût du cacao, l’effet est perturbant. Pourtant, en ajustant avec sa propre dose de sucre, un chocolat chaud avec du cacao en poudre est tellement plus gourmand… Et riche en magnésium! 2 cuillères à café de cacao en poudre, soit 10g environ, comportent 7g de sucres lents (le cacao en poudre a un très faible index glycémique, voir mon article ici), et 50mg de magnésium, pour bien démarrer la journée.

3 – Les goûters industriels

Il y a tellement de choix dans les rayons gâteaux des supermarchés, qu’on ne sait pas où donner de la tête. Aux fruits, au chocolat, moelleux, pas moelleux, fourrés, aux pépites de chocolat… Sans oublier leurs packagings colorés qui partent dans tous les sens… Les industriels rivalisent d’ingéniosité pour attirer le regard des enfants, qui vont ensuite forcer leurs parents à mettre leur paquet préféré dans le chariot. Mais tous ces produits ont un point commun : ils apportent du goût, certes, mais aussi un nombre incalculable d’additifs et autres ingrédients douteux, qui donnent le vertige lorsqu’on en regarde la liste.

Pourquoi c’est nocif ?

Par où commencer ! Le premier élément qui devrait vous inciter à reposer ce paquet de gâteaux là où vous l’avez trouvé, c’est la mention de l’ingrédient « sirop de glucose-fructose » dans la recette. Si vous ne comprenez pas pourquoi votre enfant fait une crise lorsque vous ne lui accordez qu’un seul gâteau, et pas un autre, ne le blâmez pas. C’est tout simplement la dépendance au sucre qui fait son job. Le sirop de glucose-fructose, est un sucre créé spécialement pour l’industrie agroalimentaire. Composé de fructose, à  l’index glycémique 5 fois supérieur au sucre, il est liquide, donc facilement utilisable, et bon marché, donc avantageux pour les industriels. Issu d’un procédé chimique, le sirop de glucose-fructose est beaucoup moins efficace que le sucre (déjà peu efficace lui-même) pour calmer la satiété, par son effet sur l’organisme. Le sirop de glucose-fructose serait donc un « super-sucre » au pouvoir dépendant bien plus élevé que le sucre raffiné. Certains chercheurs le considèrent même comme un « poison ». On peut aussi imaginer que, provoquer la dépendance chez un enfant, va faire augmenter les ventes de ce produit, puisque les parents devront constamment en acheter. Mais là, ce serait imaginer que l’industrie agroalimentaire mettrait la santé de vos enfants en danger, juste pour faire des bénéfices. Ils n’oseraient pas, n’est-ce pas ?…

Le second élément qui doit vous inquiéter, c’est la présence en nombre d’additifs en tout genre. Stabilisants, émulsifiants E472b (gélatine de porc), E475, E476, poudres à lever, diphosphate, carbonate acide de calcium… Oui, oui, on trouve toutes ces bonnes choses dans les recettes de gâteaux industriels pour enfants. Sans aucun intérêt sur le plan nutritionnel, le seul bénéfice reste pour les industriels. En effet, ces additifs permettent pour certains de permettre une longue conservation, et de réduire les coûts. La présence de ces additifs est donc un signe qu’on est en présence d’un produit transformé voir ultra-transformé, à éviter à tout prix.

Quelles alternatives ?

LES BISCUITS BIO

Les biscuits bio restent des biscuits industriels, donc assez sucrés. La différence, c’est que pour la plupart des biscuits bio (toujours vérifier la liste des ingrédients, bien sûr), ils ne contiennent aucun additifs, et souvent du sucre de canne, plutôt que du sucre raffiné. C’est donc une bonne alternative lorsqu’on ne peut pas faire de biscuits soi-même. Mais ils doivent néanmoins rester occasionnels.

BARRE DE CÉRÉALES ET BISCUITS MAISON

Rien de mieux que de préparer ses propres biscuits ! Évidemment, vous ne voyez sûrement pas à quel moment vous pourriez trouver le temps de cuisiner des biscuits pour vos enfants. Mais croyez-moi, c’est possible ! Préparer des biscuits ou des barres de céréales maison prennent peu de temps, se préparent en grand nombre, et elles se conservent 1 à 2 semaines. Économique et pratique ! Découvrez ma recette de barre de céréales maison ici.

