Intelligence artificielle contre Intelligence naturelle : l’être humain devient-il obsolète ?

Disclaimer : sortez le second degré de votre poche, vous en aurez besoin! 😉

L’obsolescence correspond à la dépréciation d’un produit qui, malgré le fait qu’il fonctionne, ne répond plus aux exigences du marché, ne parvient plus à suivre le rythme des mises à jour, ou ne plait plus au consommateur. Dans ce cas, il est remplacé par une version plus élaborée, plus performante. Jouons à un petit jeu. Disons, par exemple, que ce consommateur devienne Mr Croissance ou Mme Capitaliste. Est-ce que nous deviendrions, nous aussi, pauvres êtres humains, un produit obsolète qu’il faut remplacer par une nouvelle version plus efficace ?

L’obsolescence de l’homme n’est pas une expression tout droit sortie de mon imaginaire un peu tordu. Edouard Jolly l’évoque dans l’ouvrage dédié à Günther Anders, « la politique de la technique » et y dédie un chapitre. L’homme obsolète, épuisé par une déshumanisation progressive de la société au profit de l’innovation et du shoot d’adrénaline qu’offre l’intelligence artificielle à la croissance. Pourquoi devenons-nous obsolètes ? Quelles sont ces failles si préjudiciables à la société ?

L’être humain n’est pas assez rapide

Dans la course à la croissance, l’être humain semble être à bout de souffle. Il faut sans cesse se réinventer, innover, être productif, être force de proposition, être flexible… Autant de contraintes qui pourraient néanmoins être réalisables si le laps de temps pour le faire n’était pas si serré. Le problème, c’est qu’à ce jeu, un adversaire est passé maître depuis bien longtemps et dicte le tempo. J’ai nommé l’intelligence artificielle, IA pour les intimes. Tel le messie, l’IA promets monts et merveilles à Mr Croissance et Mme Capitaliste : une productivité qui défie toute concurrence, une rentabilité parfaite, une capacité d’apprentissage optimale. Comment l’être humain, avec ces huit heures de sommeil minimum nécessaire par jour et sa rapidité limitée, peut-il rivaliser ?

A l’image de Pazzi, ce pizzaïolo fait de câbles et d’algorithmes. Avec une cadence imbattable de 100 pizzas cuites à l’heure, d’une capacité de travail de 24/24h et 7/7j, il met n’importe quel pizzaïolo moustachu à l’amende. Il est actuellement en test dans une pizzeria de Seine-et-Marne. Ses fabricants, enthousiastes, espèrent le déployer dans les centres-villes courant de l’année 2020.

Depuis quelques décennies, on voit les dégâts causés par cette cadence infernale rythmée par la technologie. L’épuisement professionnel est un des premiers symptômes d’un être humain qui s’est calé au rythme de l’IA et qui perd le contrôle.

En effet, dans une entreprise où les emails sont envoyés à la vitesse de l’éclair, où les projets s’empilent et où la demande évolue constamment, l’employé modèle a souvent l’impression d’avoir besoin de bien plus qu’une journée de travail pour accomplir ses tâches. La seule option est donc d’étendre la durée de sa journée de bureau. Pourtant ce n’est pas la solution. Pour pouvoir aller aussi vite que la vitesse des emails, il faudrait pouvoir augmenter physiquement sa rapidité. Ecrire un email en deux secondes, traverser l’open-space en accéléré pour titiller un collègue… Le rêve. Mais ce n’est qu’un rêve, malheureusement. Nos limites physiques nous le rappellent. Et la poursuite de ce rêve inatteignable tourne inévitablement au cauchemar. Le burn-out, c’est le nouveau fléau des victimes du monde impitoyable du travail.

Et il ne touche pas que les employés du secteur tertiaire. Ce rythme endiablé touche aussi les ouvriers, dont l’IA était censée faciliter la tâche… Le piège. Comme l’évoque Eric Sadin dans son ouvrage « L’intelligence artificielle ou l’enjeu du siècle », l’automatisation et la robotisation des usines pour épargner l’Homo Faber des tâches pénibles, n’est qu’un leurre. Je cite, « Allez donc demander à un ouvrier qui doit se plier aux cadences imposées par des processeurs […] si cette architecture organisationnelle lui permet […] de s’acquitter de tâches dignes de lui ! ». L’ouvrier devient la marionnette de la machine, dont l’objectif est d’optimiser la productivité, pas le bien-être du travailleur.

Amazon, par exemple, pense à affubler les employés de ses entrepôts de bracelets électroniques, afin de les guider pour qu’ils trouvent immédiatement le colis à récupérer. Des vibrations seront émises, en guise d’alerte, s’il ne va pas dans la bonne direction. Ceci pour éviter une des énièmes faiblesses de l’être humain : sa maladresse, mais nous en parlerons un peu plus tard.

Parlons maintenant de cette fameuse histoire de 5G qui fait tant polémique, mais qui n’empêche pas notre bon vieux Elon Musk d’envoyer des satellites dans le ciel pour en décupler la puissance. Ce dernier l’a d’ailleurs dit lui-même : l’intelligence artificielle met en danger la civilisation. Pourtant, ça ne l’empêche pas de mettre au point une nano-puce qui permettrait de relier le cerveau à la machine.

La 5G s’inscrit également dans cette recherche de rapidité insensée. En effet, la 5G nous permettrait de télécharger une vingtaine de films en moins de temps qu’il ne faut pour dire « au secours la civilisation est en train de s’effondrer ». Les photos et les vidéos se partageraient à une vitesse phénoménale, augmentant d’autant plus nos addictions aux écrans et aux réseaux sociaux. Il faudra suivre le rythme, regarder toujours plus de vidéos pour être à la page le lendemain devant la machine à café.

En clair, tel un hamster dans sa roue, l’être humain pédale, mais ne parvient pas à être à la hauteur. Il a trouvé sa nouvelle version, plus élaborée. Bonjour l’obsolescence !

L’être humain est trop maladroit

La croissance ne laisse pas de place à l’erreur. Une erreur sur une ligne de production ralentit la productivité. Une erreur dans la stratégie marketing réduit le retour sur investissement. Une mauvaise appréciation lors d’un entretien provoque la perte de rentabilité d’un salarié, non compétent pour le poste.

Vous souvenez-vous des premiers de la classe, ayant toujours la bonne réponse, le doigt toujours levé à la moindre question ? Aujourd’hui, le premier de la classe, c’est l’IA. Elle est la garante de la vérité, de la justesse. Calibrée au millimètre près grâce à des algorithmes, elle a réponse à tout, et ses réponses sont forcément toujours correctes. C’est au nom de cette justesse implacable qu’elle remplace progressivement certains métiers où le droit à l’erreur n’est pas permis. Dans le domaine de la bourse, par exemple, où 50% des transactions financières sont gérées par des algorithmes. Bientôt, c’est l’analyse financière, qui demande pourtant de la réflexion et du jugement, qui sera déléguée aux machines. Tiens, d’ailleurs en parlant de jugement… Une nouvelle faille de l’être humain que l’IA a l’intention de combler. Nous en parlerons plus tard.

Pourtant, n’est-ce pas la maladresse ou le hasard qui ont conduit à de belles découvertes ? La pénicilline, les grottes de Lascaux ou, plus important encore, la tarte Tatin…

Finalement, l’être humain n’a plus le droit d’avoir deux pieds gauches. Tel un smartphone qui beugue, s’il fait des erreurs, il est mis au ban et remplacée par le premier de la classe.

L’être humain est trop émotif

Enfin, une des plus importantes failles de l’être humain : l’émotivité. Manque d’impartialité, biais cognitifs, erreur de jugement… Que de contraintes que l’IA ne connait pas. Dans une société contemporaine et occidentale qui refoule ses émotions, il est crucial d’éradiquer cette tare qui empêche de prendre des décisions lucides, censées et économiquement viables. Dans les entreprises, une IA aurait-elle soudain besoin de démissionner pour trouver un emploi qui a du sens, qui est en alignement avec ses valeurs ? Non, toutes ces futilités ne l’intéressent pas.

Par ailleurs, pas de place non plus au doute ou à la sensibilité. C’est ainsi que, dans le domaine de la justice, aux Etats-Unis par exemple, des juges utilisent des protocoles algorithmiques pour les aider à se prononcer à propos de l’opportunité de libérer une personne en attente de son jugement, en fonction des probabilités, supposées par l’IA, à commettre entre-temps un nouveau crime.

Pourquoi faire du cas par cas ? Les êtres humains sont tous similaires, ils ont tous la même histoire, les mêmes sentiments, le même fonctionnement… N’est-ce pas ? L’IA ne sera pas attendrie par une mère et ses quatre enfants qui demande un prêt à la banque pour pouvoir s’en sortir. Seule décisionnaire : son algorithme qui estimera que, en fonction de l’historique de cette mère de famille, elle n’est pas apte à recevoir un prêt. Dossier classé !

Néanmoins, on pourrait trouver bien des exemples de sujets pour lesquels la prise en compte de ces émotions prend tout son intérêt. Est-ce que l’IA parvient à faire retrouver le sourire à un enfant malade, comme un clown peut le faire ? Est-ce que l’IA est capable de fédérer une communauté aimante, unie et soudée, comme des êtres humains savent si bien le faire ? Ah, mais tout cela ne rapporte pas d’argent, j’avais oublié ce petit détail…

Cependant, je dois l’admettre, il y a bien un sujet pour lequel l’impartialité de la technologie a fait ses preuves. L’effondrement de la civilisation est un fait que l’IA ne nie pas, bien au contraire. Factuellement, elle est capable de déterminer quels seront les pics de ressources et les périodes de chute des différentes structures de notre société. C’est une simulation informatique du modèle World 3 (créé tout de même par des êtres humains, Donella et Dennis Meadows) qui a permis de mettre en lumière les limites de la croissance. Il suffit d’appuyer sur un bouton, et les faits sont là : selon les modèles de croissance de la civilisation, cette dernière s’effondrera, ou ne s’effondrera pas.