4 – Les boissons aux fruits

Les boissons aux fruits ont beaucoup de succès car elles ont des formats pratiques, à l’image des Fruit Shoot ou des poches Caprissone. Pourtant, encore une fois, elles ne remplissent pas leur fonction première : apporter des vitamines, du calcium et du magnésium !

Pourquoi c’est nocif ?

A la différence des jus de fruits, les boissons aux fruits sont majoritairement composées d’eau et de sucres. Selon moi, un jus de fruit que l’on donne à un enfant ne devrait JAMAIS avoir du sucre ajouté dedans, puisqu’il y en a suffisamment dans le fruit, et il s’agit de sucre NATUREL. Le sucre ajouté dans un jus de fruit ne rajoute rien de plus que du goût sucré, qui n’a aucun intérêt. De plus, ces boissons aux fruits sont composées en moyenne de 10% de fruits, et à plus de 80% d’eau. A quoi bon donner un jus de fruit, lorsqu’il est juste composé d’eau ? L’eau c’est le job des bouteilles d’eau. Le boulot des jus de fruits, ce sont les fruits! Enfin, on trouve très souvent des conservateurs dans ces boissons aux fruits. Encore un ingrédient sans intérêt pour l’enfant et nocif.

Quelles alternatives ?

JUS DE FRUITS 100%

C’est la seule alternative ! Pas de nectar, jus de fruits à base de concentré, du VRAI JUS DE FRUIT ! Toujours regarder sur l’emballage si la mention « 100% pur jus » est indiquée, et regarder les ingrédients. Un seul ingrédient doit y figurer : 100% jus de … (pommes, oranges, etc). Pas de sucre, pas d’additifs, pas de conservateurs.

Pour conclure…

En toute honnêteté, j’ai du m’arrêter plusieurs fois à la rédaction de cet article, la tête dans les mains, pour me calmer. Au fur et à mesure de mes recherches, je n’en revenais pas du poison que des enfants (dont notre propre génération) ont ingurgité pendant des décennies. Parce que c’est bon, parce que les industriels arrivent à vous convaincre que leurs produits sont riches en lait, céréales, fibres ou je ne sais quoi, et parce que ça calme les enfants pour un moment (même si ce sont justement ces produits qui les excitent encore plus par la suite), on fait l’impasse sur les vraies questions que posent ces produits. Quant aux industriels, le chiffre d’affaires est le plus important, la santé passe au second plan.

J’espère que cet article vous éclairera lors de vos prochaines courses, et que vous réfléchirez à deux fois avant de mettre cette boîte de chocolat en poudre Nesquik ou ces princes de LU dans votre chariot. Et si votre enfant fait une crise, résistez ! Vous lui sauvez la vie. 

Les bienfaits de l’avoine : de l’or dans vos placards!

L’avoine est une céréale complète, cultivée depuis des millénaires et mondialement reconnue comme « la reine des céréales », pour son apport nutritionnel bien supérieur aux autres céréales. Elle est principalement connue pour être l’ingrédient principal du « porridge » ou « gruau », une sorte de bouillie d’avoine, élément principal du petit-déjeuner anglo-saxon, et qui a une image peu ragoutante et appétissante pour certains. Pourtant, il serait bien dommage de mettre de côté cet « or des champs » , car une consommation quotidienne de l’avoine peut faire des miracles, et il existe une multitude de recettes gourmandes et savoureuses à réaliser avec l’avoine.