Là, l’IA nous met K.O. Car malgré les faits, l’être humain est incapable de voir l’évidence. La faute aux émotions ? Non, bien au contraire ! C’est parce que l’être humain refuse d’accueillir les émotions que provoquent cette annonce, comme la peur de la mort ou la colère, qu’il refuse d’accepter l’inacceptable.

Comme nous le verrons en fin d’article, la sensibilité et l’émotivité sont les qualités dont l’Homme aura le plus besoin pour survivre dans les décennies à venir.

Quand la technologie devient notre coach de vie

Non contente de nous rabaisser et de nous réduire à un simple être vivant pétri de défauts, l’IA devient à la fois notre bourreau, et notre sauveur.

En effet, sa perspicacité et son intelligence sont indéniables, et nous nous en remettons à elle pour nous aider à vivre une vie plus saine, dans un monde de fou, ou tout va trop vite… Le serpent qui se mord la queue.

Au lever, elle nous réveillera et nous indiquera quelles ont été nos statistiques de sommeil, et comment mieux dormir la nuit prochaine. Alors que nous préparons le petit déjeuner, elle se chargera de régler l’intensité du chauffage ou de la lumière. Avant de partir pour se rendre au travail, elle nous rappellera tous les rendez-vous prévus. Tout au long de la journée, elle nous traquera et comptera nos pas, et nous nous auto-flagellerons de ne pas avoir atteint les 10 000 pas journaliers. Pendant la pause déjeuner, elle nous donnera son avis sur les repas que nous ingérons, et nous en conseillera d’autres, qui nous maintiendrons plus en forme. En fin de journée, nous discuterons avec elle à travers le chat-bot de notre opérateur mobile, qui se chargera de régler la panne de notre smartphone.

Après une journée de travail éreintante, elle se chargera d’allumer la musique, et d’appliquer une lumière tamisée dans le salon, pour se relaxer.

Puis, quand nous surferons sur Internet et que nous verrons une publicité vantant les mérites du dernier smartphone, nous penserons, « c’est un signe, je dois remplacer ce smartphone en panne ! » Non, ça sera simplement l’algorithme qui aura bien fait son travail d’espionnage ce jour-là.

Notre dépendance à la technologie est bien réelle. Bien malin ceux qui pourront dire qu’ils n’ont aucunement besoin de la technologie dans leurs vies. Le tout est de savoir contrôler sa dépendance. Il suffit de suivre ce principe qu’énonce Philippe Bihouix dans son ouvrage « l’âge des low-tech : vers une civilisation techniquement soutenable » : redéfinir ses besoins. A-t-on réellement besoin d’une brosse à dents connectée, ou d’une Alexa au rire douteux qui allume la lumière à notre place ?

Retrouvons notre puissance !

L’être humain vit en quelque sorte un syndrome de Stockholm ; il soutient les responsables de son oppression. Mieux, il crée lui-même l’outil qui provoquera son obsolescence. Car derrière les algorithmes et les câbles, se cachent des êtres humains, aveuglés par cette envie d’aller toujours plus loin, de dépasser les limites.

Qu’est-ce qui pousse un ingénieur aussi intelligent et doué, à vouloir créer un robot capable de surpasser l’être humain, en ayant conscience des enjeux ? Les yeux brillants, l’adrénaline, l’imaginaire débordant. Cette excitation que provoque l’innovation, l’invention, l’incroyable.

Mais rien n’est plus incroyable qu’un être humain capable de surmonter sa peur, d’accomplir des exploits physiques et mentaux impensables. L’intuition, par exemple. L’IA peut-elle se vanter d’avoir cette faculté encore inexpliquée, de ressentir les choses, d’avoir un instinct ?

Pour retrouver sa place, il est nécessaire de changer de siège. Car finalement, si l’IA est première de la classe, c’est parce que nous vivons dans un monde qui lui sied parfaitement. Insensible, capitaliste, contre le vivant…

La force de l’humain ne pourra être révélée qu’en ralentissant, en décroissant. Quand les temps seront durs, ce n’est pas d’une intelligence artificielle dont nous aurons besoin, mais d’un être humain de chair et d’os, apportant de la chaleur physique et émotionnelle à ceux qui ont froid, faisant rire les enfants qui auront perdu leurs parents, motivant les troupes quand il faudra à nouveau fuir.

« Très humain plutôt que transhumain », comme disait un auteur de science-fiction bien connu.

En cette période de confinement, arrêtons de culpabiliser!

Temps de lecture : 8 minutes

A l’heure où je vous écris ces lignes, il est 6h30 du matin, les oiseaux profitent du silence offert par l’absence d’activité humaine pour chanter à tue-tête, et je poursuis sans discontinuer l’errance d’une vie en confinement. Je viens en effet de passer une nuit blanche, à me torturer l’esprit sur ce que j’aurai dû faire dans la journée, sur ce que je devrais faire le lendemain, au rôle qu’on aura à jouer pour le monde d’après, ou encore à remettre en question mes choix professionnels.

Une bonne partie de la nuit aura également été consacrée à scruter l’écran de mon smartphone à l’affut des moindres informations liées à cette sale bête de Covid-19, à revoir les coups de gueule des soignants ou les élucubrations des théoriciens du complot.

Autant vous dire que je ne suis pas fière. Je m’étais promis de « profiter » de cette période de confinement pour créer une routine de vie saine qui consistait à faire plus de sport, à me coucher de bonne heure et me réveiller aux aurores pour m’adonner à une séance matinale de yoga, pour ensuite passer une journée productive à apprendre des nouvelles compétences, et me consacrer à mes passions. Sans oublier les repas sains, le ménage de printemps et j’en passe.

Cette injonction à « profiter » du confinement, à se « déconnecter », à prendre du temps pour soi, me plonge dans la culpabilité. Celle de ne pas optimiser mon temps, de ne pas être efficace. Et après cette culpabilité ci, en vient une autre : comment puis-je me plaindre, quand ceux que nous applaudissons tous les soirs à 20h, sont au front, en première ligne face à cette « guerre » sanitaire ?

Bref, je culpabilise, beaucoup. Mais j’aimerais que la société arrête de me mettre une pression constante en toutes circonstances, et j’aimerais plutôt qu’elle me dise ça :

C’est OK si tu ne « profites » pas de ton confinement

Secrètement, on l’attendait tous. Ce moment où le temps s’arrête, où le monde se met « entre parenthèses ». Où, enfin, nous pouvons faire une « pause », rester un peu chez soi, passer du temps avec sa famille. On n’en demandait certainement pas tant et dans des conditions aussi apocalyptiques, mais toujours est-il qu’on a eu ce qu’on voulait. Du temps. De l’espace.

Mais plutôt que de réellement ralentir et faire une pause, nous gardons cette obsession de la productivité, même dans le repos. 3,2,1… Top chrono ! Ménage, lecture, sport, yoga, méditation, apprendre une nouvelle langue, une nouvelle compétence, prendre un cours de danse, réaliser des recettes de cuisine de chef… Il faut absolument optimiser ce temps qui nous est offert, quitte à se noyer dans une multitude d’activités et finir en burn-out « personnel ».

Sur les réseaux sociaux, c’est un feu d’artifice de lives en tout genre qui nous abreuvent… Quitte à nous étouffer. Quoi, tu n’as pas suivi le dernier cours de danse de l’influenceuse du moment ? Tu ne regardes pas les lives de Cyril Lignac ? Et le cours de yoga en ligne tous les soirs à 19h, t’as oublié ?

Finalement, nous faisons tout le contraire de ce pour quoi nous avions tant espéré faire une pause : pour ne rien faire ! Certes, l’idée n’est pas de passer toute sa quarantaine assis sur son canapé à attendre sagement que ce confinement cesse, mais il ne faut pas s’en vouloir de ne pas être productif. Si vous n’avez lu que quelques pages d’un livre dans la journée, et que votre déjeuner s’est résumé à un plat de pâtes au fromage râpé, ce n’est pas grave.

Car dans cette injonction à combler le vide qu’impose le confinement, nous avons oublié un petit détail : si les journées sont vides, nos cerveaux en revanche, sont surchargés : la surcharge émotionnelle et informationnelle que provoque ce bouleversement sans précédent dans nos vies est telle qu’il est difficile pour certains de parvenir à y voir assez clair pour s’adonner à toutes sortes de loisirs. Alors arrêtons de culpabiliser et de faire la compétition de celui qui profitera au mieux de sa quarantaine !

C’est OK si tu n’es pas efficace en télétravail

De la même manière, cette période compliquée ne serait pas une excuse, selon certains managers, pour être moins productif dans son job. J’ai la chance (ou pas, tout dépend du point de vue de chacun) d’avoir quitté mon emploi avant le confinement et d’être par conséquent libre de toutes directives managériales.

Je parle de chance, car j’entends les témoignages d’une partie de mes proches, toujours en activité, se plaindre d’une overdose de visioconférences et de la surcharge de travail, parfois plus conséquente qu’en temps normal. Pour les entreprises qui ne sont pas en chômage partiel, il faut continuer à produire, à être efficace, quoi qu’il en coûte. C’est à croire qu’ils harcèlent leurs employés par crainte que ces derniers ne relèguent leurs obligations professionnelles au second plan ou mieux, qu’ils réalisent la vacuité de leur poste en ces temps de crise, considérés par le gouvernement comme étant des emplois « non essentiels »…

Et pas question de se plaindre d’une baisse de régime dû à l’angoisse de la situation, ou des enfants qui attendent de leurs parents qu’ils s’occupent d’eux, étant donné qu’ils sont à la maison.

En effet, le télétravail n’est pas toujours bien compris des bambins, notamment les plus jeunes, et voir leurs parents parlant toute la journée à un écran d’ordinateur peut être un réel vecteur de stress.

De plus, si le télétravail est une aubaine pour certains, très à l’aise avec ce mode de fonctionnement, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une méthode de travail propre aux nouvelles générations et qu’il n’est pas adapté à tous.

Et, là aussi, le maintien de la rigueur professionnelle n’est pas toujours compatible avec une situation de crise inédite où notre attention est accaparée et focalisée ailleurs.

C’est OK si tu n’arrives pas à te « déconnecter »

En parlant d’attention, je viens de perdre le fil de mon article, après avoir été interrompue par une notification de mon téléphone et aussitôt happée pendant une dizaine de minutes dans un tunnel de contenus et de sollicitations en tout genre. Entre les groupes Whatsapp de proches se partageant des informations venant de sources douteuses, les notifications des lives Instagram ou les dernières alertes info liées au Coronavirus, il est extrêmement difficile de ne pas se retrouver à passer bien plus de temps sur son téléphone qu’on le voudrait.

La surcharge informationnelle, c’est véritablement le fléau de cette période de confinement. Ce virus à lui tout seul contamine nos cerveaux et notre capacité d’attention, qui se réduit comme peau de chagrin. Déjà affaiblie depuis de nombreuses décennies par l’économie d’attention opérée par les institutions politico-médiatiques, qui mobilisent tous leurs efforts pour nous voler le plus de temps de cerveau possible, le coronavirus absorbe tout ce qu’il nous reste de temps d’attention, rendant toutes les informations environnantes inaudible.

Par conséquent, impossible de rester concentré plus de quelques minutes sans être coupés par ces interférences visuelles et auditives. En ajoutant à cela le fonctionnement habituel du cerveau, qui se nourrit de ces sollicitations et relâche de la dopamine pour nous pousser à regarder toujours plus de contenu, vous comprenez pourquoi la déconnexion tant espérée pendant cette quarantaine est vouée à l’échec.

Et s’il existe des solutions pour opérer une déconnexion « forcée », comme éteindre les notifications ou éloigner son smartphone pendant quelques heures, elles sont d’autant plus difficiles à mettre en application car nos écrans sont actuellement notre seule fenêtre vers l’extérieur, notre seule échappatoire, notre seul contact avec nos proches en attendant de pouvoir les retrouver et les serrer dans nos bras. Alors, même s’il est préférable, pour votre santé, de réduire votre surcharge informationnelle et de vous éloigner pendant quelques temps de votre smartphone, ne vous en voulez pas trop d’avoir passé beaucoup de temps sur Instagram ou sur Twitter ces derniers jours.

C’est OK de te sentir mal, même en ayant des conditions de vie favorables

Enfin, à la lecture de cet article, j’imagine que certains penseront : quel culot, cette jeunesse privilégiée n’a aucune idée de la chance qu’elle a de n’avoir qu’à rester chez elle et attendre que les petites mains fassent le sale boulot. Ceux qui sont en première ligne face à cette crise sont bien entendu les plus à plaindre : le personnel soignant, les caissier.es, les livreurs, les banquiers et tout ceux faisant partie des emplois « essentiels » prennent des risques pour maintenir la nation à flot, avec pour beaucoup d’entre eux très peu de moyens pour se protéger, et un salaire scandaleux par rapport à d’autres métiers bien moins importants pour notre survie.

Cependant, nous sommes tous égaux dans nos souffrances intérieures, et l’homme le plus riche de la planète peut aussi être le plus malheureux du monde. Le confort ne fait pas forcément le bonheur, et il est tout à fait normal de se sentir démuni face à ce traumatisme que nous subissons tous. Que nous soyons en train de sauver des patients au péril de notre vie, forcés de télétravailler avec deux enfants en bas âge, ou seul dans un appartement parisien à regarder les dernières séries sur Netflix, l’émotion est la même pour tous, et il n’existe pas de monopole de l’angoisse, de la tristesse ou de la peur.

Nous avons tous, je crois, le droit de nous exprimer et de faire tomber les masques devant cette crise d’une ampleur inédite, qui va très certainement bousculer notre rapport au monde, au travail, ou encore aux relations que nous entretenons les uns avec les autres.

Ne « profitons » pas à tout prix de cette période de confinement et ne refoulons pas nos inquiétudes et nos faiblesses.

Laissons-nous le temps de nous adapter et de nous préparer à ce nouveau monde qui nous attend, prenons soin les uns des autres, et laissons parler nos émotions, quelles qu’elles soient, et qui que nous soyons.

Avons-nous été piratés ?

Notre cerveau, cette masse compacte d’énergie, de neurones, de synapses. Longtemps exploré, décortiqué, il reste un mystère entier. On le compare parfois à un logiciel, ou un programme informatique, surpuissant, dont sa méthode de fonctionnement fascine autant qu’elle déstabilise. Bien entendu, grâce à la recherche et à l’ingéniosité humaine, une importante partie de sa structure a été dévoilée : ses rouages, ce qui le nourrit, ce qui l’anime. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Quand est-il de la palette de nos émotions, aux couleurs infinies ? Quand-est-il de notre personnalité, si complexe, riche et diversifiée ? Quand-est-il de ces maladies psychiques incurables, qui détruisent tant de vies et dont il est jusqu’à aujourd’hui impossible de réellement en connaître les causes ni l’antidote ? Et, à l’inverse, quand est-il de ces phénomènes inexpliqués, de ces individus aux capacités intellectuelles dépassant l’entendement, capables de clairvoyance, d’intuition, d’auto-guérison ?

Et parmi tous ces mystères, reste celui qui pose le plus question : cette tendance irrépressible à l’autodestruction. Quel est ce bug, ce virus destructeur, qui pousse l’être humain à agir contre son propre gré, contre son bien-être ? Quelle est cette force qui nous pousse à parfois vivre dans le déni, dans l’insouciance, dans l’égoïsme et dans le désintérêt d’autrui ?

Tous les chemins mènent à Rome, et toute la complexité de l’être humain semble mener au cerveau. Sa puissance pousse à croire en ses vertus et aux résolutions qu’il pourrait apporter si son pouvoir était entièrement déployé. Mais pourquoi est-il aussi difficile d’en percer tous les secrets, d’en faire notre allié ? Pourquoi sommes-nous autant à sa merci, sans avoir la possibilité de prendre pleinement possession de cet organe qui pourtant nous appartient ?

Et si, comme tout programme informatique, un réel virus avait infiltré notre cerveau ? Un code, un programme malveillant qui nous empêcherait de faire bon usage de ce logiciel ? Comme un ordinateur défaillant, nous serions alors comme enfermés dans un éternel bug, une cage dans laquelle nous ne saurions nous défaire.

Avez-vous parfois cette impression ? D’être en totale contradiction avec vos valeurs profondes, sans pour autant pouvoir vous échapper ? Avez-vous parfois l’impression que vos émotions vous submergent, vous paralysent ? Avez-vous parfois l’impression d’être attiré par des perturbateurs, des éléments néfastes, qui vous donnent cette envie irrésistible d’agir contre votre bien-être ? Bien loin de la recherche scientifique, bon nombre d’entre nous tentent de trouver un remède grâce à des techniques ancestrales : méditation, hypnose, développement personnel, recherche de soi… Mais il faut une volonté, un courage que tous n’ont pas, pour arriver à suivre ces méthodes. Ce n’est pas inné et bien souvent, le manque de discipline fait retomber les élèves les plus assidus dans leurs travers, à nouveau aux prises avec cette dissonance cérébrale.

Et si un programme malveillant, un « malware » en langage informatique, a effectivement piraté notre cerveau, la première question à se poser est : d’où vient-il, et qui est l’auteur de ce virus qui, vraisemblablement, est au fait des endroits les plus reculés de cet organe ? Car le développement d’un virus ne se fait pas sans une connaissance accrue de son hôte. Il faut en connaître les forces, les faiblesses, et les codes. C’est certainement une des raisons pour laquelle nous sommes autant démunis face à ce virus : son développeur semble avoir acquis des compétences qui nous dépassent, et une maitrise de notre outil le plus complexe. Et, pour avoir la capacité de littéralement paralyser un organe aussi puissant, il faut créer un implacable parasite, un monstre, un poison extrêmement efficace. Qui est donc cette entité, cette force, qui a envahi notre cerveau avec son arme redoutable ?

Depuis la nuit des temps, l’Homme a cherché à comprendre notre cerveau. Aujourd’hui, pourtant capable de découvrir des planètes à des millions d’années lumières de la nôtre, de guérir des maladies, d’opérer à cœur ouvert, de construire des robots et des machines intelligentes, il reste éternellement désarmé face à lui. Nous arrivons peut-être au bout de la courte histoire de notre civilisation, et rien encore ne laisse présager un dénouement heureux. Nous risquons de disparaitre sans avoir eu la chance de profiter de cet intriguant bijou niché à l’intérieur de notre boîte crânienne.

La deuxième question à se poser est donc la suivante : pourquoi ce virus doit-il perdurer ? Quelle est sa mission ? Quels sont les motivations de son auteur, qui semble mettre un point d’honneur à ce que nous ne puissions jamais déployer la force de notre cerveau ? Que se cache-t-il derrière les barreaux de cette cage, au bout du tunnel ? Sommes-nous des esclaves, tentant désespérément de s’extirper d’un maître bien trop fort pour nous ?

Ce cerveau, c’est un cadeau, une arme surpuissante qui nous a été offerte pour nous permettre de nous émanciper, de mieux nous comprendre et de vivre en harmonie. Mon tempérament optimiste me pousse à croire qu’il existe une clé, la clé qui nous permettra de quitter cette cage. Et comme tout programme informatique, un nettoyage est nécessaire pour éliminer un virus. Comme on défragmente les composantes d’un ordinateur lorsqu’il fonctionne mal, peut-être est-il vital de défragmenter les composantes de notre cerveau, d’en déconstruire les normes, les croyances, les blocages. Et si ce virus est bien trop puissant, alors peut-être est-il nécessaire de changer complétement de logiciel, de tout recommencer à zéro. Et c’est à la prochaine civilisation que sera assignée la lourde tâche de ne pas faire la même erreur, de ne pas laisser de programme malveillant s’immiscer à nouveau, de s’en prémunir pour qu’enfin, une civilisation puisse s’épanouir dans l’harmonie, la sagesse et le pouvoir infini de celui qu’on appelle « être humain ».