4 raisons de consommer de l’avoine tous les jours

1 – Il contient une excellente source de glucides, protéines et fibres

L’avoine contient une dose importante de fibres et de protéines, ainsi que des glucides à faible indice glycémique. Une portion d’avoine (environ 40g) permet de combler une partie des AJR (apports journaliers recommandés) pour ces 3 nutriments:

  • environ 4g de protéines, soit 8% des AJR (50g / jour recommandé en moyenne pour un adulte actif)
  • environ 3g de fibres, soit 11% des AJR (30g / jour recommandé en moyenne pour un adulte actif)
  • environ 25g de glucides, soit 10% des AJR (260g / jour recommandé en moyenne pour un adulte actif)

Pour rappel, les glucides sont l’essence de nos muscles et de notre cerveau, ils nous permettent d’avoir l’énergie nécessaire pour affronter la journée. Cependant, les glucides font monter notre taux de glycémie et donc notre taux de sucre dans le sang (sucres lents, sucres rapides… Souvenirs des classeurs d’éducation alimentaire en primaire, que l’on a vite oublié!). Et qui dit augmentation du taux de sucre dans le sang, dit grosse faim par la suite! Des aliments à faible indice glycémique (l’avoine, notamment), apporteront donc des sucres lents, qui ne vont pas faire monter en flèche notre taux de sucre dans le sang (sucres rapides).

2 – Il permet de réguler le taux de cholesterol

L’avoine contient du bêta-glucane, une fibre soluble qui a comme action principale de baisser le taux de cholestérol. Selon le American Journal of Clinical Nutriton, qui a effectué une étude sur des patients en 2015, une consommation de 3g de bêta-glucane par jour permet de considérablement diminuer le taux de cholestérol. Alors si vous avez du cholestérol, courez vite au supermarché et achetez de l’avoine!

3 – Il améliore la digestion

Comme je l’ai expliqué plus haut, l’avoine contient une excellente source de fibres. Les fibres permettent d’apaiser la flore intestinale, et nettoient les intestins. L’avoine est donc fortement conseillé contre les brûlures d’estomac et les reflux gastriques notamment.

4 – C’est un allié minceur naturel

Enfin, l’avoine est un ingrédient parfait si vous êtes dans une démarche de perte ou de gestion de votre poids. En effet, il augmente la sensation de satiété, notamment grâce aux fibres (croyez-moi, après avoir mangé un bol d’avoine au petit-déjeuner, il y a très peu de chances que vous ayez encore faim avant le déjeuner!). Et grâce à son faible indice glycémique, vous aurez moins besoin de consommer des produits sucrés. Par ailleurs, il est également peu calorique (148 calories pour une portion de 40g).

Comment et quand consommer l’avoine?

Pour bien ressentir les effets de l’avoine dans son organisme, il est conseillé de manger entre 40 et 80g d’avoine par jour. Cependant, je vous recommande de consommer votre dose d’avoine quotidienne en plusieurs temps: 80g d’avoine dans l’estomac en un bloc peut avoir effet l’inverse et provoquer une petite indigestion (j’ai déjà essayé, et j’avais cette désagréable impression d’avoir du ciment dans l’estomac!). 

Du fait de son fort apport énergétique, je vous conseille donc de commencer la journée par 50g maximum d’avoine au petit-déjeuner. Puis, au fil de la journée, au goûter par exemple, un petit verre d’avoine avec du lait. Un autre moment de la journée parfait pour consommer de l’avoine est avant le sport; ça vous donnera un boost d’énergie pour une bonne séance de sport productive!

Où acheter l’avoine?

J’achète généralement mon avoine en vrac dans les épiceries bio en libre service (Biocoop, La Vie Claire, Bio’c’Bon,). Si vous n’avez pas d’épiceries bio à disposition, vous pouvez trouver de l’avoine partout en magasin, mais privilégiez néanmoins de l’avoine Bio.

L’avoine est donc un aliment indispensable à avoir dans vos placards! En salé ou en sucré, il se mariera très bien avec vos habitudes de repas. Vous retrouverez pleins de recettes à base d’avoine sur mon blog!

Les 6 commandements des courses au supermarché : mieux, tu mangeras!

Acheter ses denrées alimentaires au supermarché est pour nous, enfants de la génération 80 – 90 – 2000, une évidence. Cependant, nous n’avons pas toujours été dépendants de la grande distribution. C’est à partir de la révolution industrielle et de l’accroissement de la population en zone urbaine, que les intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs ont vu le jour. La première boutique en libre-service débarque en France après la seconde guerre mondiale, en 1948, le premier supermarché ouvre en 1957, et Carrefour inaugure son premier hypermarché en 1963.

En clair, la grande distribution est à l’origine de quasiment tous les produits que nous avons dans notre frigo, nos placards, et nos estomacs. Et bien sûr, je ne l’invente pas, le supermarché ne renferme pas le meilleur de ce que l’on peut trouver en alimentation saine. En effet, la grande distribution a très rapidement montré ses limites, notamment (mais pas seulement) en terme de qualité des produits. Et parce que notre santé dépend de ce que nous mangeons, il est important de bien choisir les produits que nous mettons dans nos chariots. Mais je vous rassure, il est possible de trouver de très bons produits en grandes surfaces, et pas uniquement de délicieux poisons cachés sous des lapins Nesquik ou des hiboux Rik et Rok. Pour dénicher ces bons produits sous la multitude de choix qui s’offrent à nous, il faut suivre les 6 commandements des courses au supermarché… Alleluia, je les partage avec vous!

1 – La liste des ingrédients, tu liras

Selon moi, la liste d’ingrédients est la première chose que l’on doit regarder lorsque l’on achète un produit en grande distribution. Et la règle à suivre est la suivante : s’il existe plus de 3 ingrédients incompréhensibles, ou qui ne vous paraissent pas nécessaire à la composition du produit (du sucre dans un produit salé, par exemple…) alors évitez d’acheter ce produit. Un produit de grande distribution comportera toujours des ingrédients un peu étranges, du fait des contraintes liées aux produits industriels: agents de conservation, exhausteurs de goût, etc.. Mais l’idée, c’est de limiter au maximum de consommer ces produits chimiques. En règle générale, la composition d’un produit de grande distribution doit être sensiblement la même que si vous réalisiez la même recette à la maison.

TIPS : En grande distribution, la liste d’ingrédients est toujours établie de manière décroissante : de l’ingrédient le plus présent dans la recette, au moins présent. Par conséquent, un produit dont le premier ingrédient sera « sucre » ou « huile » sera respectivement très sucré, ou très gras.

2 – L’excès de sucre, tu limiteras

On le sait bien, le sucre n’est pas forcément notre allié pour maintenir une alimentation saine et éviter la prise de poids. Cependant, il reste un aliment indispensable dans certains produits, pour ajouter de la texture ou tout simplement du goût (imaginez un cookie sans sucre… Déprime totale).  Néanmoins, certains produits industriels que l’on trouve en grande distribution comportent soit TROP de sucres pour plus de goût, soit des sucres qui n’ont tout simplement aucune utilité si ce n’est pour augmenter l’addiction au produit (le sucre est un aliment addictif).

Dans la mesure du possible, en grandes surfaces, évitez d’acheter des produits qui comportent des sucres qui n’apportent rien au goût. Mettriez-vous du sucre dans votre sauce pour la viande, ou votre pizza ? Absolument pas.

PETITE PRÉCISION: le sucre est un exhausteur de goût et contrôle également l’acidité d’un plat, il est donc recommandé et conseillé lorsque l’on réalise des recettes à la maison. Mais dans ce cas, son ajout est maîtrisé, et généralement assez léger. Ce qui n’est pas le cas en grande distribution!

TIPS : les alternatives au sucre raffiné. Si possible, privilégiez également des produits contenant du sucre de canne, du miel, ou mieux, du sirop d’agave. Ce dernier est un agent sucrant naturel, et à haut pouvoir sucrant. Le sucre blanc présent en grande surface est un sucre raffiné : issu naturellement de la betterave sucrière, il subit par la suite un processus chimique pour lui retirer le goût très amer du sucre de betterave et lui donner cette couleur de blanc immaculé. Et bien entendu, ce processus chimique altère tout son côté naturel et le rend nocif pour notre santé. Alors, on oublie le sucre blanc !

3 – Dans les rayons BIO, tu te promèneras (oui, oui!)