GIEC : un nouveau rapport alarmant sur l’état de notre système alimentaire

Ce jeudi, le GIEC a rendu public un rapport spécial, basé sur l’étude approfondie de l’état de nos terres agricoles, ainsi que l’impact de nos activités humaines sur la qualité des sols. Ce texte, approuvé hier par 195 pays au terme d’un long débat et d’une session de discussion de plus de 24 heures, est un nouveau cri d’alerte du groupe d’experts, après leur premier rapport en Octobre 2018.

De quoi parle ce rapport ?

Ce rapport de plus de 1 000 pages se consacre au « changement climatique, à la désertification, à la dégradation des sols, à la gestion durable des terres, à la sécurité alimentaire et aux flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres ». Autant vous dire que ce rapport n’est donc pas à prendre à la légère! C’est d’ailleurs le rapport le plus complet jamais réalisé à ce sujet.

En clair, cette étude a été initiée dans l’objectif de comprendre les limites de notre système alimentaire mondial ainsi que de sonner l’alarme sur la sur-exploitation des sols, qui participe à grande échelle au réchauffement climatique global. Élevage intensif, agriculture de masse, pesticides, labourage excessif… Nous pouvons presque parler d’acte de « maltraitance » envers nos sols, qui tentent tant bien que mal de nourrir une population qui ne cesse de grandir; en 2100, nous serons plus de 11 milliards à se partager les ressources alimentaires sur la planète.

Ce rapport met également en lumière les failles importantes de notre modèle agricole global, fortement remis en question par des déséquilibres importants. En effet, 820 millions de personnes souffrent de famine dans le monde, alors que, en parallèle, 2 millions d’adultes sont en situation d’obésité morbide, et que 30% de la nourriture mondiale est gaspillée.

Finalement, la vraie problématique que pose les experts du GIEC, et qui doit devenir une priorité pour répondre aux enjeux de notre civilisation, est d’arriver à résoudre cette équation : comment parvenir à nourrir une population grandissante et extrêmement gourmande en ressources, tout en maintenant le réchauffement climatique à 1,5°C, limite au delà duquel les conséquences seront désastreuses pour la survie des espèces, y compris l’espèce humaine. Pour le GIEC, c’est notre gestion des sols mais également notre régime alimentaire qu’il faut revoir.

Comment l’exploitation des sols participe au réchauffement climatique ?

Les observateurs du GIEC ont identifié plusieurs raisons aux effets négatifs de notre exploitation des sols, parmi lesquelles :

L’agriculture. Notre modèle agricole est responsable de 23% des émissions de gaz à effet de serre. Ces gaz sont relâchés par les engrais minéraux et organiques, mais aussi par la digestion des animaux d’élevage (la fameuse histoire des pets de vaches qui relâchent du méthane), ainsi que le moteur des machines agricoles.

L’exploitation forestière. Les forêts, qui ont l’avantage de pouvoir absorber le trop-plein de CO2 dans l’atmosphère, sont massivement détruites pour exploiter leurs ressources, ou étendre les terres d’élevage. Selon la FAO (l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), en 2016, 37% de la surface terrestre était occupée pour l’agriculture, et seulement 30% était couverte de forêts (le restant étant occupé par des zones naturelles). Ce ratio est très certainement encore plus inégal aujourd’hui…

Les produits chimiques et l’homogénéité des sols. Les produits chimiques (pesticides, produits phytosanitaires, graines hybrides) sont extrêmement défavorables à la bonne santé des sols, car ils fragilisent leur immunité face aux virus et aux espèces nocives pour l’agriculture. Les surfaces agricoles deviennent donc dépendantes, tout en souffrant d’asphyxie par ces produits chimiques qui empoisonnent les racines et les graines, qui deviennent un danger pour la Terre et pour les êtres humains qui consomment cette nourriture. Par ailleurs, selon les experts du GIEC, la monoculture, (le fait de ne faire pousser qu’une certaine catégorie de produits sur une large partie d’un champ d’élevage) pénalise fortement la bonne pérennité des sols. Il faut impérativement créer un espace varié en ressources naturelles, afin de créer une biodiversité et une interconnexion entre les différents éléments naturels.

Pour réduire tous ces dysfonctionnements et créer un modèle agricole plus durable, des pas de géants sont nécessaires, aussi bien de la part des pouvoirs politiques que de la population globale.

Bioénergies, remèdes de grand-mère et régime alimentaire

Dans son rapport, les experts du GIEC proposent des solutions pour amorcer le virage incontournable de la transition vers un modèle agricole durable et soutenable. Inévitablement, ces solutions appellent à retour en arrière, ou du moins « un retour au bon sens », selon Eric Schmidt, directeur de l’institut de l’agriculture durable.

Premièrement, un des premiers leviers est le recours à des énergies plus vertes, rempart aux énergies fossiles. Il est nécessaire de transformer progressivement les ressources énergétiques, et de faire appel, par exemple aux bio-énergies (également appelés énergies renouvelables) : énergie solaire, énergie au bois… Mais également en faisant fonctionner les machines avec de l’agrocarburant : déchets organiques, bois, etc…

Dans un second temps, il est urgent de revoir nos pratiques agricoles, qui ne sont plus soutenables. Le rapport appelle donc à un retour à une agriculture plus « traditionnelle », suivant un fonctionnement plus doux et respectueux de l’environnement : rotation des cultures pour une meilleure variété des sols, mise en jachère… Ces pratiques peuvent faire penser au mouvement d’agroécologie, de plus en plus plébiscité par les agriculteurs à la recherche de solutions plus durables pour la préservation de leurs sols.

Enfin, et non des moindres car c’est la solution sur laquelle la population peut directement agir, et qui nous concerne, donc! Sans surprise, c’est l’alimentation carnée qui est pointée du doigt. Il est fortement recommandé de réduire sa consommation de produits d’origine animale, afin d’éviter, notamment, une exploitation trop élevée des surfaces terrestres pour l’élevage, et un relâchement trop important de CO2. Les animaux les plus dommageables sont notamment le bœuf, l’agneau et la chèvre.

Les produits laitiers font également partie des produits qui ont un impact négatif sur notre environnement. Aujourd’hui, un français consomme près de 260 kg de produits laitiers par an; les experts du GIEC recommandent de n’en consommer que 33 kg par an.

En conclusion…

Ce nouveau rapport souligne l’importance de revoir notre modèle entier, qu’il soit alimentaire, économique ou social. Le GIEC parle bien d’un risque de « crise » alimentaire, car nos sols deviennent de moins en moins fertiles, et ne sont plus capables d’absorber le CO2, alors que la population ne cesse d’augmenter et que contenir le CO2 dans l’atmosphère devient une priorité majeure. Espérons que l’accord des 195 pays sur ce rapport n’est pas qu’un simple accord de principe et que des décisions seront vraiment prises, à grande échelle.

Sources :

https://www.liberation.fr/planete/2019/08/07/climat-etre-ou-ne-plus-etre-le-cheptel-est-la-question_1744290

https://www.huffingtonpost.fr/entry/rapport-du-giec-remedes-grand-mere_fr_5d440e79e4b0aca3411c1b70

Curry d’aubergines facile, épicé et savoureux

(see below for the english translation!)

Je partage avec vous une recette que je réalise lorsque j’ai peu de temps et que j’ai malgré tout besoin de préparer un plat tout aussi rapide que bon ! Un curry d’aubergines simplissime à réaliser, et vegan, of course!

Ingrédients (pour 2 personnes)

  • 1 aubergine (1 eggplant)
  • 2 tomates (2 tomatoes)
  • 1 échalotte (1 shallot)
  • Quelques feuilles de coriandre (some coriander leaves)
  • 1 gousse d’ail (1 garlic)
  • 1 demi citron vert (1/2 of a lime)
  • 20 cl de lait de coco (20 cl of coconut milk)
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive (1 Tbsp of olive oil)
  • 1 demi-bouillon de légumes (vegan) (1/2 cup of vegan vegetable stock)
  • Epices selon votre goût : curry (j’ai mis 1 cuillère à soupe), cumin, sel, poivre (spices to taste : curry (I added 1 Tbsp), cumin, salt, pepper)
  1. Couper l’aubergine et les tomates en dés (cut the tomatoes and eggplant in cubes)
  2. Dans une poêle, faire revenir l’ail et l’échalotte dans l’huile d’olive, pendant 5 minutes (in a pan, cook the shallot and the garlic in the olive oil for 5 minutes)
  3. Ajouter les aubergines, et saupoudrer avec les épices. Mélanger le tout à feu fort pendant 5 minutes (Add the eggplant, and add all spices. Stir at high heat for 5 minutes)
  4. Ajouter le bouillon de légumes préalablement dilué dans un verre d’eau, et le lait de coco, baisser le feu et laisser cuire pendant 10 minutes en remuant régulièrement (add the vegetable stock, coconut milk, lower the heat and cook for 10 minutes, stirring regularly)
  5. Ajouter les tomates, mélanger et laisser cuire à feu doux pendant 3 minutes (add the tomatoes, stir and let cook at low heat for 3 minutes)
  6. Ajouter la coriandre, baisser le feu (add the coriander, lower the heat)
  7. C’est prêt ! (Ready guys !)

Ce curry d’aubergines peut accompagner une légère semoule de blé, ou du riz… Ou rien, c’est comme vous préférez ! (This curry goes well with rice, couscous… Or nothing!)

Climat : 11 milliards de tonnes de glace ont fondu au Groenland, un record

Si nous pensions que la canicule n’aurait comme seules conséquences nos nuits blanches et la pénurie de ventilateurs chez Leroy Merlin, le Groenland, situé à plus de 3 000 km de l’Europe, nous a prouvé le contraire. Le 1er Août, pas moins de 11 milliards de tonnes de la calotte glaciaire du continent blanc ont fondu et se sont déversées dans l’Océan Arctique, l’équivalent de 4,4 millions de piscines olympiques. Un triste record.

Preuve de notre interconnexion entre tous les espaces de la planète, et des réactions en chaîne qui en résultent, les fortes chaleurs qu’a connu l’Europe ces dernières semaines ont eu un effet dévastateur sur la calotte glaciaire du Groenland. Au total, près de 197 milliards de tonnes de glace ont fondu depuis le début de l’année 2019 (80 millions de piscines olympiques), alors qu’à ce stade de l’année, « seulement » 60 à 70 milliards de tonnes de glace se perdent dans l’océan, conséquence du dérèglement climatique. C’est donc un record qui a dépassé toutes les craintes des météorologues et climatologues. Selon Ruth Mottram, météorologue danoise, il s’agit du « taux de fonte le plus élevé de tous les temps ».

Si les raisons de cette fonte de glace record sont imputables aux fortes chaleurs subies en Europe de l’Est, et qui se sont également ressenties en Arctique et au Groenland (connaissant actuellement des températures de 10 à 15 degrés au-dessus des normales de saison), il faut également noter, selon Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, les conséquences du drame qui se déroule actuellement en Sibérie, à l’indifférence générale : près de 12 millions d’hectares ont péri sous les flammes des feux de forêts touchant actuellement la région (dont les températures culminent actuellement à 30°C), relâchant d’importantes quantités de CO2.

Selon les prévisions, les températures devraient s’atténuer cette semaine au Groenland, apportant un air plus frais, ce qui devrait permettre de diminuer la fonte des glaces, mais le mal est fait. Cette catastrophe écologique a en effet provoqué une montée du niveau des mers de 6 mm. Un dérèglement déjà prévu, certes, par les membres du GIEC, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, mais qui ne devait se produire qu’en 2050, et dans les pires scénarios de son rapport paru en Octobre 2018. Vous ne vous souvenez plus de quoi parlait ce rapport ? BRUT vous le résume en 2mn :

Si vous cherchiez une activité sportive à laquelle vous pourriez vous inscrire à la rentrée 2019, vous devriez penser à la nage, ça pourra vous servir dans quelques années…

Sur ces bonnes nouvelles, bon début de semaine !

Source : https://fr.euronews.com/2019/08/03/inquietant-record-de-fonte-glaciaire-au-groenland

PAZZI, reconversion d’un robot en pizzaïolo

Avez-vous déjà vu… Un robot qui fait des pizzas ? Non ? Dans ce cas, allez faire un petit tour du côté de Serris, en Seine-et-Marne, dans une pizzeria obscure perdue en plein milieu d’une zone industrielle; de gros bras en métal s’affairent pour vous préparer leur meilleure Margherita!

Oust les cuistots : bonjour les robots !

PAZZI, la « Pazziria » du futur comme les concepteurs aiment à l’appeler, a été imaginée par deux ingénieurs français, Sébastien Roverso et Cyril Hamon, au sein de la Foodtech EKIM, spécialisée dans l’ingénierie technologique et les intelligences artificielles au service de l’alimentation. Leur ambition est de révolutionner l’univers de la restauration en y intégrant les solutions innovantes et les performances d’une intelligence artificielle.

Le concept ? Le client commande sa pizza sur une borne digitale en y choisissant ses ingrédients, puis PAZZI se met en marche ! Aucun contact avec un employé humain donc, le parcours de vente est entièrement digitalisé.

100% autonome, capable d’évoluer dans un espace de 50 à 60 mètres carrés, ce pizzaïolo du futur est capable de réaliser 100 pizzas par heure, en travaillant 24/24h, 7/7j, et sans pause. Un rendement imbattable et incompatible avec les capacités d’un être humain donc, de quoi mettre nos beaux pizzaïolos moustachus de chair et d’os à la retraite vite fait bien fait. Et le prix onéreux de la concession et du robot (entre 500 000 et 1 million d’euros) ne devrait pas freiner les restaurateurs intéressés car, selon Philippe Goldman, CEO d’EKIM (et ayant également travaillé chez l’Oréal), « Avec 200 pizzas vendues chaque jour, l’investissement sera rentabilisé en trois ans ! »

Source : http://www.ekim.fr

Cet été, la firme française a réussi une levée de fonds de 10 millions d’euros auprès de plusieurs investisseurs français (Eutopia, Daphni) mais pas que; le fond Singapourien Qualdro et la société américaine Partech semblent également voir dans ce nouveau concept un réel potentiel économique. En effet, ce beau pactole va permettre à PAZZI d’accroître son développement technologique et surtout d’ouvrir la première Pazziria au Val d’Europe, centre commercial situé en Seine-et-Marne, dès la rentrée 2019. Mais leur ambition ne s’arrête pas là. L’objectif d’EKIM est de déployer massivement leur concept auprès d’établissements commerciaux (campus universitaires, centres commerciaux, parc de loisirs et artères commerçantes en centre-ville), dès l’horizon 2020. Un concept d’ailleurs déclinable en plusieurs formats : « mode assis, à emporter, food court ou drive-in », comme l’indique le site web de la foodtech. C’est donc le début d’une route toute tracée vers une société entièrement digitalisée, jusque dans nos assiettes.

Les prémices de la société du futur : La Robolution

Il y a encore quelques décennies, la robotisation et la transformation digitale des entreprises avaient comme uniques intérêts l’accomplissement de tâches rébarbatives et pénibles pour l’Homme, le stockage ou encore l’analyse de données. Mais aujourd’hui, nous voyons apparaitre une toute nouvelle génération de robots, aux capacités sans cesse améliorées. L’être humain, limité par ses aptitudes physiques et physiologiques, que les robots étaient censés compléter, mais reconnu pour sa capacité à créer, faire, fabriquer, se voit aussi mis à l’amende par l’intelligence artificielle qui peut dorénavant lui aussi fabriquer à partir de matières premières, à une vitesse plus rapide et avec une précision inégalée. Là où la crainte principale de perte d’emploi face à la robotisation des métiers résidait dans les emplois dit « sous-qualifiés » (caissiers, employés de ménage, ouvriers mécaniques, livreurs), les employés qualifiés ont aussi du souci à se faire. Dans le domaine des ressources humaines, par exemple: de plus en plus de grandes sociétés font en effet appel à des assistants RH numériques, qui présélectionnent les candidats en analysant leurs profils. Dans le domaine médical, des projets futuristes sont en cours ; au sein de Verily, la filiale santé du Groupe Alphabet (Google), des ingénieurs cherchent à améliorer l’efficacité de notre système de santé grâce à l’intelligence artificielle, via des lentilles de contact mesurant la glycémie ou des bracelets détectant des pathologies, par exemple, mais aussi en remplaçant l’étape parfois fastidieuse de la visite chez le médecin pour une simple ordonnance, par un contrôle réalisé au préalable par une machine. Une substitution qui peut avoir du bon certes, mais qui fait surtout perdre la richesse de la perception et de l’intuition humaine, que le robot ne pourra pas (jusqu’à preuve du contraire) recréer.

Dans un souci de constante optimisation des résultats, qu’ils soient financiers, structurels ou managériaux, l’avènement de l’intelligence artificielle fait craindre une mise au ban de l’intelligence « naturelle », ou du moins plus humaine, incapable d’assouvir les besoins décadents d’une économie capitaliste toujours plus avide de rendements, de gains et de prospérité. En effet, les robots ne se fatiguent pas, ne font pas de burn-out, ne sont pas « en quête de sens » dans leur activité et n’ont pas de « passions » ou de rêve d’entreprenariat, propres à la conscience humaine. Pas de risques de turn-over !

Et la Planète dans tout ça, qu’est-ce qu’elle y gagne ?

Une révolution, ou plutôt « Robolution » de ce genre parait pourtant peu appropriée par les temps qui courent, l’Humanité cherchant davantage à se sauver d’une extinction future causée par le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité, plutôt que de miser sur des robots pouvant étaler la sauce tomate comme le meilleur pizzaïolo du coin. Pourtant, PAZZI assure que son concept apporte malgré tout sa contribution à un modèle économique plus respectueux de l’environnement, notamment du fait d’ingrédients sains et durables : les légumes sont BIO, la pêche est durable, les fromages AOP, etc. Cependant, la question se pose sur la consommation énergétique d’un robot travaillant sans interruption du matin au soir, et des serveurs faisant le lien entre la borne de commandes et le « Pazzïolo ». Il serait intéressant en effet de comparer le bilan carbone d’une pizzeria classique et d’une « Pazziria ». Il y a de fortes chances que ce dernier soit beaucoup plus gourmand en dioxyde de carbone… Est-ce qu’un robot faisant des pizzas vaut vraiment la peine de sacrifier nos belles années sur cette Terre ? Je ne suis pas sûre… Mais tout de même, il faut se l’avouer, on peut quand même saluer cette belle innovation, et l’inventivité de nos deux ingénieurs français. Cocorico ! 😊

Et vous qu’en pensez-vous ? Irez-vous dans ce restaurant lorsqu’il sera ouvert ? Dites moi ce que vous en pensez dans les commentaires !