Non, ne partez pas! JE SAIS, ce point en particulier fait grincer des dents. Il existe une grande controverse concernant l’utilité de consommer des produits dits « BIO ». Je dédierai un dossier complet sur la question du BIO en France, afin d’y voir plus clair, en toute objectivité, promis ! Mais ici, je vous donne mes conseils, et selon moi, manger BIO est la meilleure façon d’éviter de manger des produits de mauvaise qualité. Pourquoi ?

  • Les produits BIO sont majoritairement composés de sucres naturels et non raffinés (voir mon point plus haut) : sucre de canne, miel… Ils sont donc meilleurs que des produits non BIO
  • Un produit dit « BIO » ne contient pas, en général, d’additifs ou de conservateurs… Encore des produits chimiques en moins pour notre corps !
  • La composition des produits issus de l’agriculture biologique n’est généralement pas compliquée. Pas d’ingrédients inconnus, pas de sels ou de sucre inutiles
  • Enfin, et non des moindres, afin qu’un produit puisse être commercialisé sous le sigle AB, il doit répondre à un grand nombre de critères inscrits sur un cahier des charges long de plus de 300 pages et établi par l’Union Européenne. Le contrôle de la qualité de ces produits est donc renforcée, ce qui va permettre d’éviter d’être victime de scandales sanitaires qui surviennent très souvent avec des produits industriels conventionnels (scandale du lait contaminé, scandale de la viande de cheval, etc.).

En clair, consommer un produit BIO, c’est se faciliter la tâche et ne pas avoir nécessairement besoin de vérifier chaque point listé plus haut ! Facile, non? ATTENTION tout de même : tous les produits BIO ne se valent pas, et il faut toujours rester vigilant. Toujours un léger coup d’œil sur la liste d’ingrédients, c’est le principal !

4 – Des aliments complets, tu préféreras

Outre le fait qu’ils aient plus de goût, les aliments complets vous assurent une meilleure qualité nutritionnelle du fait des céréales qu’ils comportent. Pourquoi ? Car ils n’ont pas subi la technique du « raffinage » utilisé pour les autres produits classiques. En effet, cette technique consiste à retirer l’enveloppe du grain utilisé pour la recette, enveloppe qui contient bien plus de fibres et de vitamines. Les aliments complets, eux, sont réalisés avec la totalité du grain. Leur apport nutritionnel est donc bien plus important, et meilleur pour la santé !
Plutôt que de consommer du pain blanc classique, par exemple, achetez un bon pain complet aux céréales ! Ce n’est pas forcément plus cher, et c’est bien plus appétissant !

5 – Le trio de la mort, tu vaincras (conservateurs + colorants + additifs)

​Ce n’est pas une nouvelle, ces 3 éléments ont déjà prouvé leur dangerosité et leurs effets néfastes sur notre corps et notre santé. Dans la mesure du possible, essayez d’éviter de consommer des produits qui en contiennent. Pour les colorants, certains sont inoffensifs mais ils n’en restent pas moins chimiques. Quant aux conservateurs, certains sont naturels et donc sans potentiel danger, à petite dose (gomme de guar, par exemple), cependant la plupart des conservateurs utilisés en grande consommation sont chimiques et donc potentiellement nocifs. Encore une fois, la meilleure façon de les éviter, est de lire la liste des ingrédients !

6 – La règle d’or : les produits transformés, tu banniras!

La règle d’or, la règle ULTIME qui surpasse toutes les règles énoncées jusqu’à présent.
La plupart des produits que nous achetons au supermarché sont des aliments transformés. Un aliment transformé est par définition un aliment qui n’est pas à l’état brut, à partir du moment où il a subi une transformation. Une pizza, un cookie, ou même du pain est un aliment transformé, car ses ingrédients ont subi une transformation. Pour faire simple, tout produit que vous ne pouvez pas trouver à l’état brut est un aliment transformé (les pizzas ne poussent pas dans les arbres 😉).


En cours de réalisation et de production, ces produits ont subi toutes sortes de procédés techniques : conservation, congélation, raffinage, broyage, et j’en passe… Toutes ces transformations, qui ne sont bien entendu, pour la plupart, pas naturelles, contribuent à la destruction et/ou la dissolution de tout apport nutritionnel que l’on pourrait normalement trouver dans un aliment. En clair, consommer un produit transformé, en revient à apporter très peu voir PAS DU TOUT de nutriments à votre corps. Une pizza ou une quiche congelée, un plat préparé, des cordons bleus surgelés, des céréales industrielles… Tout cela ne vous apportera absolument aucun élément nutritif, uniquement un bon goût. Si l’apport gustatif est tout ce qui vous intéresse, alors pas de soucis ! En revanche, si vous pensez ingérer des vitamines en consommant des légumes dans un plat préparé, désolée de vous décevoir, mais c’est tout l’inverse…

En clair…

Cela peut paraître anodin, mais toutes ces règles vous permettront d’améliorer, même sensiblement, votre santé et votre bien-être. Je le sais bien, nos activités quotidiennes (routine, travail, enfants, responsabilités) nous prennent beaucoup de temps, et l’alimentation passe bien souvent au second plan des priorités… Et pourtant, c’est une des composantes les plus essentielles à prendre en compte pour une vie heureuse et complète. C’est grâce à une alimentation saine que vous pourrez justement affronter toutes les responsabilités et les aléas de la vie quotidienne : manger sain vous apporte plus d’énergie, plus de vitalité, une meilleure santé physique et mentale, moins d’exposition aux maladies… Alors faites un petit effort !

30 minutes de moins devant la télé ou le smartphone en rentrant du travail, c’est 30 minutes de gagnées pour réaliser un plat de pâtes complètes aux légumes, plutôt que d’acheter le plat déjà préparé ! En faisant vos courses, vous n’aurez besoin que d’une minute maximum pour jeter un rapide coup d’œil à la composition des produits que vous achetez, et vous assurer qu’il s’agit d’un bon produit.

Barre de céréales gourmande : datte, cacao et beurre de cacahuètes

Le matin, pour commencer une longue journée bien éprouvante, j’ai souvent besoin de manger quelque chose de consistant, qui va me caler et me donner de l’énergie. Les croissants et les pains au chocolat, bien que délicieux, ne vous aideront pas trop à rester éveillé toute la journée. En revanche, une bonne barre de céréales ou un granola, peuvent faire l’affaire !
J’ai tenté d’acheter des barres de céréales en supermarché, mais elles sont bien souvent trop sucrées, ou avec des additifs et conservateurs qui ne m’intéressent pas… Alors, encore une fois, rien de mieux que de les faire soi-même! Je partage avec vous ma recette de barre de céréales, ou aussi appelées flapjacks : une barre bien consistante, qui ne se casse pas dans les mains, assez gourmande (1 seule dans la journée suffit!) et pleine de bonnes choses pour recharger les batteries!

TEMPS DE PRÉPARATION : 1 heure
TEMPS DE CUISSON : 6 minutes
TEMPS DE REPOS : 50 minutes

Ingrédients (pour 4 – 5 barres, doubler les quantités pour en faire plus!)

La base (riche en fibres)

  • 200 g de flocons d’avoine
  • 60 g de quinoa
  • 50 g de noisettes

Les graines (riches en vitamines)

  • 10 g de graines de lin (ou graines de sésame)
  • 10 g de graines de tournesol

Les liquides (riches en énergie)

  • 50 g de beurre de cacahuètes
  • 7 cl de sirop d’agave
  • 1 cuillère à soupe de miel (pour les végan.e.s, vous pouvez faire sans! J’ai testé et la barre reste toujours aussi bonne, mais elle est un peu plus friable!)
  • 2 cuillères à soupe d’huile de coco

Le booster (qui va vous donner encore plus d’énergie, et qui va également permettre de rendre la barre bien compacte)

  • 10 dattes (environ 100g)

Les épices et le petit plus gourmand (tout ce qui va rendre votre barre DÉLICIEUSE!)