Sources :

https://ekim.fr/

https://www.latribune.fr/technos-medias/innovation-et-start-up/pazzi-leve-10-millions-d-euros-pour-ameliorer-ses-robots-pizzaiolos-820665.html

Les 7 aliments végétaux qui contiennent le plus de fer

Si vous êtes végétarien.e.s ou végan.e.s, vous avez très certainement déjà entendu de la part de vos proches cette remarque un peu lourde parfois (aussi bienveillante soit-elle) : « attention, tu vas avoir des carences ! »

Il est vrai que, en retirant une famille entière de produits de son régime alimentaire (ici, des matières animales), on s’expose à un manque important de certains nutriments dont notre corps a besoin. Mais la nature est bien faite, et nous pouvons très souvent retrouver tout ou partie des apports nutritionnels contenus dans les aliments à base de chair animale, dans cette large gamme de matières végétales que la Terre nous offre, et parfois même en plus forte quantité !

Pour ma part, maintenant que je suis devenue végétarienne, je dois redoubler d’efforts et faire d’autant plus attention à mon apport nutritionnel journalier. J’ai fait quelques recherches afin de savoir quels étaient les aliments végétaux contenant le plus de fer, et comment mettre tous les atouts de son côté pour avoir une bonne fixation du fer sur ses petits globules rouges. Je partage mes trouvailles avec vous !

Tout d’abord : fer héminique / non héminique, quelle différence ?

Le fer est un oligo-élément qui entre dans la composition de l’hémoglobine des globules rouges, et qui permet, entres autres, la bonne oxygénation et le fonctionnement des organes et cellules. Un homme en bonne santé renferme environ 4g de fer dans son organisme, et la femme environ 2,5g. Pour maintenir un taux de fer satisfaisant, l’apport journalier doit être d’environ 11g chez l’homme adulte, entre 11 et 16g chez la femme adulte (en fonction de l’abondance de ses menstruations), et entre 25 et 35g chez la femme enceinte. Jusque-là, c’est plutôt simple (source : Anses). Il faut donc consommer des aliments qui contiennent une bonne source de fer, pour atteindre cet apport journalier. Mais les choses se compliquent ! Car il existe deux types de fer :

Le fer héminique : il s’agit d’un fer dont la biodisponibilité est plus importante ; c’est-à-dire qu’il s’assimile facilement dans le corps humain. Sur la totalité de fer consommé, le corps en assimile environ 25% (pour 100mg de fer héminique ingurgité le corps en garde donc 25mg). Cette forme de fer est majoritairement présente dans les produits carnés et les produits de la mer (végétarien.ne.s/végan.e.s, passez votre chemin !)

Le fer non-héminique : C’est la forme chimique du fer que les végétarien.ne.s et végan.e.s consomment le plus, et dont la biodisponibilité est moins importante : pour 100mg de fer non-héminique ingurgité, le corps en assimile réellement 5%, soit 5mg. La contrainte réside donc dans le fait qu’il faut consommer beaucoup de fer non-héminique pour atteindre les apports nutritionnels. Mais il existe des solutions pour augmenter et faciliter l’assimilation de ce fer dans l’organisme.

Les amis et ennemis du fer

 La meilleure façon d’optimiser son apport en fer et de combiner des aliments riches en fer et riches en vitamine C. En effet, la vitamine C augmente fortement la capacité d’assimilation du fer dans l’organisme. Boire un verre de jus d’orange, manger un fruit ou un légume riche en vitamine C en complément d’un plat végétal riche en fer est donc une bonne alternative au fer héminique.

En revanche, certains aliments bloquent l’absorption du fer dans l’organisme. C’est le cas, par exemple, du thé ou du café qui, pris au cours du repas, risquent de réduire vos efforts à néant. Le calcium (notamment le lait, les yaourts et la crème), semblent aussi empêcher le passage du fer à travers les parois de l’intestin. Il faut donc réduire sensiblement la consommation de ces produits, pour mettre toutes les chances de son côté !

Passons à présent aux choses sérieuses ! Je mets fin au suspense, voici le palmarès des aliments végétaux contenant le plus de fer :

6 – Les noix de cajou – 7 mg par 100g

Une portion de noix de cajou (environ 50g) apporte donc environ 3mg de fer. Attention cependant, la noix de cajou reste un aliment très calorique, à consommer avec modération !

5 – Le cacao maigre en poudre – 14 mg pour 100g

Si nous ne consommons que 2 à 3 cuillères à soupes de cacao maigre en poudre occasionnellement (soit environ 28g, 4 à 5mg de fer environ), on peut aussi en agrémenter des smoothies, des gâteaux maison…

4 – Le sésame – 15 mg pour 100g

La pâte de sésame est un bon moyen de consommer en grande quantité cette graine dorée. Pour ma part, j’en utilise régulièrement pour réaliser des houmous, ou tartiner une tranche de pain complet.

TOP 3

3 – Le soja – 16 mg pour 100g

Le soja est une excellente source de fer, et nous pouvons vite atteindre 100g de consommation de soja en une journée : du tofu en accompagnement, par exemple, un steak de soja, un gâteau à la farine de soja…

2 – La spiruline – 83 mg pour 100g

La spiruline est une véritable bombe d’énergie en poudre. A forte teneur en vitamine A, C, D et en calcium, elle apporte également une très bonne dose de fer. Cependant, il est fortement déconseillé de consommer 100g de spiruline par jour, mais plutôt 3 cuillères à soupe, soit environ 30g, ce qui revient à environ 27mg de fer par portion. Un beau score !

1 – L’ao nori – 234 mg pour 100g

Le champion de l’apport en fer, c’est lui ! Parmi toutes les algues de mer, l’ao nori est celle qui en contient le plus : 30 fois plus que les épinards ! Ajoutant à cela sa très bonne source de calcium (6 fois plus que le lait), c’est une alliée que tous les adeptes du végétarisme / véganisme se doivent d’avoir dans leurs placards. Vous trouverez cette algue sous forme séchée dans toutes les épiceries bio et spécialisées.

Je réaliserai très bientôt des recettes spécifiques pour optimiser son apport en fer. N’hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Instagram : Berlingot Station) pour rester informé !

5 astuces pour se rafraichir naturellement pendant la canicule

La démarche est lente et lourde, les yeux sont cernés par cette nuit étouffante qui vient de passer (la nuit la plus chaude l’histoire de France selon Météo France), la peau est moite et le moindre effort physique (comme courir après son bus pour se rendre au travail, par exemple) fait rapidement perler de grosses gouttes de sueur sur le front. Pas de doute, la France est en train de vivre une période de canicule très intense.

Si la climatisation (ou clim pour les intimes) semble être la solution la plus efficace pour se refroidir rapidement, elle n’en reste pas moins très polluante, et contribue au réchauffement de la planète et aussi des villes (puisque la climatisation expulse de l’air chaud à l’extérieur). Un cercle vicieux donc, auquel personne n’a envie de participer, n’est-ce pas ?

Heureusement, il existe d’autres moyens plus écologiques de faire baisser la température dans son appartement ou sa maison. Je partage avec vous 5 astuces qui peuvent représenter de bonnes alternatives à l’air conditionné !

1 – Installer des plantes vertes

Les plantes vertes, ces magnifiques bêtes silencieuses qui sont bien plus puissantes qu’on ne le croit ! Au-delà d’embellir votre intérieur, certaines plantes ont aussi la capacité de rafraichir l’air ambiant. En effet, lorsque l’environnement se réchauffe, elles libèrent de l’humidité dans l’air grâce à leurs feuilles. Regroupées ensemble, elles peuvent réguler le taux d’humidité de la pièce et donc fortement aider à diminuer la température. De plus, elles absorbent la chaleur et émettent de l’oxygène, ce qui permet d’obtenir une atmosphère bien plus respirable. Parmi les plantes les plus efficaces : l’Aloé Vera, le Ficus, la plante Araignée, les Fougères ou encore les lierres grimpantes, qui créeront un magnifique mur végétalisé rafraichissant ! Allez hop, direction le fleuriste pour faire le plein de belles créatures vertes !

2 – Utiliser un brumisateur

Grâce au phénomène d’évaporation, un brumisateur peut s’avérer être une bonne alternative à la climatisation. En effet, lorsque les gouttelettes d’eau diffusée par brumisation s’évaporent au contact de l’air, elles absorbent la chaleur. Le principe d’évaporation n’apportant aucune chaleur supplémentaire, la température de l’air ambiant peut alors fortement baisser. Vous pouvez donc diffuser votre brumisateur dans votre salon pendant quelques secondes, ou mieux, investir dans un ventilateur brumisateur, qui diffusera de fines gouttelettes d’eau de manière continue.

3 – Étendre un drap mouillé devant vos fenêtres

Sur le même principe que le brumisateur, l’évaporation de l’humidité issue du drap mouillé va aider à rafraichir votre intérieur. Autant joindre l’utile à l’agréable, vous pouvez en profiter pour étendre votre linge et installer le séchoir dans le salon, ça peut aider !

4 – Placer des glaçons devant votre ventilateur

C’est la version « homemade » du rafraichisseur d’air. Plutôt que de pester contre votre pauvre ventilo qui ne sert qu’à ventiler de l’air chaud, aidez-le en plaçant une zone glacée devant lui : des glaçons donc, une bouteille d’eau glacée fera également très bien l’affaire. Votre ventilo va soudain changer de bord et se mettre à ventiler de l’air plus frais ! Seul inconvénient : il faudra régulièrement changer votre bac à glaçons ou votre bouteille d’eau glacée.

5 – Fermer les volets la journée

Enfin, la solution la plus connue : fermer les volets de votre appartement/maison pendant la journée. En fermant les volets, vous empêchez les rayons du soleil de pénétrer dans votre espace et donc de réchauffer toutes les pièces. Votre lieu de vie prend soudain des airs de manoir à vampires, mais c’est pour la bonne cause !

Voilà, vous avez le choix, et donc aucune excuse pour acheter un climatiseur ! Si vous ne souhaitez pas voir se répéter des épisodes caniculaires de plus en plus violents, faites ce petit effort 😊

Lecture du mois : « Les Quatre Accords Toltèques »

Toujours dans la lignée du développement personnel et de cette recherche de bien-être intérieur, ce deuxième épisode de mes lectures du mois va traiter d’un livre que j’ai lu il y a très peu de temps, mais qui fait partie des ouvrages incontournables (selon mes amis déjà familiers de ces thématiques), que toute personne souhaitant un mieux-vivre et un apaisement de l’esprit devrait avoir sur sa table de chevet.

Ce livre, intitulé « Les Quatre Accords Toltèques : la voie de la liberté personnelle » a été écrit par Don Miguel Ruiz, un chirurgien natif du Mexique et baigné dès son enfance dans un univers très ancré dans la spiritualité, élevé par une mère guérisseuse et un grand-père chaman. En ajoutant à cela un chemin de vie parsemé d’évènements marquants (dont une expérience de mort imminente au début des années 1970), c’est tout naturellement qu’il décide de consacrer une partie de sa vie à la maitrise des préceptes de la sagesse intérieure, enseignés par ses ancêtres Toltèques (une civilisation ancienne originaire du Mexique).

Comme vous l’aurez compris, ce livre tente donc de nous éclairer et de nous aider à nous libérer des angoisses et des frustrations de notre quotidien, en nous suggérant un mode de pensées digne des chamans mexicains, qui révèlent entres autres les freins et les causes du mal-être ambiant et constant chez l’être humain : conditionnement collectif, croyances limitantes, peur de l’autre, suggestions erronées… Des blocages qui nous empêchent d’atteindre une paix intérieure, et de retrouver la sagesse, ou encore « L’Amour Inconditionnel », un des fondements des enseignements toltèques. A la fois terre à terre, puis surréaliste, voire mystiqus, il faut rester ouvert d’esprit et ne pas avoir peur des histoires un peu irrationnelles et teintées d’une spiritualité qui frise avec le surnaturel et l’étrange. Pour autant, ses récits n’en sont pas moins clairs, et évocateurs. Pour ma part, je me suis très souvent retrouvée dans beaucoup de situations décrites dans le livre, et ces conseils peuvent s’appliquer au quotidien.

Vous aussi vous souhaitez retrouver la sagesse intérieure ? Ne plus vous prendre le chou pour des broutilles ? Lâcher prise ? Allez, comme je suis sympa, je partage avec vous ces 4 règles d’or !

1er accord : Que ta parole soit impeccable

Cette première règle peut en effrayer plus d’un de prime abord, car il impliquerait de contrôler constamment ses pensées, et de ne s’autoriser aucune transgression. Ce n’est pas tout à fait exact.

Selon l’auteur, la parole revêt un pouvoir qui pourrait aisément s’apparenter à de la magie. Elle a une force insoupçonnée sur la personne qui reçoit cette parole. Et quand on y réfléchit bien, c’est par la parole que se prend bien souvent des décisions importantes et radicales. Dans la politique, par exemple, un simple discours d’un candidat aux élections présidentielles peut déterminer l’issue de sa campagne. C’est également par la parole qu’une sentence est invoquée par un juge. C’est aussi par la parole qu’un infirmier doit annoncer le décès d’un proche à la famille. Bien souvent, un couple se réconcilie en échangeant des mots, en dévoilant ses pensées, en communiquant.

Telle est donc la force de la parole. D’où l’intérêt de mesurer ses mots, qu’ils soient dirigés vers autrui, ou vers soi-même.

Pour ma part, j’aime beaucoup la métaphore de la « magie », l’idée de voir la parole comme un pouvoir, et le fait de lancer une parole peut aussi ressembler au fait de jeter un sort.

« Quelqu’un exprime une opinion : regarde cette fille, comme elle est moche ! La fille en question entend cela, croit qu’elle est laide et grandit avec l’idée qu’elle n’est pas belle. Peu importe qu’elle le soit ou non : tant qu’elle est d’accord avec cette opinion, elle croira qu’elle est laide. Elle subit l’influence d’un sort ».

Don Miguel Ruiz

Dans cette époque où le jugement, la compétition et la concurrence contrôlent nos existences (en atteste ce fléau des émissions télé qui mettent en compétition des personnes sur des sujets divers et variés : la cuisine, le shopping, et même le mariage !), la parole devient de plus en plus décomplexée, libre, sans limites. Mais personne n’a vraiment conscience de l’impact de ses paroles sur lui et les autres. Les « sorts », donc, se jettent sans arrêt, à la volée, sans réfléchir.

Dans mon travail, par exemple, c’est une situation que j’observe très régulièrement, et dont je suis moi-même victime. Les réflexions fusent, et peuvent être parfois blessantes. Le côté pervers d’une parole, c’est que la conséquence n’est parfois pas celle souhaitée par la personne qui l’a lancée. Exemple : un manager fait une réflexion assez dure sur le travail d’un employé; son but aura seulement été de le bousculer un peu (ou pas, les managers malveillants existent). Mais ce que lui ne sait pas, c’est que cette parole n’aura pas la même résonance sur celui qui la reçoit. L’employé, lui, recevra cette parole de manière beaucoup plus violente, se remettra en question, se dévalorisera, déprimera, et la dégringolade peut aller très loin. Voilà l’impact qu’une simple parole peut avoir sur une personne.

Bien sûr, il faut toujours prendre en compte le contexte émotionnel et social d’une situation. Ce manager en question était peut-être sous pression et n’a pas mesuré la portée de ses paroles. De son côté, l’employé est très sensible et réagit plus difficilement que d’autres aux critiques. Mais c’est justement là toute la complexité de l’être humain, mais aussi toute sa richesse : ses émotions, ses ressentis. Il faut les prendre en compte, c’est indispensable pour pouvoir évoluer dans un environnement harmonieux et sain. Relâcher sa pression en jetant des « sorts », en s’acharnant sur une personne peut avoir un effet libérateur pour certains (pas pour moi, en tout cas, c’est un concept que je ne cautionne pas), mais il faut penser à l’impact, toujours. Être actif de ses pensées, de ses paroles.

Encore un autre exemple qui est assez révélateur, et qui je pense vous rappellera des situations que vous avez déjà rencontré, d’un côté ou de l’autre : un appel frustré à un opérateur téléphonique, à la suite d’une panne quelconque (internet, le téléphone, le frigo, la télé). L’incapacité de l’opérateur à régler le problème dans l’immédiat, couplée à la frustration du client de ne pas pouvoir faire usage de son matériel peut, dans certains cas, provoquer une déferlante de haine envers ce pauvre opérateur, qui n’y est très probablement pour rien dans l’affaire. Souvent, après avoir relâché toute cette frustration, le client lancera cette phrase ô combien hypocrite « désolé.e, ce n’est pas contre vous, mais c’est cette situation qui est juste inadmissible ». Si ce n’est pas contre lui, pourquoi donc avoir lâché ce venin ? Car l’impact va bien au-delà d’un simple défoulement occasionnel : cet opérateur prendra cette frustration pour lui, se sentira coupable, ou en colère. Il émettra une mauvaise onde, une mauvaise énergie qui se répandra autour de lui, jusque dans sa vie privée. Eh oui ! Alors, réfléchissez bien avant de disputer ce pauvre opérateur qui ne saura pas réparer votre box internet, la prochaine fois 😉

Mais donc, concrètement, comment passe-t-on cet « accord » avec nous-même ? Comment faire pour que notre parole soit impeccable ?

Pour cela, selon l’auteur, il faut prendre conscience de sa parole et la répandre dans un objectif d’amour et de vérité, et non de médisance et de jugement. Tout en étant honnête, il faut prendre en compte les sensibilités et les aspérités des personnes autour de soi, avant d’émettre un discours. Il faut faire l’effort de se servir de la parole de manière appropriée, juste et censée. Ce n’est pas toujours facile, je le conçois. Mais faire cet effort aura une répercussion que vous ne soupçonnez pas, aussi bien sur les autres et sur votre environnement, que sur vous. Car tout est connecté ; si vous émanez de l’amour et de la bienveillance autour de vous, vous en recevrez en retour. Et l’inverse se produira aussi : du jugement et de la médisance occasionnera irrémédiablement du chaos, de la malveillance et des mauvaises ondes autour de soi.

2ème accord : quoiqu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

Cet accord est et en quelque sorte relié à l’accord précédent, car il fait appel au contexte, à toutes les composantes qui créent une situation donnée. L’idée, c’est de se dire que quelque soit ce qui se passe, quelque soit la problématique, qu’elle nous affecte directement ou indirectement, il ne faut pas la prendre pour soi, il ne faut pas en nourrir son Ego. L’auteur parle « d’importance personnelle », le fait de toujours tout rapporter à soi, à sa personne. Selon l’auteur, il y a un côté presque égoïste à cela : le fait de penser qu’on est toujours concerné, que tout ce qui passe autour de nous nous concerne. Alors que, finalement, une personne rencontrera des milliers, si ce n’est des millions de personnes au cours de sa vie, et vous n’occuperez donc jamais toutes ses pensées. De plus, chaque personne à sa façon de penser, sa vision. Pour rester dans cette thématique et le contexte un peu plus imagé du livre, chaque individu vit « dans son propre rêve, sa propre tête », il a son propre vécu, ses blocages… Bref, il y a un nombre incalculable d’équations dans lequel vous n’êtes qu’une donnée arbitraire dans une myriade de probabilités.

Et même lorsqu’une situation ou une parole vous affectent directement, si une personne vous insulte ou vous juge, par exemple, là aussi, vous n’y êtes pour rien et vous ne devez pas le prendre pour vous. Cette réflexion est la conséquence d’une multitude de croyances, de peurs et de blocages qui façonnent la pensée d’une personne et qui se matérialisent par ces injonctions.