  • Cannelle
  • Vanille
  • Fleur de sel
  • 50 g de chocolat noir

Préparation

  1. Préchauffer le four à 160 degrés
  2. Faire gonfler les dattes 30 minutes dans une casserole d’eau chaude non bouillante (optionnel : pour donner plus de goût, j’ai fait chauffer l’eau avec des grains de cardamome et une bâton de cannelle pour infuser les dattes, vous pouvez également ajouter du thé!)
  3. Faire torréfier les noisettes au four ou à la poêle sans matière grasse
  4. Faire chauffer les liquides au bain marie (pour éviter que le mélange ne brûle). Lorsque le mélange a bien fondu, retirer du feu et ajouter une pincée de fleur de sel.
  5. Dans un robot mixeur, ajouter la base, les épices (sauf la fleur de sel et le chocolat) et les graines, puis mixer le tout (le tout doit devenir assez poudreux).
  6. Ajouter les dattes égouttées et les liquides au robot mixeur puis mixer le tout, jusqu’à ce que la consistance devienne une pâte compacte. Si le robot mixeur a du mal à tout mixer, mettre la mixture dans un bol et mélanger à la main!
  7. Casser la tablette de chocolat en morceaux, et les ajouter à la main à la préparation.
  8. Dans une plaque tapissée de papier cuisson, étaler la préparation de manière homogène (1 à 2 cm d’épaisseur)
  9. Faire durcir la préparation 10 minutes au réfrigérateur.
  10. Sortir la plaque du réfrigérateur et mettre la plaque au four pendant 6 minutes, pour faire dorer la préparation.
  11. Sortir la plaque du four et laisser reposer 10 minutes.
  12. Avec un couteau (ou un moule rectangulaire si vous en avez), couper des barres rectangulaires (ou carrées, comme vous le voulez!) et laisser reposer une bonne demi-heure au réfrigérateur pour que le tout se solidifie bien.
  13. C’est prêt! Temps de conservation : 10 jours dans une boîte hermétique, dans un endroit frais et sec! 

Muesli gourmand : amandes, noisettes, chocolat

Un délicieux muesli super simple à faire! Plutôt que d’acheter des céréales industrielles, ce muesli est naturel et vous apportera des fibres et du magnésium. Avec du lait, végétal ou non, c’est un délice. Même vos enfants vont adorer!

TEMPS DE PRÉPARATION : 15 minutes

TEMPS DE REPOS : 15 minutes

TEMPS DE CUISSON : 10 à 15 minutes 

Ingrédients

  • 260 g de flocons d’avoine
  • 100 g de fruits secs (ici j’ai choisi des noisettes et des amandes, mais vous pouvez les remplacer avec des pistaches, cacahuètes, noix de cajou…)
  • 4 cuillères à soupe de sirop d’agave
  • 2 cuillères à soupe d’huile de coco
  • Quelques gouttes d’arôme naturel de vanille
  • Une cuillère a café d’épices (cannelle, muscade, vanille en poudre)
  • 70 g de pépites de chocolat (ou une tablette coupée en petits morceaux)

Préparation

  1. Préchauffez votre four à 180°.
  2. Verser les flocons d’avoine dans un large bol.
  3. Ajouter le sirop d’agave, l’huile de coco et l’arôme naturel de vanille, et bien mélanger.
  4. Ajouter les fruits secs grossièrement mixés, et bien mélanger. Si votre mixeur est puissant, vous risquez de réduire quelques fruits secs en poudre. Ce n’est pas grave, ça donnera plus de goût! Ajoutez juste quelques graines entières par la suite.
  5. Ajouter enfin les épices, mélanger encore!
  6. Étaler la préparation sur une plaque couverte de papier sulfurisé, et mettre au four pendant 20 minutes. Au bout de 10 minutes, ouvrir le four et mélanger le muesli pour que toutes les céréales soit bien dorées.
  7. Lorsque c’est prêt, laisser reposer 5 minutes, puis mettre le muesli au réfrigérateur pendant 15 minutes.
  8. Quand le muesli a refroidi, ajouter les morceaux de chocolat. Vous pouvez également remplacer par autre chose, fruits séchés ou raisins secs, par exemple! Je préfère le chocolat, c’est plus gourmand!
  9. Verser le muesli dans un bocal stérilisé et bien fermé. Temps de conservation: environ 10 jours.