 « Si quelqu’un vous donne son opinion en disant : « qu’est ce que tu as l’air gros ! », n’en faites pas une affaire personnelle, parce qu’en vérité, cette personne est confrontée à ses propres sentiments, croyances et opinions. Elle essaie de vous envoyer du poison, et si vous en faites une affaire personnelle, alors vous le recevez et vous vous l’appropriez. »

Don Miguel Ruiz

Selon l’auteur, ce qui se passe lorsque vous faites une affaire personnelle d’une situation, c’est que vous êtes offensé par le fait d’être confronté à une autre croyance, à un autre avis qui vous parait injuste, et faux. Vous voulez avoir raison, vous voulez prouver que cette personne a tort. Mais dans quelle dimension souhaitez-vous que cette personne ait tort ? Dans votre dimension, ou dans la sienne ? Dans votre monde, dans votre tête, vous avez raison, vous le savez. Dans la tête d’autrui, c’est une toute autre affaire ; et vouloir à tout prix convaincre autrui, lui prouver qu’il a tort, se défendre, est très souvent un effort vain. Car le façonnement de l’esprit et des croyances d’autrui est une construction de très longue haleine, et il parait très prétentieux de vouloir la changer.

Passer ce second accord avec nous-même, implique donc de lâcher prise, de prendre conscience que vous n’êtes pas responsable des pensées, des paroles et des agissements d’autrui. Il faut cesser de se prendre constamment au sérieux, et il faut parvenir à se détacher d’une situation hostile qui heurte nos croyances, ou qui tente de briser de manière brutale notre rêve, notre idéologie.

Selon Miguel Ruiz, cet accord est crucial car c’est véritablement celui qui nous autorisera à être beaucoup plus apaisé, beaucoup plus serein et maitriser ses émotions.

Si nous reprenons l’exemple de l’opérateur téléphonique qui reçoit le venin du client mécontent, plutôt que de s’apitoyer sur son sort, et à juste titre, puisqu’il s’agit bien là d’un sort jeté par le client, il devrait plutôt relativiser, et se dire que c’est la frustration de ce dernier, sa croyance selon laquelle tout doit toujours bien fonctionner, sa rigidité, qui a provoqué cette réaction, il n’en est pas responsable. Il ne doit donc pas prendre cette réflexion pour soi.

3ème accord : ne faites pas de suppositions

C’est très probablement l’accord le plus difficile à passer avec soi-même. Faire des suppositions est une spécificité bien humaine, et nous bataillons constamment avec notre esprit pour contrer ces pensées qui nous tourmentent : « il ne m’a pas répondu, il est certainement en colère contre moi », « Je sens qu’il me regarde, il ne doit pas être satisfait de mon travail », « Elle est amoureuse de moi, j’en suis sûr ».

Le problème résulte du fait qu’on ne demande pas d’explications, qu’on ne communique pas ouvertement. Alors nous prêtons des intentions à autrui, sans lui demander son avis.

Selon l’auteur, notre esprit est encombré par nos perceptions, nos suppositions, qui créent un réel chaos dans nos vies. Ce fait se justifie par toutes ces situations que nous avons gâchées, du fait d’avoir supposé des choses, d’avoir imaginé la pensée ou l’opinion d’une autre personne.

En ce qui me concerne, cet accord est quasiment impossible à passer avec mon esprit ; je réfléchis beaucoup trop. De simples situations banales, j’en déduis des conclusions sur ce qu’une personne pense de moi, alors que très souvent, lorsque j’en discute avec cette personne, je réalise qu’il n’en est rien ! C’est très souvent absurde, mais cette supposition me fait énormément souffrir, et peut même m’amener à me faire des films, des montagnes, des histoires fictives complétement farfelues qui se créées uniquement à partir d’une graine ; une simple supposition.

Faire des suppositions, peut également se traduire par la croyance qu’une personne doit forcément savoir comment nous fonctionnons, qu’elle est « dans notre tête », or ce n’est pas le cas !

Les dégâts se ressentent très souvent dans des situations de couple. Exemple : un jeune homme va rentrer du travail, exténué, et va penser que sa femme a préparé un diner. Mais ce n’est pas le cas, car cette dernière a mangé au restaurant avec une amie. Il sera donc fâché, mais elle ne saura pas pourquoi. De cette situation très étrange va en résulter des incompréhensions et des frustrations. Ce jeune homme a supposé que sa femme savait ce qu’il voulait, mais ce n’est pas le cas, elle n’était pas dans son esprit à ce moment-là, et ne pouvait donc pas deviner. Il aurait donc dû exprimer ouvertement le fait qu’il voulait que sa femme prépare un repas. Elle l’aurait très certainement fait (ou pas), mais au moins il n’y aurait pas eu de suppositions, tout aurait été clair.

Mais ce n’est pas tout ! Nous faisons également des suppositions sur nous-mêmes. Nous pensons à tort, par exemple, être capable de faire une telle chose, ou nous nous sous-estimons, pensant ne pas être assez fort, assez intelligent. Mais sur quels éléments se basent ses conclusions ? Bien souvent, il s’agit de suppositions non fondées, de simples croyances limitantes.

L’unique clé qui nous permettra de respecter cet accord, est la communication et l’action. Cela peut paraitre un peu cliché, mais le fait d’échanger, de parler, de poser des questions, de tenter, est le meilleur moyen d’éviter de faire des suppositions, et donc de se créer un film basé sur aucun fait réel. Le manque de clarté dans un échange entre des personnes est le meilleur moyen de se retrouver dans des discussions compliquées et malsaines, qui occasionnent de la tension et de l’incompréhension.

Il ne faut pas hésiter, de la même manière, à exprimer clairement ses besoins. Nous sommes uniques, nous avons des pensées et un imaginaire qui nous sont propres, nous ne pouvons donc pas supposer que nos proches, aussi familiers soient-ils, savent ce que nous souhaitons, c’est impossible.

Ne cédons donc pas à la rumination constante et au tourment de nos esprits, et discutons ! La difficulté de cet accord réside dans le fait que nous agissons bien souvent inconsciemment, notre esprit construisant ses propres suppositions, souvent à notre insu. Il faut donc rester alerte, maitriser ses pensées, et les analyser. C’est un entrainement, mais vous pouvez y arriver.

4ème accord : faites toujours de votre mieux

Cet accord est le socle des trois accords précédemment cités. Personne n’est parfait, et vous n’arriverez probablement pas toujours à respecter vos engagements. Mais quoi qu’il arrive, faites ce que vous pouvez, en fonction de ce que votre énergie du moment est capable de vous procurer.

« Quelles que soient les circonstances, faites toujours de votre mieux, ni plus, ni moins. Mais rappelez-vous que votre mieux ne sera jamais le même d’une fois à l’autre. Tout est vivant, tout change constamment, par conséquent votre mieux sera parfois à un haut niveau, et d’autres fois à un moins bon niveau. »

Don Miguel Ruiz

Faire de son mieux, selon Miguel Ruiz, ne signifie pas de se tuer au travail, de lutter de manière acharnée contre ses pensées, quitte à se torturer l’esprit. Lorsqu’on est fatigué, ou malade, on ne peut pas faire autant de choses que lorsque nous sommes pleins d’énergie. Pour autant, nous pouvons achever une petite tâche, une petite mission à la mesure que ce que nous sommes capable de donner à l’instant T, sans se sentir coupable.

Dans son activité, par exemple, il vaut mieux travailler tous les jours 2 heures, que de s’épuiser à travailler 8 heures, pour ensuite être entièrement vidé et ne plus pouvoir avancer pendant les deux semaines qui suivent. Car la vie se construit sur des expériences, des moments de joie, de changements d’état d’esprit, qui sont nécessaires pour développer notre créativité et notre efficacité. Il faut donc se ménager, mais tout en faisant de son mieux !

D’où l’absurdité, selon moi, du mode de travail contemporain, où chaque personne est obligée de travailler à heures fixes, du lundi au vendredi, et être constamment efficace. Cela n’existe pas! Qui n’a pas déjà ressenti une fatigue telle qu’il se sentait incapable d’avancer dans son travail, mais s’est forcé à travailler en allant puiser dans une énergie qu’il n’avait pas à ce moment-là? Bien souvent, cet acharnement va provoquer un épuisement qui empêchera par la suite de travailler pendant une plus longue période : de cela en résultera un arrêt de travail, ou un burn-out. Si cette personne avait écouté son corps et s’était arrêté au bon moment, il n’en serait pas arrivé là.

Dans les relations personnelles, le même constat se vérifie. Vous ne pourrez pas toujours être de bonne humeur, et donc vous ne pourrez pas toujours mesurer vos paroles envers autrui. Mais faire de son mieux, signifie que vous pouvez parler ouvertement, ne pas avoir peur de faire tomber le masque, d’être vrai. Vous aurez fait de votre mieux en exprimant honnêtement vos sentiments, ce qui vous rend de mauvaise humeur. Et si vous êtes si épuisés que vous n’en êtes pas capable, alors vous aurez fait de votre mieux en vous isolant, en prenant du temps pour vous, pour recharger vos batteries. Lorsque ce sera fait, vous pourrez ensuite discuter de manière apaisée avec vos proches.

Après avoir lu ce livre, j’ai réalisé à quel point tout pouvait être simple, si nous respections chacun ces accords ; cependant, les stimulations que notre esprit éprouve quotidiennement, les épreuves, les conditionnements, rendent très difficile la bonne application de tous ces préceptes. C’est un effort de tous les jours, que l’auteur nomme d’ailleurs « la discipline du guerrier ». Je vous rassure, je ne suis pas une guerrière et il m’est très difficile, voire parfois impossible, de respecter ces accords. Pour autant, j’essaie d’être active de mes pensées et de mes actions, dans la mesure du possible, car j’ai conscience de l’impact que je peux avoir sur autrui.

Dans tous les cas, de mon humble avis, ce livre est effectivement à avoir sur sa table de chevet, il est crucial est indispensable, au moins pour élever sa conscience et être réellement maître de sa vie.